C'est de la familiarité que naissent les plus tendres amitiés et les plus fortes haines.
La messe est un échange d'amour.
La violence sucrée de l'imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
La Bible contient pour chacun de nous un message chiffré. Le chiffre, c'est la foi qui nous le donne.
Il est plus sûr que le vice rend malheureux, qu'il ne l'est que la vertu donne le bonheur.
Que de gens lisent et étudient non pour connaître la vérité, mais pour augmenter leur petit moi.
Il faut continuellement commencer par la fin.
Aucune permanence n'est la nôtre, nous sommes une vague qui coule pour s'adapter à n'importe quelle forme qu'elle trouve.
Quand malgré vous l'amour vous trouble, faites-en la folie.
Il y a de la satisfaction à savoir que l'on apporte du bonheur.
Partout où l'européen porte ses pas, la mort semble poursuivre les indigènes.
Plus on s'approche du sommet dans la hiérarchie, plus la lutte est rude.
Et la jeune femme parlait, soulageant sa peine dans la certitude de ma sympathie : elle parlait comme on boit quand on a soif.
Il s'envoyait des petits verres de vieille chartreuse. Il préférait la verte à la jaune.
Un rude animal qui, par l'élémentaire exercice de sa vitalité, répand le sang et sème la mort, on se souvient qu'historiquement, c'est sous cette forme d'archétype féroce que se manifesta, à la conscience et à l'esprit des meilleurs, la révélation de la société capitaliste.
Qu'est-ce que la vie ? C'est le scintillement d'une luciole dans la nuit. C'est le souffle d'un buffle en hiver. C'est comme la petite ombre qui traverse les champs et va se perdre dans le coucher du soleil.
Le délit (de contrebande) naît de la loi même qui l'interdit...
- Dans la vie, je fais quoi ? Je chie, je bouffe.- Si tu fais ça dans cet ordre, je comprends pourquoi tu pues de la gueule.
Elle a dit qu'elle approchait de la quarantaine, et je n'ai pas pu m'empêcher de me demander dans quelle direction elle s'en approchait.
Tous les enfants, vous le savez, sont des bouleaux qui dans la nuit, en demandant pardon, écartent leurs branches, leur écorce, et vont, jusqu'au vertige danser sur la grand-place, au milieu des poulains.
Qui va se souvenir d'elle sinon moi... le seul le dernier avec mon petit stylo- feutre. Les êtres s'effacent, on a beau conserver leurs os dans des caisses d'ébène, graver leur nom dans la pierre, ça ne dure que la vie des suivants... des quelques survivants...
Le but de la sagesse est de rêver assez haut pour perdre le rêve dans sa recherche.
La flatterie serait pire que vaine ; il n'y a pas de consolation dans la flatterie.
Personnellement, je pense qu'il faut laisser les enfants tranquilles, leur donner la possibilité de grandir, de prendre conscience d'eux-mêmes et de décider eux-mêmes qui ils sont : hommes ou femmes, s'ils veulent avoir un mariage traditionnel ou homosexuel.
J'aime une femme, j'aime juger à quel point elle est belle, à quel point je peux la rendre belle.
Il est insuffisant de chercher à comprendre Hitler et Staline à partir des traits psychologique préexistant à la prise de pouvoir, il faut aussi voir en quoi le pouvoir les a modifiés, restructurés.
Il ne fait pas bon d'être brouillé avec la fortune.
Zut, flûte : Jurons attestant à la fois qu'on appartient au quatrième âge et qu'on a reçu une excellente éducation.
C'est à partir de ma vie même, de mon vécu, que j'ai pris conscience de la discrimination qui frappait les femmes, de l'injustice intolérable, que je me suis révoltée et que, par la suite, en lisant goulûment, j'ai théorisé.
Je suis vraiment heureux que la majorité de nos chansons aient traité d'amour, de paix et de compréhension mutuelle.
Rougir est l'expression la plus étrange et la plus humaine.
Chaque fille, peu importe où elle vit, mérite l'occasion de développer la promesse en elle.
Sur les chemins de la vie, la conscience est un encombrement bien plus important qu'une femme ou une calèche.
Le monde, pour chacun de nous, n'existe que dans la mesure où il confine à notre vie.
La générosité n'est qu'une indifférence qui se donne des airs.
L'homme n'est qu'une force, avec un pouvoir sublime qu'il appelle son intelligence, mais toutes les puissances prennent leur source dans la Matière sans commencement ni fin.
La seule vraie dignité de l'homme est sa faculté de se mépriser.
La littérature est l'orchestration des platitudes.
On aimerait à savoir si c'est la littérature qui corrompt les moeurs ou les moeurs au contraire qui corrompent la littérature.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Le réchauffement climatique n'existe pas, j'ai froid...La faim dans le monde n'existe pas, je viens de manger.Le chômage n'existe pas, j'ai un travail.La pauvreté n'existe pas, j'ai une maison.Le racisme n'existe pas, j'ai un ami noir.
L'homme, doué de sa force physique, l'exerce par la violence. La femme, douée du charme, domine par la caresse. C'est notre arme, arme redoutable, invincible, mais qu'il faut savoir manier.
On est amoureux le jour, on est rêveur la nuit mais à quoi pense-t-on quand il faut vivre ? L'amour et le rêve ne sont qu'une soif de la vie et pour en dévorer pleinement de sa faim, bien d'autres choses sont primordiales à cette vie.
On est libre ou esclave à la mesure de son âme.
Ce que nous demandons au cinéma, c'est l'impossible, c'est l'inattendu, le rêve, la surprise, le lyrisme qui effacent les bassesses dans les âmes et les précipitent enthousiastes aux barricades et dans les aventures ; ce que nous demandons au cinéma, c'est ce que l'amour et la vie nous refusent, c'est le mystère, c'est le miracle.
La vraie famille est chez les humbles.
Quand on sacrifie la moitié de sa vie pour une raison quelconque, dit-il d'une voix calme et nette, on change de personnalité. On ne devient pas seulement la moitié de ce qu'on était destiné à être, mais une créature tout autre, tordue et déformée par le sacrifice.
Rares sont les moments de l'histoire où l'alliance des deux mots "ambition" et "féminine" n'a pas choqué. Le rejet presque constant de l'idée d'ambition féminine tient à la fois de l'importance accordée à le différenciation des sexes et à la connotation virile de l'ambition.
Aimer quelqu'un, c'est avoir trouvé l'être humain qui nous permet de dépenser pour lui les qualités que nous perdrions avec les autres... avoir trouvé l'être qui, par sa propre rareté, suscite la nôtre.
L'artiste digne de ce nom doit exprimer toute la vérité de la Nature, non point seulement la vérité du dehors, mais aussi, mais surtout celle du dedans.