Dans une nation qui est dans la servitude, on travaille plus à conserver qu'à acquérir. Dans une nation libre, on travaille plus pour acquérir qu'à conserver.
Car la force est juste quand elle est nécessaire.
Le mariage est une règle qui a ses exceptions, la femme une exception qui a ses règles.
En dépit du malheur et de la souffrance, la vie n'est jamais tout à fait mauvaise quand on garde le don des rêves.
La fin de la journée pourrait-elle être comme une vieillesse quotidienne ?
Le grand nombre des bateaux ne gêne pas la rivière.
Le théâtre, c'est la générosité, le cinéma, c'est l'avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d'expression du comédien.
Un silence abrupt au milieu d'une conversation nous ramène soudain à l'essentiel : il nous révèle de quel prix nous devons payer l'invention de la parole.
Sur scène, ou on se montre à la hauteur des circonstances, ou on s'écroule.
C'est un drôle de pays, la France, où les négociations ont toujours lieu après le déclenchement des grèves et non avant.
Que celui qui n'a jamais péché jette au poisson la première pierre !
La mondialisation annonce peut être la naissance d'un droit commun de l'humanité. Saura-t-on le faire advenir, et surtout sous quelle forme ?
La nécessité de l'amour est la seule qui soit vraiment belle. Arriver à cette connaissance, telle est la tâche de l'histoire du monde.
On n'est heureux qu'après la mort.
L'emportement de la satire est inutile : il suffit de montrer les choses telles qu'elles sont. Elles sont assez ridicules par elles-mêmes.
C'est si facile à une femme de se faire aimer ! Nul besoin d'être bien jeune ni bien jolie. Il n'y a qu'à tendre la main d'une certaine façon et l'homme y met tout de suite son coeur.
La ville d'Antibes et la ville de Biot vont fusionner. Leurs habitants s'appelleront désormais les Antibiotiques.
Et si le temps domine encore sur nos désirs, Faisons que sur le temps la constance domine.
Le soleil change souvent d'horizon et de théâtre, afin que la privation le fasse désirer quand il se couche, et que la nouveauté le fasse admirer quand il se lève.
La religion est sous certains aspects comparable à la mode; elle gagne à se nourrir de la diversité des tendances.
Il n'y a qu'une règle pour gagner le paradis : aimer tant qu'on en a la force, c'est tout.
L'amour est un coussin douillet et une épée posée sur la gorge.
Je ne vois que la photographie qui puisse, autant que le baiser, faire surgir de ce que nous croyons une chose à aspect défini les cent autres choses qu'elle est tout aussi bien, puisque chacune est relative à une perspective non moins légitime.
Un enfant humain est le fruit de trois désirs:il faut au moins le désir conscient d'un acte sexuel complet du père,il faut au moins un désir inconscient de la mère,mais ce qu'on oublie c'est qu'il faut aussi le désir inconscient de survivre pour cet embryon dans lequel une vie humaine s'origine.
J'entrevoyais bien que chaque pas m'éloignait davantage des valeurs de mon groupe, d'une image de moi-même qu'avec l'âge, l'alourdissement normal de la nature, la lente reprise par le passé, la famille, j'aurais aspiré à retrouver, comme la plupart des hommes [...] ► Lire la suite
La grammaire, qui sait contrôler même les rois.
La mode s'inspire de la jeunesse et de la nostalgie et puise son inspiration dans le meilleur du passé.
À propos de temps qu'il fait... L'autre jour quand il faisait si froid, l'un de mes amis est entré dans un magasin pour acheter un pardessus. Il y était déjà venu 10 ans auparavant acheter un autre pardessus. Il ouvre la porte et dit au vendeur : « Bonjour Monsieur, c'est encore moi ! »
Lors de mes vagabondages dans les verdures éternelles, j'avais l'impression de lire l'univers et la forêt était pour moi la plus belle des bibliothèques.
Si la base est solide, la maison est solide.
Lorsque l'on tarde pour la cueillette, les fruits pourrissent. Mais quand on repousse les problèmes, ils ne cessent de croître.
Toutes les mères, par principe, ne souhaitent rien tant pour leurs fils que le mariage, mais désapprouvent la femme qu'ils choisissent.
La femme est sans défense, mais non pas sans attaque.
Le mariage, c'est l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille qui cueillent une fleur et reçoivent une avalanche sur la tête.
Une femme peut fort bien aimer deux hommes à la fois. On dirait que, toutes petites, elles ont appris à loucher du coeur.
Que serait la vie sans l'imparfait du subjonctif... ?
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
La souffrance infligée et ressentie peut s'oublier, elle ne s'efface pas, elle est inscrite dans un livre de comptes inconnu.
Le seul ennui avec la fin du monde, c'est que l'on ne peut la raconter à ses petits-enfants.
Deux êtres qui s'aiment sont plus unis par les larmes que par la joie.
On devrait être assez cynique pour faire graver à l'intérieur de son alliance la date future de son divorce.
La connaissance poétique est celle où l'homme éclabousse l'objet de toutes ses richesses mobilisées.
Quand on avance sur le chemin, la vie n'apparaît plus guère comme un devoir, et l'on marche facilement au sacrifice.
La valeur d'un collaborateur est fonction du temps qui peut s'écouler sans inconvénient, entre un effort exceptionnel de sa part, et la rémunération de cet effort.
La verge et le coeur sont des organes qui remuent d'eux-mêmes.
Qui a de la vertu protège et maintient la vertu de même que le diamant polit le diamant, et celui-là protège la vertu qui la loue et qui cache les défauts.
L'aumône doit suivre la richesse comme la glissade le faux pas.
Le récit de la fête est la moitié de la fête.
La culture est la force humaine qui découvre, dans le monde, les exigences d'un changement et lui en fait prendre conscience.
Imaginez la tête d'un trapéziste qui s'élance dans le vide et qui, au lieu de mains tendues, voit son partenaire porteur les bras croisés, en signe de protestation.