Les gens d'une même profession se réunissent rarement, même pour s'amuser et se distraire, sans que la conversation n'aboutisse à une conspiration dont le public fait les frais ou à une machination pour accroître les prix.
La clé est de tomber amoureux de quelque chose, n'importe quoi. Si votre coeur y est attaché, alors votre esprit y sera attaché.
Le temps le mieux employé est celui qui est donné à la sanctification du prochain.
Il y a beaucoup de rayons sur la roue de la vie. Premièrement, nous sommes ici pour explorer de nouvelles possibilités.
Vous choisissez la vie que vous voulez pour vous-même, puis vous vous taisez et vous avancez. C'est comme ça que j'ai vécu ma vie.
La minute où vous savez que vous êtes sur un terrain sûr, vous êtes mort.
La meilleure chose sur le fait d'être célèbre, c'est que l'on puisse voyager. J'ai toujours voulu traverser les mers, comme pour aller au Canada et tout ça.
J'écris particulièrement du milan parce que c'est mon destin. Au plus lointain souvenir de mon enfance, je me souviens qu'étant au berceau, un milan vient à moi et m'ouvrit la bouche avec sa queue, et plusieurs fois me frappa ainsi de sa queue entre les lèvres.
Ils disent qu'une vengeance prise, déchirera le coeur et tourmentera la conscience. S'il y a une vérité à cela alors je sais maintenant avec certitude que le chemin où je suis est le bon !
T'as un vrai problème mon Julien. Ta mère a crevé quand t'étais gosse alors t'as jamais fini ton Œdipe. T'as jamais pu la baiser et t'as jamais pu tuer ton père. Et te voilà à 25 balais à quémander ta vie au lieu de la diriger !
Je suis revenue de là-bas comme glacée de l'intérieur. J'ai mis tellement de temps à être dans la vie, à pouvoir simplement écouter de la musique.
La banlieue est un paysage qui a de la gueule, il y a des perspectives, des lignes de fuite. L'oeil a de quoi être nourri.
La poésie est le symbole de la stabilité immuable du monde.
L'origine de la douleur, c'est la soif de plaisir, la soif d'existence, la soif d'impermanence.
Les hommes se disputent la terre : - Hommes, la terre, à qui est-elle ?
Le drame de notre époque, c'est que la plupart des gens ne respectent l'âge que lorsqu'il est en bouteille.
L'idéal change, la nature demeure ; et le meilleur usage que l'homme puisse faire de la liberté, c'est de n'en faire aucun.
S'il est incertain que la vérité que vous allez dire soit comprise, taisez-la.
Celui qui demande qu'on lui rase la barbe ne doit pas se fâcher si on l'égratigne.
La femme est la poésie, l'homme la prose.
L'argent, c'est la couille des familles.
C'est après dîner que l'homme a le plus d'idées. L'estomac rempli semble dégager la pensée, comme ces plantes qui suent instantanément par leurs feuilles l'eau dont on a arrosé leur terreau.
Ce que toute la raison ne peut faire, le temps et la paresse en viennent à bout.
La caractéristique des mauvais romanciers est qu'ils savent d'avance ce qu'ils vont raconter.
La meilleure façon de préparer notre ciel, c'est de passer notre terre à nous aimer.
On considère comme normal de vénérer, en général, la virginité et d'aspirer ardemment, en particulier, à sa destruction.
On ne peut pas réparer la chair qui a été blessée, on ne se console pas de l'absence de nos morts.
La pub peut tuer. C'est d'ailleurs l'un de ses objectifs : tuer le citoyen responsable, annihiler ses mécanismes de défense, le convaincre que le sens vient de l'objet, qu'il n'en a pas assez, qu'il n'en aura jamais assez.
La bonté, cela existe, et la preuve est qu'on en rit.
Il n'y a que deux voies qui comptent : l'amour et la pensée.
Grattez la surface d'un pessimiste et vous trouverez souvent un défenseur des privilèges.
Il n'y a pas un mystère de la mort, il n'existe que des amours.
La mort, un méchant quart d'heure à passer, et puis libre !
Je pense qu'il n'est pas bon de trop économiser ce bout de chandelle qu'est la vie et que, si on a tort de le brûler par les deux bouts, il faut en garder au moins toujours un allumé.
A-t-on jamais vu l'hyène refuser de la viande ? L'a-t-on jamais vue l'offrir ?
La langue allemande n'est pas une langue, c'est un hache-paille.
Le chiffre d'affaires des librairies est un fichu baromètre pour la société.
Je sais enfin ce qui distingue l'homme de la bête : ce sont les ennuis d'argent !
L'homme sage trouve en lui-même une seule arme défensive, commune à chacun, utile et salutaire à tous, et quelle est cette arme ? La défiance. Portez-la toujours avec vous, ayez soin de vous en couvrir ; tant que vous ne la quitterez pas, vous n'aurez rien à craindre.
On ne tombe pas amoureux tous les jours ! Cela peut n'arriver qu'une seule fois dans la vie.
Le désir c'est la distance à parcourir entre la soif et la fontaine qui recule au fur et à mesure qu'on avance vers elle.
C'est une langue belle à qui sait la défendre,Elle offre des trésors de richesse infinie,Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre,Et la force qu'il faut pour vivre en harmonie.
Tant qu'on n'exerce pas le pouvoir on n'a pas idée de ce que c'est. On pense que c'est s'asseoir à son bureau, donner des ordres, ne jamais être contrarié.On imagine que c'est une facilité. Au contraire, plus on s'approche du [...] ► Lire la suite
Quiconque n'a pas habité la campagne ne peut se faire une idée de l'ennui qu'on y éprouve.
L'homme était insaisissable, l'existence, une énigme. Parfois un geste, un paysage, une rencontre, une parole, une musique, une lecture ; surtout l'amour, rachetaient ces ombres. Il fallait savoir, s'en souvenir, parier sur ces clartés-là, les attiser sans relâche.
Mon secret était simple : je n'avais pas le sens de la mesure. Au fond, c'est la clé de toute vitalité.
Les conflits, la vie des Etats n'étant pas immobile, se transforment en questions de puissance, celui qui la possède fait ce qui lui plaît.
Dans le langage sensuel, tous les esprits conversent entre eux, ils n'ont besoin d'aucun autre langage, car c'est le langage de la nature.
La désillusion complète m'a conduit à l'immobilité absolue. N'étant plus dupe de rien, je suis mort de fait.
Entendez-vous dans vos campagnes, mugir le féroce Baudouin ! Debout les damnés de la tête ! Du passé faisons table mise, mangeons la vie tant qu'elle est chaude !