La paresse est un scepticisme de la chair.
Trop de crêpes, trop d'étoffes noires, la tristesse est à l'extérieur.
Si tu ne veux pas tomber en proie à la douleur, marche à sa rencontre.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
Un peu de philosophie écarte de la religion et beaucoup y ramène.
La meilleure santé, c'est de ne pas sentir sa santé.
Il est des moments, rares, où l'Histoire est dans la main de quelques hommes.
Le comble de la bonté d'âme : Ne pas vouloir qu'on batte les cartes... Ni qu'on pende... la crémaillière.
La politique est d'abord affaire de conviction.
A la gravité des problèmes, il faut opposer l'audace d'objectifs sociaux élevés.
La guerre n'est peut-être que la revanche des bêtes que nous avons tuées.
La pensée primitive de l'être humain n'est pas l'envie de procréation, mais la recherche de la satisfaction, de la jouissance individuelle, l'auto-érotisme.
La question charnelle est une sorcellerie.
L'aptitude à rester seul est la condition de l'aptitude à aimer.
Qui ne connaît la vérité n'est qu'un imbécile. Mais qui, la connaissant, la nomme mensonge, celui-là est un criminel !
Celui qui ajoute du vert au printemps, des roses à l'automne, du pourpre à de jeunes lèvres, crée la laideur parce qu'il ment.
C'est en allant doucement qu'on attrape le singe dans la brousse.
Je n'ai jamais eu peur de mourir mais j'ai toujours eu peur de mourir avant d'arriver là où je vais.
Les yeux ont des accents que ne possède point la langue, et des lèvres blêmes et serrées sont parfois plus éloquentes qu'un long discours.
Le mouton s'égare fort souvent quand le berger n'est plus là.
Quand tu dormiras dans la rue, tu seras toujours à côté de la plaque.
Ce n'est pas la plus forte des espèces qui survit, ni la plus intelligente. C'est celle qui est la plus adaptable au changement, qui vit avec les moyens disponibles et qui coopère contre les menaces communes.
Si vous tenez un chat par la queue, vous apprenez des choses que vous ne pouvez pas apprendre autrement.
Je voudrais écrire comme je fais mes peintures, c'est-à-dire, comme la fantaisie me prend, comme la lune le dicte.
Je ne pense pas que nous sommes la même personne toute notre vie.
Aimer à la folie, oui mais pour aimer à ce point il faut t'aimer toi.
Je ne suis pas comme certains qui sous prétexte qu'ils sont à la télévision se permettent mensonge et falsification.
À la Saint-Martin - Tue ton cochon et invite tes voisins
Peu m'importe qu'il y ait du sucre aux Indes, de la porcelaine à la Chine, du café en Arabie ; il faut qu'on me l'apporte.
Les amours sont comme les champignons. On ne sait si elles appartiennent à la bonne ou à la mauvaise espèce que lorsqu'il est trop tard.
Qui veut conserver sa vie aux dépens des autres doit la donner aussi pour eux quand il le faut.
La campagne c'est cette musique, cette agitation de branches, de feuilles et de cris qui s'enfle et s'architecture quand on ferme les yeux.
Je n'ai jamais pondu un oeuf de ma vie. Et pourtant je m'estime plus qualifié qu'une poule pour juger de la qualité d'une omelette.
L'homme qui avance vers la cinquantaine n'aime parler de son âge qu'à ceux qui le rassurent.
C'est ainsi, que périra le monde : dans la joie générale des gens spirituels qui croiront à une farce.
Avoir du tact, c'est être capable de dire à quelqu'un qu'il a l'esprit ouvert quand il a un trou dans la tête.
La solitude désole le coeur et contente l'esprit.
L'oisiveté est comme la rouille ; elle use plus que le travail.
L'idée est un arrêt de la pensée.
Il ne faut pas montrer la vérité nue, mais en chemise.
Ce ne sont pas les hommes qui comptent dans ma vie, mais la vie qu'il y a dans les hommes.
La religion de la Non-violence n'est pas seulement pour les saints, elle est pour le commun des hommes. C'est la loi de notre espèce, comme la violence est la loi de la brute.
S'il est vrai que le commerce fait la richesse d'une nation, la rapacité des marchands peut aussi, en certaines circonstances, causer sa ruine.
La sexualité existe après la mort, mais nous ne pouvons pas la ressentir.
L'âge de raison, l'âge des choses. L'âge de la première douleur qui se voit elle-même.
Destins différents et pourtant solidaires des deux partenaires de l'aventure humaine : l'élément maternel représente la nature et l'élément paternel, l'histoire.
Ce qu'il faut à l'écrivain, comme au peintre, au musicien, c'est l'infini de la vie et l'errance...
Manne qui passe, on la ramasse.
La mort elle aussi brille par son absence.
La comédie est bien plus près de la vie réelle que le drame.