La santé d'un individu est proportionnelle à la quantité de son rire.
Il faut que l'homme libre prenne quelquefois la liberté d'être esclave.
La peur du gendarme est le contraire de la vertu, ou ce n'est vertu que de prudence.
La science, dit un écrivain déjà cité, peut bien éclairer le monde, mais elle laisse la nuit dans les coeurs ; c'est au coeur lui-même à se faire sa propre lumière.
C'est un choc : tous les clichés sont vrais. Les années passent très vite. La vie est aussi courte qu'ils vous le disent.
L'égoïsme est la rouille du moi.
C'est avec les pauvres que les riches se font la guerre.
Lorsqu'on a vingt ans, on est incendiaire, mais après la quarantaine, on devient pompier.
Quand mille personnes prennent la route, il en faut une pour prendre la tête.
La gastronomie fait trembler d'intelligence nos narines.
La femme amoureuse est audacieuse sans le savoir.
Tout homme qui a des rapports sexuels avec deux femmes à la foi risque la syphilis même si les deux femmes lui sont fidèles, car toute attitude libertine incite spontanément cette maladie.
Qu'est-ce que la politique étrangère ? La coopération entre les classes supérieures des différentes nations.
Ce qui détruit les illusions, les siennes et celles des autres, la nature le punit avec toute la rigueur d'un tyran.
La musique a été donnée à l'homme pour qu'il soit heureux, pour accentuer les moments importants de sa vie.
La parenté est un vaste monde qui, au début, te possède tout entier ; petit à petit tu t'en dégages mais jamais tu n'arriveras à en être totalement étranger.
La vengeance appartient à Dieu : elle détruit celui qui la couve dans son coeur.
La démarche poétique est une démarche de naturation qui s'opère sous l'impulsion démentielle de l'imagination.
La propreté embellit l'opulence et déguise la misère.
L'amour, c'est comme du mercure dans la main. Garde-la ouverte, il te restera dans la paume ; resserre ton étreinte, il te filera entre les doigts.
La liberté enfante l'anarchie, l'anarchie conduit au despotisme et le despotisme ramène la liberté.
Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
N'ayons pas peur de diminuer. C'est comme la lune, on voit la lune grandir et décroître, mais c'est toujours la lune.
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boireJ'ai vu tous les soleils y venir se mirerS'y jeter à mourir tous les désespérésTes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire.
Cultiver la sagesse en même temps que la force permet d'éliminer la violence et d'établir des relations plus constructives avec son environnement.
La violence ou la guerre, entre deux hommes ou deux nations, apparaissent aussi comme une compensation aveugle et insensée à tout ce qui n'est pas vraiment achevé dans la nature humaine.
La patrie, c'est toutes les promenades qu'on peut faire à pied autour de son village.
La société est bien foutue. Ils mettent des uniformes aux connards pour qu'on puisse les reconnaître.
Les avocats d'un criminel sont rarement assez artistes pour utiliser, au profit du coupable, la beauté terrible de son acte.
Le travail, c'est la plus grande bénédiction que Dieu a donné à l'homme.
L'esprit méchant et le coeur bon, voilà la meilleure espèce d'hommes.
Il faut garder en mémoire nos rêves, avec la rigueur du marin qui garde l'oeil rivé sur les étoiles. Ensuite, il faut consacrer chaque heure de sa vie à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour s'en approcher, car rien n'est pire que la résignation.
Il faut que la volonté imagine trop pour réaliser assez.
Formentera, c'est la Corse sans les bombes, Ibiza sans les boîtes, Moustique sans Mick Jagger, Capri sans Hervé Vilard, le Pays Basque sans pluie.
La noblesse d'esprit fait grandir même le plus petit des hommes.
Celui qui met un frein à la fureur des flots Sait aussi des méchants arrêter les complots.
Le bonheur est une sorte d'archipel composé d'instants heureux. Entre ces îlots il y a de l'errance et de la solitude.
Je pense que tu es là où tu dois être et je ne suis pas une personne qui veut trop contrôler les choses parce que j'aime les surprises.
Ça c'est la télévision. Tout est là, tout est là ! Regarde, écoute, à genoux, prie ! La pub ! On n'est plus productifs, on ne sert plus à rien, c'est fini, ils n'ont plus besoin de personne. Tout est automatique. C'est quoi [...] ► Lire la suite
La mort, c'est l'élargissement dans l'infini.
La chance, c'est ce qu'on ne mérite pas.
L'avoine fait le cheval, la bière le héros, et l'or le gentilhomme.
Choisis d'entrer dans la mer par les petits ruisseaux.
L'homme est né pour l'action, comme le feu tend en haut et la pierre en bas.
La femme n'est pas en position de désir, elle est en position, bien supérieure, d'objet de désir.
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu'on pourrait y être bien.
Le monde revient toujours à la norme. Le problème est de savoir à la norme de qui.
J'aime bien les histoires qui finissent mal. Ce sont les plus belles car ce sont celles qui ressemblent le plus à la vie.
La vie est une maladie dont tout le monde meurt.