La foi aveugle regarde de travers.
Dans l'usage ordinaire, la première question que l'on fait sur une femme que l'on ne connaît point, c'est, est-elle belle ? La seconde, a-t-elle de l'esprit ? Il arrive rarement que l'on fasse une troisième question.
Les hommes ne sont point faits pour être entassés en fourmilières mais épars sur la terre qu'ils doivent cultiver. Plus ils se rassemblent, plus ils se corrompent. Les villes sont le gouffre de l'espèce humaine.
La démolition c'est comme la morale, ça fout tout par terre.
L'oisiveté est peut-être aussi la mère de la paresse.
Regretter, c'est la face cachée de l'inaction.
La neige séjourne longtemps sur les sols pierreux, mais disparaît vite sur les terres cultivées.
Dans le subconscient des anciens, où naquirent tous les mythes, on ne pouvait croire que la plante et les fleurs ne fussent autre chose que l'apparence que les dieux voulaient bien nous en montrer.
La plupart des amitiés sont hérissées de "si" et de "mais" et aboutissent à de simples liaisons, qui subsistent à force de malentendus.
La dissimulation farde les amitiés nouvelles et recrépit les vieilles haines.
La police n'a pas d'autorité. Normal : vous avez vu dans quoi ils roulent et comment ils sont habillés ?
On s'habitue à la prison de son enfance. Et même une fois qu'on en a ouvert la porte, on a toujours peur d'y revenir et que la porte se referme d'un coup.
J'aime quand le courage ou l'héroïsme s'enveloppent de discrétion et surviennent là où on ne s'y attendrait pas.
Le mathématicien est un aveugle dans une pièce noire, cherchant à voir un chat noir qui souvent n'est pas là.
La poésie, c'est quand le silence prend la parole.
La fourberie n'est le jeu que des petites âmes.
Le passé me remonte à l'âme... et comme un pâtreQui rêve solitaire au fond du soir bleuâtreJe regarde immobile en mon recueillement,Je regarde là-bas sur mon coeur doucement,Plus suave, on dirait, dans les ombres accrues,Tourner le choeur léger des choses disparues.
La langue est un porc sauvage ; on ne peut la dompter.
La vie peut être beaucoup plus large. Vous pouvez l'embrasser, la changer, l'améliorer, y laisser votre marque.
La crise des réfugiés montre que nous ne pouvons pas être isolés des troubles géopolitiques du monde.
Dès le début, j'ai dit aux femmes de ne pas suivre aveuglément les règles de la mode et d'adapter les vêtements en fonction de leur identité.
La caricature sert aussi indirectement à sauver la vie des hommes politiques. Pendant que le peuple rigole, il ne pense pas à mettre une tête au bout d'une pique.
Si nous parlons la langue de l'adversaire, nous nourrissons leur propagande et leur mythologie.
Au fond quand on y pense, un type qui doit être vachement frustré, c'est le type qui a réalisé le plancher de la chapelle Sixtine...
La popularité renforce l'égocentisme, à moins que ce ne soit le contraire...
Si vous arrivez à contrôler le processus du choix, vous pouvez contrôler tous les aspects de votre vie. Vous trouverez la liberté qu'amène le fait d'être responsable de soi-même.
Quand on ne peut plus avoir la liberté qu'on avait sous les tyrans, on jouit au moins des tyrannies de ceux qui parlent de liberté.
L'indifférence n'est pas une fatigue de l'âge. C'est la cessation des choix.
La politique est l'art de se servir des gens.
Un arbitre est chargé de couper la poire en deux au moyen du fil à couper le beurre.
La vue de l'ivrogne est la meilleure leçon de sobriété.
La jeunesse c'est se révolter contre tout.
Quand on fait guili-guili au scorpion, il redresse la queue.
Toute la philosophie n'est fondée que sur deux choses : sur ce qu'on a l'esprit curieux et les yeux mauvais.
L'illusion seule est aisée. La vérité est toujours difficile !
Ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
Les vices sont comme les bestiaux, qui s'engraissent jusqu'à ce qu'ils soient bons pour la tuerie.
Etre jeune, c'est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d'une civilisation périmée, oser ce que d'autres n'ont pas eu le courage d'entreprendre ; en somme, se replonger dans l'élémentaire.
Qu'un chien aboie et la meute le suit.
Le talent, c'est la hardiesse, l'esprit libre, les idées larges.
La terre est une colonie pénitentiaire où nous avons à subir une peine pour des crimes commis dans une existence antérieure.
Nous sommes tous résignés à la mort ; c'est à la vie que nous n'arrivons pas à nous résigner.
Quand une femme s'engage à vous aimer, il ne faut pas toujours la croire. Mais quand elle s'engage à ne pas vous aimer, eh bien ! il ne faut pas trop la croire non plus.
On fait toujours semblant de confondre les juges avec la justice, comme les prêtres avec Dieu. C'est ainsi qu'on habitue les hommes à se défier de la justice et de Dieu.
Il ne faut pas attribuer à la vieillesse tous les défauts des vieillards.
De la vérité l'homme n'est pas capable, aussi n'y a-t-il pas d'erreur plus grave que de croire la tenir.
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
La bonté est le plus heureux des faux fuyants.
Les hommes ne se donnent la peine de se faire beaux que lorsqu'ils vont mourir. Comme s'ils voulaient être encore plus regrettés...
La tragédie est le sérieux de la politique.