Toute littérature dérive du péché.
Ça, c'est le coup de théâtre démocratique : l'égalité est au départ, et non à la fin. C'est ce qui fait la différence entre la démocratie et l'égalitarisme : la démocratie suppose l'égalité au départ, l'égalitarisme la suppose à la fin.
L'ingéniosité en amour, c'est comme la poésie en littérature. On peut s'en passer, mais c'est dommage.
La plupart des peurs proviennent du péché ; pour limiter ses péchés, il faut assurément limiter sa peur, apportant ainsi plus de paix à son esprit.
La poésie est une union avec tous ou quelques uns, et c'est aussi hélas ! une solitude sans frontière.
Si Dieu existe, à quoi bon la littérature ? Si Dieu n'existe pas, alors à quoi bon faire de la littérature ?
L'essentiel du théâtre n'est pas l'auteur, mais le théâtre.
Certains se font de la poésie une idée si vague qu'ils prennent ce vague pour l'idée même de la poésie.
Ce qu'il y a d'admirable dans le fantastique, c'est qu'il n'y a plus de fantastique : il n'y a que le réel.
La littérature est une machine qui nous permet de pénétrer dans les rêves d'autrui et dans les nôtres.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Le théâtre imagine pour le spectateur, et lui fait vivre les produits de cette imagination.
La science-fiction d'aujourd'hui est le fait scientifique de demain.
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l'espoir du Monde ?
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Le théâtre est comme le pouvoir, il est à qui le prend.
Le théâtre n'a jamais corrigé personne.
La littérature ne possède aucune valeur thérapeutique. Un temps, elle peut nous anesthésier, elle ne nous guérira pas de nos plaies et blessures.
Il n'y a pas besoin de science-fiction pour concevoir un mécanisme de contrôle qui donne à chaque instant la position d'un élément en milieu ouvert, animal dans une réserve, homme dans une entreprise (collier électronique). Félix Guattari imaginait une ville [...] ► Lire la suite
La poésie a été inventée pour donner un visage honorable à la mort.
Avoué, le péché est à moitié pardonné. Caché, il l'est tout à fait.
S'il n'y avait dans le monde que l'inébranlable, l'impérissable, l'inaltérable bourgeoisie, la littérature ne trouverait pas de matière. Le romancier ne peint jamais un ordre qu'en train de se déranger.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
La poésie est un don. Elle peut faire vivre et survivre. - Et pourquoi pas mourir ?
Personne dans un théâtre n'a moins d'importance que l'auteur de la pièce.
La science-fiction est quelque chose qui pourrait se produire - et la plupart du temps, vous n'en auriez pas envie. La fantasy est quelque chose qui ne pourrait pas se produire - alors que vous aimeriez souvent que cela arrive.
La poésie est élément. Elle est irréductible, incorruptible et réfractaire. Comme la mer, elle dit chaque fois tout ce qu'elle a à dire.
Le théâtre est cet espace où se mesure, plus que celle du metteur en scène ou de l'auteur, l'imbécillité du public.
Il n'y a pas de littérature sans péché.
Le théâtre est un des instruments les plus expressifs, les plus utiles à l'édification d'un pays, le baromètre qui enregistre sa grandeur ou son déclin.
Toute grande littérature est l'une des deux histoires; un homme part en voyage ou un étranger vient en ville.