- Non mais je rêve. Non mais maintenant, mon fils sors sans cravate ! - Oui alors là, ta gueule Brigitte parce que la dernière fois t'avais oublié sa ventoline.
La poésie passe par l'amour des mots, l'alchimie du verbe. C'est aussi ce qui nous délivre de nous-même, qui nous permet de trouver ce qui est ailleurs.
La poésie, c'est la vérité prophétique de l'existence. Ce n'est pas un supplément d'âme, mais sa transcendance.
Le rire libère le vilain de la peur du diable, parce que le diable apparaît comme pauvre et fol, donc contrôlable.
Simplifier sa vie ! Cela paraît la chose du monde la plus facile à entreprendre, et pourtant rien n'est plus difficile. Il y a tout à faire. Absolument tout.
On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés.
Si vous voulez construire un bateau, il est inutile de réunir des hommes, de leur donner des ordres et de répartir les tâches. Donner leur simplement l'envie de partir à la découverte des mers lointaines.
On ne peut être normal et vivant à la fois.
La foi transporte les montagnes. C'est vrai. La raison les laisse où elles sont. C'est mieux.
De toutes les sciences humaines, la science de l'homme est la plus digne de l'homme.
A notre insu le travail nous guérit de la partie inférieure et presque mécanique de nos passions ; ce n'est pas peu. Les mains d'Othello étaient inoccupées lorsqu'il s'imagina d'étrangler quelqu'un.
Je suis une nature plutôt intime, qui préfère à tout autre plaisir la solitude à deux.
La source désapprouve presque toujours l'itinéraire du fleuve.
Les païens ont divinisé la vie et les chrétiens ont divinisé la mort.
On ne triomphe que par la peine qu'on prend.
Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l'établir par la force.
Il n'y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
Qu'est-ce que la fiction sinon ce retour sur soi et, par conséquent, cette nouvelle histoire des rapports avec les autres tels que le récit les découvre. Ainsi gagne sur la vie la littérature.
L'invisible, ce n'est la disparition, mais la délivrance du nuisible.
L'homme ne s'explique, logiquement, qu'immortel. La vie n'a de sens que si elle s'annexe l'éternité.
Il a accepté la défaite comme un homme ; il a accusé sa femme.
Ce qu'on nomme la crise n'est que la longue et difficile réécriture qui sépare deux formes provisoires du monde.
L'amour est la véritable religion de l'hypercomplexité.
A chaque être, correspond une forme d'amour spécifique ; son bonheur est de la rencontrer.
Comment renoncer aux usances câlines, au confort, au bien-être indolent de la vie ?
Parmi la foule de ceux qui prétendent croire en Dieu, combien cherchent vraiment à l'imiter.
La vie des autres, c'est encore la vie après tout.
Si l'amour éprouvait de la honte, on ne le peindrait pas tout nu.
La psychanalyse. Cette science qui donne au patient la fausse impression qu'il peut se passer de la confession.
Une oeuvre c'est comme un fruit : il faut savoir la cueillir à temps, ni trop tôt ni trop tard...
Y a-t-il quelque chose de plus insignifiant que la vérité ? Oui : être obligé de la raconter.
Si l'on avait autant de soin d'être ce qu'on doit être que de tromper les autres en déguisant ce que l'on est, on pourrait se montrer tel qu'on est, sans avoir la peine de se déguiser.
Les Hommes n'aiment pas la vie et pourtant ils ont peur de la mort.
Nous autres Orientaux nous créons de la beauté en faisant naître des ombres dans des endroits par eux-mêmes insignifiants.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
La politique, c'est faire que chaque citoyen soit un créateur.
C'est le jeûne qui fait le saint, et la sobriété, l'homme de bon sens.
C'est le fumet qui remplit la distance entre l'assiette et votre tête.
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux Olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport.
À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert est mis.
Je me noierai dans tes étreintes, dans tes vallées, tes sillonsTes merveilleux labyrinthesEt tes mystérieuses plaintesÀ chaque amour que nous feronsLe rouge de ta bouche peinte enflammera l'horizonJusqu'aux étoiles presque éteintesOn y trouvera nos empreintesEt de là, nous nous perdrons.
Elle passe ses nuits sans dormirA gâcher son bel avenirLa groupie du pianisteDieu que cette fille a l'air tristeAmoureuse d'un égoïste.
Le souvenir est la mère de la sagesse.
Après que la statue de Sainte Agathe aie été volée, elle fut protégée par des portes grillagées en fer.
Quel honneur ce fut de se mettre à la place de Nelson Mandela et de représenter un homme qui a défié les probabilités, brisé les barrières et défendu les droits de l'homme aux yeux du monde.
Une erreur ne peut jamais devenir vraie, peu importe le nombre de fois où vous la répétez. La vérité ne peut jamais être fausse, même si personne ne l'entend.
La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n'en sommes pas l'auteur.
C'est dans le caractère de la croissance que nous devons apprendre des expériences à la fois agréables et désagréables.
La pire chose que vous pouvez donner à un enfant, et je l'ai vu tant de fois, c'est une cuillère en argent.