La règle pour faire les liaisons, c'est de ne pas avoir l'air d'un serin.
Dans les situations de captivité, l'agresseur devient la personne la plus puissante dans la vie de la victime, et la psychologie de la victime est façonnée par les actions et les croyances de l'agresseur.
Nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang, halte aux armes nucléaires, halte à la course au néant. Devant tous les peuples frères, qui s'en porteront garants, déclarons la paix sur terre unilatéralement.
Je n'ai pas l'impression d'avoir été enfant, adolescent, homme mûr, puis vieux. Je suis à la fois enfant, adolescent, homme d'âge mûr et vieux. C'est sans doute un peu idiot. Mais ça change tout.
C'est trop long une vraie carrière ! On a trop le temps de voir les ficelles de ceux dont l'intelligence et la ruse l'emportent sur le vrai talent.
La force particulière de la sociodicée masculine lui vient de ce qu'elle cumule et condense deux opérations : elle légitime une relation de domination en l'inscrivant dans une nature biologique qui est elle-même une construction sociale naturalisée.
Toi qui marches dans le ventSeul dans la trop grande villeAvec le cafard tranquille du passantToi qu'elle a laissé tomberPour courir vers d'autres lunesPour courir d'autres fortunesL'important...
Mais quel, quel est ce paysOù frappe la nuitLa loi du plus fort ?
La meilleure chose que j'ai faite a été de choisir les bons héros.
Ce qui fait un artiste, c'est l'endurance, la volonté de persévérer, en dépit du doute, des désaveux.
Je vins dans les villes au temps du désordreQuand la famine y régnait.Je vins parmi les hommes au temps de l'émeuteEt je m'insurgeai avec eux.Ainsi se passa le tempsQui me fut donné sur terre.
Voir quelqu'un ne pas voir, c'est la meilleure façon de voir intensément ce qu'il ne voit pas.
Il arrive toujours un âge auquel la vie n'est plus qu'une habitude.
La tramontane, ça dure soit trois jours, soit une semaine.
Ne loue pas la journée si la soirée n'est pas passée.
La queue du chameau ne peut pas recouvrir ses fesses et ne peut pas chasser les mouches.
Un passage déprimant et difficile a préfacé chaque page que j'ai tournée dans la vie.
Sans musique, la vie serait un vide pour moi.
Un coeur aimant est la vraie sagesse.
Faites un choix: continuez à vivre votre vie en vous embrouillant dans cet abîme d'incompréhension, ou vous trouvez votre identité indépendante. Je pense qu'avoir le courage de sortir de la norme est la chose la plus importante.
Les doigts dans la prise : on est des mecs branchés.
La crise actuelle de l'euro, c'est la faute aux Etats membres, pas à Bruxelles !
Mon fils aime mon carbonara. J'ai essayé de maîtriser cette recette - c'est très simple mais très délicat. Une fois préparé, il faut la manger rapidement.
Je viens d'atteindre l'âge respectable de 120 ans et je me demande si c'est bien raisonnable. - Aussi ai-je décidé une entorse à mon régime, je vais me mijoter ce soir un petit plat de pissenlits par la racine.
On a affaire à une rêveuse totalement déconnectée de la réalité, en sautant elle a du penser qu'elle s'envolerait.
Un écrivain n'a pas plus de légitimité que quiconque à analyser à chaud les drames qui laissent la société sidérée. Il peut en revanche s'intéresser au sens des mots qui prétendent dire les événements.
La culture anglaise a toujours laissé la place belle aux provocateurs, jusqu'à les folkloriser pour mieux les contrôler.
Quel vain spectacle que celui de la vie ! Dépourvu de substance, vacillant et fugitif.
Nietzsche avait bien perçu comment la civilisation allait aboutir au dernier homme, une créature apathique sans passion.
Un artiste a des comptes à rendre à la postérité mais pas à ses contemporains.
C'est la seule chose que l'on peut conserver. Quand on n'a plus rien. L'envie de se tenir droit.
La situation la plus insupportable n'est pas le malheur subi, c'est le malheur imaginé.
La critique est osée, mais l'art a des ficelles.
Deux choses me remplissent d'horreur : le bourreau en moi et la hache au-dessus de moi.
L'idéologie n'est à craindre que lorsqu'elle s'appuie sur la haine.
Journal : institution incapable de faire une différence entre un accident de bicyclette et l'effondrement de la civilisation.
Tout le monde fait l'idiot au moins une fois dans la vie. Mais se marier, c'est le faire toute la vie.
Nous naissons dans l'esclavage. Et de là, si nous avons suffisamment la grâce, si nous sommes assez fous ou assez courageux, nous nous libérons.
La vraie séduction de l'acteur, c'est faire admettre au public qu'il est vraiment le personnage.
La politique, fille de la diplomatie et de l'escroquerie courtoise.
La présomption ? Une maladie sacrée. La vue ? Une tromperie.
Si vous voulez faire enrager votre femme, évitez de la contredire.
La mort, c'est la fin d'un monologue.
Le style doit être la pensée comme les barreaux au montant d'une échelle.
La plus grande charité envers les morts, c'est de ne pas les tuer une seconde fois en leur prêtant de sublimes attitudes. La plus grande charité, c'est de les rapprocher de nous, de leur faire perdre la pose.
L'offense négligée à la fin devient nôtre ; Qui souffre une licence en autorise une autre.
Il n'est point ardu de coucher quelque chose sur le papier quand déjà on l'a dans la plume.
Certains grands auteurs ont de la chance : ils se sont toujours sentis forcés d'écrire.
Celui qui ne fait pas, et n'imagine pas le mal, est porté non pas à nier l'existence du mal, mais à refuser de croire à la fatalité du mal, à se refuser d'admettre que le mal soit inévitable et inguérissable.
La guerre, c'est quand les jeunes rêvent de devenir grands-pères.