L'histoire n'est pas faite de victoires ou de défaites momentanées, mais bien des grands mouvements qui entraînent des peuples entiers vers la gloire ou la destruction.
La perversité commence là où s'achève le plaisir.
Défier le but fixé n'est-ce pas la raison de vivre ?
Sur la route des hypothèses on ne doute jamais de rien.
La vie, dans la plupart des cas, n'est jamais qu'une quête de chèques et une conquête de l'échec.
Apprendre la musique en lisant des ouvrages s'y rapportant est comme faire l'amour par courrier.
Si les passions et les rêves ne pouvaient pas créer des avenirs nouveaux, la vie ne serait qu'une duperie insensée.
C'est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s'accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Oscars aux acteurs dont le corps, la figure, la voix, ne font pas l'effet d'être à eux, ne donnent pas la certitude qu'ils leur appartiennent.
La vie n'aime pas que l'on désespère d'elle.
La liberté n'est qu'un mauvais moment à passer.
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi...
Aller vers la solitude des grandes villes, c'est aussi aller vers la mort.
Il n'y a que les mauvais coeurs qui médisent à table, car rien ne rend plus indulgent que la bonne chère.
La dévotion du peuple est une superstition.
On peut ne pas aimer les carottes, les salsifis, la peau du lait cuit. Mais le vin ! Autant voudrait-on détester l'air qu'on respire, puisque l'un et l'autre sont également indispensables.
Citer peu et fondre toujours la citation dans le discours, de peur d'en couper le fil et de le refroidir.
Les grands artistes et les grands écrivains d'autrefois (d'hier encore) ont toujours pris leur point d'appui, leur modèle, leur référence, dans le passé. Ce sont les ignorants et les primaires qui ont fait courir le bruit que le passé était l'ennemi de la
Léger, l'enfant se plaît dans la mobilité ; Le vieillard, dans la gravité.
- Ce serait la première fois que vous embrasseriez quelqu'un ? - Non, j'avais un chien. - Un chien ? - Il m'embrassait lui !
La vieillesse aime bien faire un câlin avec le temps.
Un écrivain allemand a prouvé que la pitié que nous feignons d'avoir pour le peuple n'est que la peur que nous avons de lui.
L'encens gâte plus de cervelles Que la poudre n'en fait sauter.
Mourir, c'est probablement se brancher sur la fréquence que nous recherchons toute notre vie inconsciemment.
Dieu beau, Dieu ami, sur les ailesde notre langue provençale,fais que je puisse atteindrela branche des oiseaux !
Rien ne ressemble plus à une aurore qu'un crépuscule : seule la fraîcheur de l'air nous dit ce qu'il en est.
Quoique la mort nous soit épouvantable,A y penser souvent est profitable.
Tous les extrêmes du sentiment sont alliés à la folie.
Le style est très personnel. Cela n'a rien à voir avec la mode. La mode passe vite. Le style est éternel.
L'occasion est la mère de la tentation.
On peut encore à tout moment modifier la vie avec beaucoup d'attention et de douceur.
Les seules armes du diplomate pour éviter la guerre sont les mots.
La mise en garde est claire : l'humanité doit d'abord se méfier d'elle-même.
Tous les peuples de la terre ont une religion, lien subtil que leurs chefs ont tissé pour les enchaîner.
Chaque jour où une femme gagne moins d'argent, c'est moins d'argent à la retraite.
Quand j'ai utilisé Claudia [Cardinale] comme exemple, il était une fois dans l'Ouest, elle représentait la naissance du matriarcat américain. Parce que les femmes avaient un poids énorme en Amérique.
La robe est un vase que le corps suit. Mes vêtements sont comme des modules dans lesquels les corps bougent.
L'espoir peut être la chose la plus merveilleuse dans le monde ou il peut écraser votre coeur comme une coquille d'oeuf.
La responsabilité de celui qui a accès à la parole publique est de mettre en garde contre l'irruption de la violence.
La gloire est comme ces navires où l'on ne meurt pas seulement à ciel ouvert mais aussi dans l'obscurité pathétique des cales.
La Bible nous dit : Dieu donne le monde, l'univers et le cosmos à l'homme pour qu'il les régisse et les domine, ça nous donne l'écologie.
La patience consiste à engloutir l'adversité sans même un froncement de sourcils.
Un déséquilibré mental est un homme qui, politiquement... n'adhère pas pleinement aux thèses de la majorité.
Chercher n'est pas une chose et trouver une autre, mais le gain de la recherche, c'est la recherche même.
La grande supériorité de l'examinateur est de se trouver du bon côté de la table.
Il faut croire que l'homme a voulu vivre en société, puisque la société existe, mais aussi, depuis qu'elle existe, l'homme emploie une bonne part de son énergie et de son astuce à lutter contre elle.
Le vice et la vertu sont comme la vie et la mort, ou comme l'esprit et la matière : des choses qui ne sauraient exister sans être définies par leur contraire
Que ce soit la révolution ou la paëlla, rien de ce qui est espagnol n'est simple.
Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette.
La sage sait se vendre où la sotte se donne.