A-t-on bien vu que, lorsque le destin s'en mêle, il va comme le vent et jonche la route avec les coeurs - nos pauvres coeurs humains ? Ainsi se font les feuilles mortes.
C'est à force de chasser pour obtenir de la nourriture que l'homme a éprouvé l'envie d'étendre son territoire tant et si bien qu'il a fini par fabriquer et envoyer des fusées au-delà de la planète.
Comme c'est fatiguant de rester à la même place, on finit toujours par avancer.
Connaître la raison exacte de nos actions serait une raison suffisante pour ne pas agir.
La permissivité ne fait pas le bonheur.
La docilité n'enseigne pas la confiance.
Le conditionnel est la plus jolie conjugaison du monde, et il va sans dire, la plus confortable.
Lorsque le labourage commence, les autres arts suivent. Les fermiers, par conséquent, sont les fondateurs de la civilisation.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Nulle jouissance n'égale peut-être celle de se posséder dans la sagesse.
La seule justification du péché c'est qu'il fait du bien par où il passe.
L'épée ne s'arrête pas juste à la limite du droit ; il est de sa nature de rentrer malaisément dans le fourreau quand elle s'est une fois échauffée dans la main de l'homme.
Je me vante d'avoir grandi, mûri, vieilli dans la familiarité du vin ; à le tutoyer dès l'enfance, on perd l'esprit d'intempérance et de gloutonnerie ; on acquiert, on forme son goût personnel.
Son mystère, comprenez-le bien. C'est la transformation. L'homme est le grand transformateur.
La radio et la télé resteront toujours, avec ou sans image, de la parole alternée avec de la musique, des mots et des notes, rien de plus.
Dans la conquête de la toison d'or, il est bien difficile de s'agripper à la première mèche.
La mort, c'est le début de l'extase où l'âme ravie entrevoit la vision béatifique.
La crainte me prêta des ailes pour fuir.
La pensée n'est qu'un rêve du toucher, un attouchement mort, une vie grise et faible.
Je suis homme, il suffit, et, né pour la souffrance,Aux rigueurs du destin j'oppose ma constance.
La plupart des hommes oublient que nous mourrons tous un jour. Pour ceux qui y pensent, la lutte est apaisée.
Il s'agit de fonder la paix du monde sur un ordre légal, de faire une réalité de droit de cette solidarité internationale qui apparaît déjà dans les faits comme une réalité physique.
Prends soin de la planète, elle est la seule que nous avons.
La musique est à peu près la seule chose qui reste pour laquelle les gens ne se battent pas.
Pleurer ne veut pas dire que vous êtes faible. Depuis la naissance, cela a toujours été un signe que vous êtes en vie.
Hitler voulait détruire la Russie - tout le monde doit se rappeler comment cela s'est terminé.
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
Changez la base économique et vous changerez les êtres humains.
Vite prise est la souris qui n'a qu'un seul trou.
Les temps redeviennent barbares. Ce n'est pas la première fois. Mais c'est la première fois que toute l'aventure de l'humanité s'en trouve affectée/infestée.
Son meilleur ami c'est d'abord soi-même. Mes rêves traversent les nuits, s'étendent sur mes plaines. Près des montagnes de soucis où je vide ma haine j'essaye d'croire en la vie mais j'y arrive à peine.
Les plus fous sont ceux qui crient le plus contre la folie...
Donner. Rappelez-vous de toujours donner. C'est la seule chose qui vous fera grandir.
- Évidemment, c'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là. - Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte. - Quoi ? - Que vous me prêtiez vos souliers. - Bah, vous chaussez du combien ? - C'est du comme vous.
La réalité... Quel drôle de concept !
L'amour arrive sur la pointe des pieds et repart en claquant la porte.
L'erreur que commentent la plupart des gens est de penser que l'homme politique est un homme, alors que c'est un homme politique.
Tout le monde sait que la terre, chose bizarre, produit dix fois moins lorsque ceux qui la travaillent n'ont aucun droit sur elle.
La patrie n'est qu'un campement dans le désert.
Aucune religion au monde ne nous demande de croire à un aussi grand nombre de "miracles" que la philosophie du hasard !
Plus j'avance dans la connaissance de mon "moi", plus je m'approche de la connaissance de Dieu.
Le calcul des probabilités, appliqué à la mortalité humaine a donné naissance à une science nouvelle : celle des assurances.
Tout écrivain, pour écrire nettement, doit se mettre à la place de ses lecteurs.
On concède la liberté en gros pour la contraindre dans le détail.
Avoir connaissance d'un fait n'est pas avoir le droit de le publier. Et savoir un fait n'est pas en avoir la connaissance.
C'est tenter Dieu que d'aimer la douleur.
La souffrance affecte moins nos sens que l'imagination.
Douze ans. C'est le bel âge, celui de la fabulation, des mythes et des rêves.
La première expérience de la vie, c'est l'imminence de la mort.
Celui qui connaît la destinée des choses qu'il entreprend dès leur début est un sage ou un sot. Mais qu'il soit l'un ou l'autre, il sera malheureux car il aura planté sa dague dans le coeur de la vie.