La vie prend aux hommes beaucoup trop de temps.
Si on examine la nature des maladies, on trouvera qu'elles tirent leur origine des passions et des peines de l'esprit.
Les femmes pardonnent tout... sinon la race humaine serait éteinte depuis longtemps.
Les américains aiment tout ce qu'ils n'ont pas, en particulier les antiquités et les manifestations de la vie intérieure.
Personne n'a jamais fait sa dernière bêtise, puisque la dernière c'est de consentir à n'en plus faire !
Les hommes chantent parce qu'ils ont goûté à la mort.
Une seule inspiration fait la différence : les hommes sont des esprits, les esprits sont des hommes.
La nécessité de mourir n'est supportable qu'à celui qui la regarde comme telle.
La poésie plutôt que la poudre. Un mot, une phrase contiennent des charges explosives, susceptibles de libérer leur énergie latente lorsque s'offre l'occasion, qui servira de détonateur.
La crainte d'un défaut fait tomber dans un pire.
Se souvenir qu'un journal est une unité de surface : c'est la superficie qu'un ouvrier agricole peut labourer en une journée.
- Tu n'es qu'un misérable con !- Admettons, mais dans ce cas-là tu vas au bout du comptoir, c'est pas la place qui manque !
La plus grande chose dans la vie est l'expérience. Même les erreurs ont de la valeur.
La liberté que nous assure ce désengagement critique (à tous les sens de ce mot) est donc sollicitude et ouverture sur la totalité.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on monte avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que de penser avec les pieds comme il arrive souvent.
Commémorer la Révolution française est un peu comme célébrer le jour où on a attrapé la scarlatine.
Pressés à la fenêtre, nous assistâmes au massacre, attendant qu'on nous apportât les victimes.
Comme je le disais, je crois que c'est une bonne histoire. En tout cas, j'ai pris du bon temps à la raconter.
L'unique manière de déterminer la limite du possible est d'aller au-delà jusqu'à l'impossible.
Le bonheur est dans la jouissance du plaisir et dans l'absence de la douleur.
Et la chambre drapée en tulle vaporeux,Rose de la lueur des veilleuses voilées,Où ne sonnent jamais les heures désolées !Parfums persuadeurs qui montent du lit creux !
Afin de se divertir aux dépens des mortels, les dieux élisent parfois un auxiliaire humain qui, du coup, se croit installé dans l'Olympe, et, lorsque ses maîtres se fatiguent de ses services, se retrouve étranger parmi ses pareils, à la [...] ► Lire la suite
La réalité ne se révèle qu'éclairée par un rayon poétique
En te voyant pour la première fois, c'est sans la moindre hésitation que je t'ai reconnue.
La photographie n'est jamais qu'un chant alterné de "Voyez", "Vois", "Voici" ; elle pointe du doigt un certain vis-à-vis, et ne peut sortir de ce pur langage déïctique.
Insérer sans assimiler, dans une société multiculturelle, ce serait simplement s' imagine-t-on, imiter le modèle américain. puisque le creuset a prouvé là-bas son efficacité, pourquoi ne le prouverait-il pas chez nous ?
La guerre témoigne d'une incapacité à régler de façon complexe des problèmes fondamentaux.
Devenus protocole et politesses rituelles, les mots d'amour glissaient sur la toile cirée de l'habitude.
Il y a une clé pour chaque porte, et si vous ne la trouvez pas, vous pouvez en faire une. C'est toujours une option.
Je suis toujours ouvert envers les gens qui me disent que je me trompe parce que la plupart du temps, c'est le cas.
Si vous appartenez à une famille de la classe ouvrière ordinaire, la vie est simplement beaucoup plus dure que beaucoup de politiciens ne le réalisent.
J'ai une politique sur la peur: elle handicape l'âme, il faut donc la combattre.
Lutter contre le chômage restera évidemment la priorité du gouvernement.
Je suis d'un naturel insatisfait, j'ai tendance à chercher la petite bête.
Je le répète: c'est à l'école que se joue l'avenir de notre pays. Il faudra beaucoup de pédagogie pour vaincre les réticences et les conservatismes. Cela étant, comme partout ailleurs dans la société française, il suffirait de peu de chose pour faire naître la confiance et repartir de l'avant.
Quel vain spectacle que celui de la vie ! Dépourvu de substance, vacillant et fugitif.
L'humour, le cinéma et la littérature sont là pour leur permettre de digérer et de gouverner ces penchants inconscients.
Je suis passionné par la politique quand il y a du sang, du danger.
Confier la terre aux humains c'est comme confier un Western à Woody Allen.
Plus la télé vise à la surprise, moins elle surprend. C'est dans sa nature d'estomac ; les estomacs n'étonnent jamais, ils digèrent.
Que sommes-nous devenus, nous qui aurons inlassablement rêvé de bonheur, qui avons inventé la démocratie, su repérer les trous noirs, l'invisible sidéral et les amnésies de l'histoire ?
La défaite est tellement plus intelligente. On pourrait passer sa vie à la méditer. C'est auprès d'elle que l'on puise ses vraies ressources, que l'on sublime ses revanches. Que faire de cette défaite ?
Je pense assez souvent que, par la force des choses, le monde va bientôt continuer sans moi qui avais fini à m'habituer à lui.
Le rossignol reste fidèle à sa compagne, aussi longtemps qu'il est enfermé dans la même cage.
Il n'est pas au pouvoir de la fiction d'inculquer la vérité.
La pensée se glace en se traduisant en phrases.
L'immense majorité des hommes désire et a une femme à la mode, comme on a un joli cheval.
La sottise des gouvernements répond à celle des citoyens, la sottise des journaux à celle de leurs lecteurs.
L'injustice est le principe même de la marche de cet univers.
Ce qu'il y a de plus dur dans la vie, c'est d'être obligés de se détacher de ce qui nous est le plus précieux, ce pour quoi on donnerait tout. Comment continuer à vivre ?