Nous sommes américains à la puberté. Nous mourons français.
À 200 à l'heure dans les rues de Paris où il ne fait pas bon trainer lorsque nous sommes au volant, nous mêlons l'alcool à la beuh, la beuh à la coke, la coke au extas. Des mecs baisent des [...] â–º Lire la suite
Nous sommes les pires ennemis de notre liberté.
Il aura fallu un sacré nombre de chefs d'état pour mettre le monde dans cet état.
Les gens se regardent dans les reflets de leurs yeux, ils se croisent dans la rue mais toujours trop tôt ou trop tard, nous sommes tous des parallèles dans le temps, des croix dans l'espace, des morts qui s'ignorent.
Les Français se transforment en gamins hargneux dès qu'ils se trouvent trop nombreux dans un espace restreint, et plutôt qu'essayer collectivement d'imposer un ordre à la situation, tout vire soudain au chacun pour soi.
A long terme, nous sommes tous morts.
Le théâtre n'est pas la démonstration analytique de notre condition ; il est le chant dithyrambique de nos désirs profonds ou de nos railleries.
Nous sommes tous égaux devant l'inégalité qui régit notre planète.
La fierté condition sine qua none de survie d'une collectivité.
Cela peut nous offenser d'entendre nos propres pensées exprimées par les autres : nous ne sommes pas assez sûrs de leur âme.
Il faut compter au nombre des plus grandes découvertes faites tout récemment par la raison humaine l'art de juger les livres sans les avoir lus.
La meilleure condition de bonheur c'est que le mari et la femme soient également bêtes.
Il nous est plus aisé d'arriver au pouvoir que de nous y maintenir, par la raison que, pour y arriver nous sommes aidés par les fautes de nos adversaires, et que quand nous y sommes, ils ont le même avantage sur nous.
Je pense le prophétisme comme un moment de la condition humaine elle-même. Assumer la responsabilité pour autrui est pour tout homme une manière de témoigner de la gloire de l'Infini, et d'être inspiré.
Nous ne pleurons pas toujours parce que nous sommes faibles, parfois nous pleurons parce que nous avons été forts, courageux et courageux pendant trop longtemps.
Dans toute statistique, l'inexactitude du nombre est compensée par la précision des décimales.
Les doutes sont plus cruels que la pire des vérités. Ce n'est pas seulement pour ce que nous faisons que nous sommes tenus responsables, mais aussi pour ce que nous ne faisons pas. Un amant dont la passion est extrême aime même les défauts de l'aimé.
Le système français d'éducation constitue en fait une remarquable machine à fabriquer des crétins.
C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l'égalité et au progrès.
En mathématiques, nous sommes d'avantage des serviteurs que des maîtres.
Voilà, je vous ai livré quelques-unes de mes impressions sur Hercule Poirot. Elles sont fondées sur des relations vieilles de plusieurs années. Nous sommes amis et associés, et je lui suis fort redevable sur un plan financier.
Il existe deux forces motrices de base: la peur et l'amour. Quand on a peur, on se retire de la vie. Lorsque nous sommes amoureux, nous nous ouvrons à tout ce que la vie a à offrir avec passion, enthousiasme et acceptation.
Il faut être économe de son mépris, étant donné le grand nombre des nécessiteux.
Nous sommes tous des Juifs allemands.
Toi et moi sommes unis pour l'éternité, la mort seule peut nous séparer.
La seconde blessure de la décolonisation, pour nous peut-être la plus grave, c'est le sentiment de l'injustice. Nous avons l'impression que nous sommes trahis et reniés, que nous sommes victimes d'une ingratitude parce que nous avons apporté beaucoup de bien.
L'académicien français : le commun des immortels.
A la poste d'hier tu télégraphierasque nous sommes bien morts avec les hirondelles.Facteur triste facteur un cercueil sous ton brasva-t'en porter ma lettre aux fleurs à tire d'elle.
Je ne t'ai jamais dit mais nous sommes sommes immortels.
Je pense en français et mes soliloques intérieurs sont depuis longtemps de langue française. Lorsqu'il m'arrive de me parler en patois, j'ai toujours l'impression bizarre, non d'utiliser une langue étrangère, mais d'entendre une partie obscure de moi-même, trop intime et périmée, oubliée jusqu'à l'étrangeté.