Les païens ont divinisé la vie et les chrétiens ont divinisé la mort.
Qu'est-ce qui, dans les préceptes de la science, empêche les savants de faire le mal ?
La récompense, c'est ce qui nous rend bons ou mauvais.
Le monde n'est pas racontable d'un discours unique : l'universel n'en est pas la loi ; l'harmonie n'en est pas la règle.
On ne triomphe que par la peine qu'on prend.
Toute époque a toujours été la pire. Et s'il y en a qui furent vraiment pires, c'est elles qui enfantèrent les plus grandes choses.
La guerre rend tout le monde méchant, même ceux qui ne la font pas.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
La grimace est le sourire des pauvres.
Un gouvernement, de par sa nature, a intérêt à élargir son champ d'action, restreignant par là même la liberté des individus.
Dire je t'aime à quelqu'un est peut-être la suprême prière humaine.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
La lune serait habitée, on n'oserait plus bronzer à poil sur les balcons.
Qu'est-ce que cette étoile ? Et on lit son nom dans un livre, et on croit la connaître.
Rien de tel que le spectacle massif de la maladie et de la vieillesse, pour vous faire redresser le dos et marcher d'un pas ferme.
Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations l'empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs de la guerre.
Les uns font semblant de se ruiner ; c'est pour émouvoir la compassion des gens simples. Les autres font semblant de s'enrichir ; c'est pour surexciter les instincts d'envie et de cupidité des masses.
Il suffit d'une promenade au milieu de la nature, s'arrêter un moment pour écouter, s'écouter, se déshabiller du superflu et comprendre qu'il ne faut pas grand-chose pour bien vivre.
Les amitiés grégaires sont souvent superficielles, car se voir en bande, c'est se parler en meute, quand le tête-à-tête favorise l'écoute et la profondeur du dialogue.
Je ne pardonne pas à la gauche d'avoir abandonné la laïcité.
Le Dieu qui existait avant toute religion compte sur vous pour faire connaître et célébrer l'unité de la famille humaine.
La jeunesse est le moment des heures terribles et des doutes cruels, avec l'âge arrive la sérénité.
La convoitise est une sorte de gourmandise mentale, qui ne se limite pas à l'argent, mais aspire à l'honneur et se nourrit d'égoïsme.
Je ne suis pas une personne qui s'intéresse à la réalité. Je suis sur la réalité augmentée.
Je vais le ramener à la maison !
Le mouvement #metoo a permis de libérer la parole et c'est très bien. Mais il y a aussi des « follasses » qui racontent des conneries et engagent l'honneur d'un mec qui ne peut pas se défendre car il est déjà crucifié sur les réseaux sociaux.
Appelle-moi Diana, pas la princesse Diana.
Je suis comme la fée clochette, j'ai besoin d'applaudissements pour vivre !
Le mieux dans la vie, ce sont les passions qu'on peut pousser jusqu'au bout de ses ambitions.
Ce qui nous rend la disparition d'un être plus sensible, ce sont les mots de passe qui existaient entre lui et nous et qui soudain deviennent inutiles et vides.
La route de l'enfer est pavée de travaux en cours.
On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir.
Les bonnes actions accomplies dans la jeunesse sont les vivres de la vieillesse.
L'ignorance n'a pas de pudeur : elle a l'habitude très fréquente de suppléer par la violence et l'audace à ce qui lui manque naturellement.
Un chirurgien est un homme qui défend chèrement la vie des autres.
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
Au joug depuis longtemps, ils se sont façonnés ; ils adorent la main qui les tient enchaînés.
La presse étant un sacerdoce, il faut bien pourvoir aux frais du culte.
Logique : un bon outil qu'on nous vend presque toujours sans la manière de s'en servir.
Il y a des jugements dans la vie qui jugent celui qui les prononce.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
Il n'y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
N'est-ce pas là l'éternité ? Cette poussée soudaine d'une âme en nous et ce départ pour un monde qu'on ne possède qu'à deux.
Faut pas laisser traîner une idée, on risque de la perdre.
La pire drogue, c'est l'amertume, elle empoisonne la vie, mais conserve son homme.
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
Les beaux-arts, c'est ce qui ressemble le plus aux mythes de la création ; à la main du démiurge qui, de la matière, extrait les formes, les anime, recrée la vie.
La clémence ouvre le chemin à la vie, la recherche du mal conduit à la mort.
Ecologiser la gauche, ce n'est pas la repeindre en vert, avec un arbre et un oiseau dans le paysage...
Le cul c'est dans la tête.