Aucun effort ne peut aboutir si la divinité en a décidé autrement mais l'inverse n'est pas vrai : aucune victoire ne peut être obtenue, quand les dieux lui sont favorables. Si l'homme ne va pas, le tout premier, au-devant de leurs désirs.
La valeur du don tient à deux choses : l'effort qu'il faut toujours recommencer et la liberté de le faire ou de ne pas le faire.
La mort est le plus égoïste de nos actes.
La souffrance, la douleur n'existent pas puisqu'on peut les oublier ; elles tarissent, délaissées.
Et si c'est cela la vie : retrouver son enfance, alors, à ce moment-là, lorsque la vieillesse l'a rejointe un beau jour, la petite ronde doit être presque finie, la fête terminée.
Si nous nous efforçons tellement d'atteindre la vérité du prochain, c'est inconsciemment pour remplacer chez lui la sienne par la nôtre.
Malheureusement, à vouloir être partout, le zappeur n'est plus nulle part. Il sonde, saute, A la durée, il préfère le va-et-vient ; à la fidélité, le vagabondage ; à la connaissance, les flashes.
La quantité de livres est inversement proportionnelle à leur qualité.
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
Certaines langues savent donner au mot la charge meurtrière d'une flèche décochée de près.
Il faut avoir l'humilité d'écouter la voix des autres et plutôt que d'en comparer le timbre et la mélodie avec la nôtre, il faut l'entendre par ce qu'elle dit.
La pensée idéologique est toujours contre quelqu'un. Elle est toujours un instrument de violence. Elle en est imprégnée, empoisonnée.
L'écrivain a ce singulier pouvoir de créer de la réalité avec des sornettes, de faire passer pour rouge ce qui est bleu, de transformer les vessies en lanternes. Qu'il ait du talent, et ses mensonges, deviennent plus vrais que des certitudes.
Je crois, finalement, que je préfère les hommes âgés parce que sur leurs traits on peut lire la souffrance.
Ce qui fait le succès de quantité d'ouvrages est le rapport qui se trouve entre la médiocrité des idées de l'auteur et la médiocrité des idées du public.
Ceux qui ont horreur de sortir des sentiers battus se demandent comment on peut rêver de passer un hiver dans le froid, le vent et l'obscurité. Que peut-on y trouver ? Je n'en sais rien - à moins que ce ne soit : des gens, de la mer, du ciel.
Ne donnez pas votre confiance, prêtez-la.
Elle était riche d'un passé tumultueux, hésitant. Elle avait la souplesse d'un animal et la liberté offerte. Elle semblait, en ces instants, une vague heureuse, épuisée, dirait Camus, qui s'abandonne sur la grève. Elle était femme des turbulences et cherchait un abri. Elle était rieuse et douloureuse à la fois, c'est-à-dire doulourieuse.
Au temps des semailles, apprends;A la moisson, enseigne;En hiver, jouis.
Car la vie, j'en suis convaincu, est faite de poésie. La poésie n'est pas étrangère à la vie.
L'écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation.
La voix humaine ne peut jamais atteindre la distance parcourue par la voix encore petite de la conscience.
Il ne peut y avoir qu'une seule révolution permanente, morale : la régénération de l'homme intérieur.
Tchernobyl est un endroit unique sur la planète, où la nature renaît après une catastrophe mondiale d'origine humaine, où se trouve une véritable « ville fantôme ».
Ce qui compte dans le ring, c'est ce que vous pouvez faire une fois que vous êtes épuisé. Il en est de même de la vie.
Le pouvoir qui fonde un État, c'est la violence ; le pouvoir qui le maintient est la violence ; le pouvoir qui finit par le renverser est la violence.
Mais pour découvrir la vérité sur la mort des rêves, il ne faut jamais prendre la parole du rêveur.
La bravoure c'est bien - surtout quand on est soldat.
Je voulais être comme les gens que je voyais à la télé, je me disais qu'un jour je ferai du ski, j'aurai une belle voiture...
Pour moi, la paix doit assurer la sécurité du peuple juif.
Chuck Norris est la raison pour laquelle Charlie se cache.
J'ai acheté de la crème chantilly et j'ai quelques idées pour ce soir...
Une fois la passion tournée en ridicule, tout est défait hormis l'argent et le pouvoir.
Posséder un objet qui symbolise sa liberté peut rendre un homme plus heureux que la liberté elle-même.
Fini la fête, reste la vie. La vie est bête. Tant pis.
La grandeur est un chemin vers quelque chose qu'on ne connaît pas.
La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l'amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
Il y a des gens qui fuient la jalousie par paresse, d'autres qui l'écartent par orgueil.
La liberté de la presse, c'est le droit de dire ce que ne pense pas le propriétaire du journal à condition que ça ne gêne pas les annonceurs.
La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme.
La clémence est la vertu des rois.
Soyez vilain ou soyez beau, Pour la santé, c'est kif-kif bourricot.
On n'écoute pas d'autre prédication que le temps, qui vous inculque toutes les idées que les gens plus âgés que vous, avaient vainement essayé de vous mettre dans la tête.
Quatre-vingts ans c'est l'âge de la puberté académique.
La vie n'est qu'un long regret de la veille.
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
La gloire est un vêtement de lumière qui ne s'ajuste bien qu'aux mesures des morts.
L'émerveillement est à la base de l'adoration.
La postérité ? Pourquoi les gens seraient-ils moins bêtes demain qu'aujourd'hui ?
Dieu n'est pas spectateur. Le seul Dieu qui soit est sans cesse impliqué dans le drame miraculeux et contradictoire de la création. Dieu est en quelque sorte noyé dans la création, et ne peut en être ni séparé ni distingué.