Il n'est pas impossible que la prolifération des automobiles entraîne un accroissement de la lecture.
Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine.
Brèves sont pour les pauvres hommes les douceurs de la vie.
La principale différence entre le boucher et le banquier c'est qu'il y en a un des deux qui ne dira jamais : "Il y en a un peu plus, je vous le mets ?"
Il y a peu de mauvaises phrases dont un grand auteur ne saurait faire une bonne en la déplaçant.
La meilleure, et la plus simple, justification de sa foi, ou de sa non foi, consiste à dire la vérité.
Le flirt avec l'avenir est le pire des conformismes, la lâche flatterie du plus fort. Car l'avenir est toujours plus fort que le présent. C'est bien lui, en effet, qui nous jugera. Et certainement sans aucune compétence.
Le sort d'un ménage dépend de la première nuit.
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
A la longue on joue de plus en plus mal le rôle qu'on s'est octroyé.
La politique, c'est d'abord la gestion des contradictions.
La fête du 14 juillet est l'occasion de célébrer l'unité et la diversité qui font la richesse de la France.
La robe blanche est le deuil des reines.
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
Remonter le fleuve, c'était comme voyager en arrière vers les premiers commencements du monde, quand la végétation couvrait follement la terre et que les grands arbres étaient rois.
La mentalité coloniale existe. L'Europe s'est persuadée qu'elle apportait un bienfait aux Africains.
La vie et la mort sont soumises à la destinée.
La nuit je vois parfois la silhouette d'un homme qui, sur une route vide et dans un paysage désert, marche derrière un corbillard. Je suis cet homme. C'est toi que le corbillard emporte. Je ne veux pas assister à ta crémation ; je ne veux pas recevoir un bocal avec tes cendres.
Qu'est-ce que la démocratie sinon une invention mathématique ? C'est la politique par le calcul de la majorité.
La femme est de feu, l'homme est d'étoupe, le diable passe et souffle.
Mieux vaut l'oeuf aujourd'hui, que la poule demain.
Nous aspirons tous au triomphe de la notion d'espèce humaine dans les esprits et dans les consciences, de sorte que l'histoire particulière de telle ou telle race s'efface devant celle de l'homme tout court.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Le Brexit est l'autre face de la crise des réfugiés - des tensions qui conduisent à la stase, des risques externes qui conduisent à des chocs asymétriques.
J'ai la conviction que notre génération saura créer les institutions et les règles d'une démocratie planétaire ouverte et solidaire.
Je vis à San Francisco, parce que là-bas, je peux avoir une relation normale avec les gens, et personne ne m'en veut, personne ne veut avoir ce que j'ai.
Parfois les mous peuvent atteindre la perfection.
Ma maman qui était coiffeuse m'a toujours dit qu'un des meilleurs conseils anti-âge était de savoir choisir la bonne couleur de cheveux.
Les gens ne veulent pas de mots - ils veulent le son de la bataille
Les portes chaudes. Dans les Thermopiles nous avançons, dans cet étroit corridor nous avançons, où le nombre des hommes de Xerxès ne comptera plus. Spartiates, citoyens soldats, anciens esclaves, tous de courageux Grecs. Frères, pères, fils... nous avançons, pour l'Honneur, pour servir, pour la Gloire, nous avançons.
De l'Inquisition aux nazis, la destruction obsède les oppresseurs qui, en anéantissant livres et auteurs, pensent éradiquer à jamais leurs idées.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
Certaines nostalgies remontent à la surface sans prévenir. Les êtres changent de nature, comme dans les contes.
Je ne ris pas de la plaisanterie que vous faites mais de celle que je vais faire.
A quoi bon se préoccuper de mille et une questions, quand la vie est si simple et facile ?
La lune de miel est finie quand le mari cesse d'aider sa femme à faire la vaisselle et qu'il la fait tout seul.
Un jour, à force de fouiller l'atome, un savant expliquera peut-être la joie et la paix de l'esprit par des formules mathématiques.
On ne peut pas acheter la vie avec un chèque, ses actions sont trop élevées, on ne peut les payer avec de l'argent.
On trouve plus facilement la sagesse chez un homme seul que chez une nation entière.
La conjugaison éternelle du verbe "aimer" ne convient peut-être qu'aux âmes tout à fait naïves.
Qui épouse la femme épouse les dettes.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
La justice est une si belle chose, qu'on ne saurait trop cher l'acheter.
Voici mon opinion sur la poésie : les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée.
La culture actuelle n'est que le début d'un long travail, qui durera peut-être des milliers d'années, pour qu'un jour enfin l'humanité connaisse la vérité d'un véritable Dieu.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
Toute vie est un échec puisque aussi la mort la termine.
La caractéristique des inventeurs, c'est justement de ne rien trouver.
N'écrivez jamais l'histoire des autres. Contentez-vous d'écrire la vôtre. Vous trouverez que c'est déjà trop.
Et qu'est-ce que l'amour ? Quelque chose d'effrayant, de monstrueux, qui dévore le coeur et dirige toutes vos pensées. Un sentiment disproportionné par rapport au coeur humain parce qu'à la mesure d'un dieu.