La pire des maladies de coeur, c'est de ne pas en avoir.
Le premier cas de la sagesse est de tout accuser. Le dernier : de tout concilier.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
La fiction ne trompe pas. Les êtres finissent toujours par se révéler tels qu'ils sont.
Si vous peuplez tout seul la solitude du monde, alors vous êtes un humoriste.
La terre a moins de rois que le ciel n'a de dieux.
Dans une casserole, il y a un désordre apparent, mais si l'on tire sur un spaghetti on peut le suivre du début à la fin.
Autant le malheur est capable de frapper avec la rapidité de l'éclair, autant le bonheur est en général lent. Si lent, en fait que pour la plupart des gens la mort arrive bien avant.
La tragédie russe a ceci de spécifique que d'abord elle suscite le rire, ensuite l'horreur, et enfin une indifférence obtuse.
La violence, c'est pas toujours frappant, mais ça fait toujours mal.
L'hymen vient après l'amour, comme la fumée après la flamme.
Les principes de la religion sont une chose, les pratiques qui les prennent pour base en sont une autre. Les principes sont absolument indépendants du temps et de l'espace. Les pratiques changent selon l'époque et selon le lieu.
Il existe trois catégories d'amis : ceux, comme la nourriture, sans lesquels on ne pourrait pas vivre ; ceux comme les remèdes, dont on a besoin à l'occasion ; et ceux comme la maladie dont on ne veut à aucun prix.
L'homme, bien qu'il soit lui-même mortel, ne peut se représenter ni la fin de l'espace, ni la fin du temps, ni la fin de l'histoire, ni la fin d'un peuple, il vit toujours dans un infini illusoire.
Tant que les mouches feront souffrir l'âne, La vie restera un jeu de chicanes.
La Bible n'est-elle pas l'un des premiers almanachs visant à manipuler les masses : elle est bourrée de truismes qui réconfortent les simples d'esprits en mal de directives.
Par-delà les mots, il y a la musique des vers.
Il faut voyager pour agrandir la vie. Les plus hauts artistes se trouvent dans le monde des commis-voyageurs.
Labeur, pour la jeunesse, assaisonne à souhait Tous les mets.
Si l'amour est aveugle, pourquoi les femmes aiment-elles s'acheter de la lingerie fine ?
Le mal n'est pas à notre porte, il rôde en chacun de nous, parfois habilement déguisé par l'idéalisme et la piété religieuse.
Pourquoi un employé de la SNCF voyage-t-il gratuitement alors qu'un employé des PTT paie ses timbres ?
La vraie liberté est celle qui se dérobe sans bruit au cours trop bien huilé des choses.
Le soin de faire des recherches qui nous apprennent la vérité, veut un homme tout entier, qui n'ait que cela à faire.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
La pratique d'un art demande un homme tout entier; c'est un devoir de s'y consacrer pour celui qui en est véritablement épris.
Au fond, la photographie est subversive, non lorsqu'elle effraie, révulse ou même stigmatise, mais lorsqu'elle est pensive.
Le design est une question de point de vue, et il devrait y avoir une sorte de femme, de style de vie ou d'attitude dans la tête d'un designer.
Que je sorte de là et je la marque au fer rouge. Je l'empale sur un cactus.
Le jour où nous voyons la vérité et cessons de parler est le jour où nous commençons à mourir.
La dette se met devant la porte, et empêche l'accès à la fortune.
Si Dieu était une femme ? J'essaierai d'éviter de la séduire !
Quand j'étais jeune, je croyais en trois choses: le marxisme, le pouvoir rédempteur du cinéma, et la dynamite. Maintenant, je crois juste à la dynamite.
Le mouvement #metoo a permis de libérer la parole et c'est très bien. Mais il y a aussi des « follasses » qui racontent des conneries et engagent l'honneur d'un mec qui ne peut pas se défendre car il est déjà crucifié sur les réseaux sociaux.
La folie ou la mort sont les deux termes familiers entre lesquels l'ignorance oscille d'habitude.
Les blondes font les meilleures victimes. Ils sont comme de la neige vierge qui montre les traces de pas sanglantes.
Le prix de la liberté est toujours et sera toujours une vigilance éternelle.
Les concerts ne sont jamais de la vraie musique, vous devez renoncer à y entendre toutes les plus belles choses de l'art.
La première fois vous vous mariez pour l'amour, la deuxième pour l'argent et la troisième pour la camaraderie.
La plus grande victoire qu'un homme puisse gagner est la victoire sur lui-même.
La dépendance de la société à l'égard des combustibles fossiles met en péril le progrès social et économique.
Pourquoi m'avoir dit pour la vie, alors que maintenant c'est fini ?
- Non vous vous la bouclez ! Ça fait quinze fois qu'on vous le dit. - Ben je me tire alors ! - Non, vous restez pour soutenir les p'tits copains. Mais ça veut pas dire qu'on est obligés de se farcir vos réflexions !
Là où le danger et l'avantage sont égaux, l'étonnement cesse, et la pitié même s'affaiblit.
La lucidité, c'est atroce et merveilleux à la fois. Je vois immédiatement la faille et ça m'empêche de m'évader dans un rêve.
La justice n'est pas qu'une notion abstraite mais un besoin qui ne peut pas attendre demain.
L'amour crée dans la femme une femme nouvelle : celle de la veille n'existe plus le lendemain.
On ment plus qu'il ne faut par manque de fantaisie : la vérité aussi s'invente.
Si je n'ai point sur moi-même le droit de mort, qui l'a donné à la société ?
La presse étant un sacerdoce, il faut bien pourvoir aux frais du culte.