Le soleil donne à la lune son éclat.
On a demandé un jour à Aristote ce que ceux qui disent des mensonges y gagnent. Dit-il - Que lorsqu'ils disent la vérité, ils ne sont pas crus.
J'ai toujours eu le désir d'infliger de la douleur aux autres et que les autres m'infligent de la douleur. J'ai toujours semblé apprécier tout ce qui faisait mal.
Le pouvoir de la philosophie flotte dans ma tête... léger comme une plume, lourd comme du plomb.
Va à ta poitrine : frappe là et demande à ton coeur ce qu'il sait.
Avec l'âge vient la sagesse.
- Vous avez une famille ? - J'avais une femme mais elle m'a plaqué. Non mais vous le croyez ça ? - Dans l'absolu... - Elle trouvait que j'étais trop immature et que je ne serai jamais adulte. Ça j'aurais pu le [...] ► Lire la suite
On aura bien assez de temps dans la tombe pour dormir.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
L'homme voudrait être égoïste et ne peut pas. C'est le caractère le plus frappant de sa misère et la source de sa grandeur.
La prudence et l'amour ne sont pas faits l'un pour l'autre : à mesure que l'amour croît, la prudence diminue.
La modestie, c'est la housse du talent.
La noblesse est une propriété mystique de la liqueur séminale.
La religion est une fatigante solution de paresse.
Une injustice dont nous profitons s'appelle la chance ; une injustice dont un autre profite s'appelle un scandale.
La richesse est une patrie pour l'exilé.
Ce qui est étonnant, ce n'est pas que Dieu existe en réalité mais que cette idée de la nécessité de Dieu soit venue à l'esprit d'un animal féroce et méchant comme l'homme, tant elle est sainte, touchante, sage, tant elle fait honneur à l'homme.
L'Ancien Testament vous promet la prospérité et le Nouveau l'adversité.
Une femme peut aisément se déguiser en monstre lorsque la passion l'aveugle.
Le plus grand service qu'on puisse rendre à un être : lui apprendre de très bonne heure à savoir user de la vie.
La vie n'oscille pas entre le bonheur et le malheur, mais entre le malheur et l'ennui.
La pitié, plus que toute autre sentiment, est une émotion cultivée ; c'est un enfant qui en aura le moins.
La route est un tapis roulant peint en noir qui se met en marche dès qu'on appui sur le démarreur de la voiture.
La femme tout entière est modelée et préparée de loin pour cet auguste office de la maternité, qui est le but suprême de sa vie terrestre.
Ce qui distingue l'homme de la bête, c'est que la bête n'est pas toujours obligée de lutter pour ne pas se comporter comme un homme.
Pourquoi les architectes ne songent-ils pas, pour diminuer la fatigue, à limiter la hauteur des marches au fur et à mesure qu'on monte un escalier ?
On peut déclamer sa maladie ou réciter la mort des autres, mais sa mort propre, on la meurt toujours avec naturel.
La conscience, c'est la vie. L'inconscience, c'est la mort. Entre les deux, c'est la souffrance.
Une forme inférieure du respect, la peur. C'est tout le respect qu'on peut inspirer à la bête.
Plus la misère est insupportable, plus on l'ignore.
La vie est stupide comme le soleil. Aucun événement humain ne peut l'empêcher de tourner.
Ce sont des voix qui restent en dernier, tout comme c'est la voix souvent qui, comme un parfum, précède et annonce l'entrée physique de quelqu'un dans votre vie.
Le néologisme, c'est la langue qui fait ses besoins.
La vraie littérature a son propre calendrier, sa propre liberté qui n'a rien à voir avec la liberté extérieure.
Les Anglais gardent toute leur vie l'air perplexe et pourchassé d'hommes engendrés à la hâte entre les heures de bureau.
Le public consensuel qui dort pendant les représentations et applaudit à tout rompre à la fin... Comment appelle-t-on ça ? Feindre l'orgasme ?
Il nous faut naître deux fois pour vivre un peu, ne serait-ce qu'un peu. Il nous faut naître par la chair et ensuite par l'âme. Les deux naissances sont comme un arrachement. La première jette le corps dans ce monde, la seconde balance l'âme jusqu'au ciel
Même la guerre est quotidienne.
Mieux vaut tenir le diable dehors que de le mettre à la porte.
La solitude n'est pas l'isolement. On est toujours deux en un. Il y a les autres en soi.
La fiction sert pour livrer la vérité, pour délivrer une forme de réalité.
Il y a des gens chez lesquels la simple certitude de pouvoir les satisfaire fait naître des besoins spontanés.
La vie n'imite pas l'art, elle imite la mauvaise télévision.
Actionnaire : personne morale amorale, affectée d'un trouble oculaire spécifique : dans des comptes financiers, elle ne peut lire que la ligne du bas, celle du résultat.
Nous plaisons plus souvent dans le commerce de la vie par nos défauts que par nos qualités.
Paris sera bientôt la seule ville au monde où, au réveil, on pourra entendre les petits oiseaux tousser.
La philosophie et l'amour se réservent des combats dans des sphères invisibles. Mais la guerre et le sexe sont un seul corps à corps.
Un roman n'est jamais que l'histoire toujours réinventée d'une revanche sur la vraie vie.
Les socialistes disent : laissez faire ! Mais c'est une horreur ! - Et pourquoi, s'il vous plaît ? - Parce que, quand on les laisse faire, les hommes font mal et agissent contre leurs intérêts. Il est bon que [...] ► Lire la suite
Je crois que Dieu nous a placés dans ce monde pour y être heureux et pour y jouir de la vie.