Les dents des femmes sont des objets si charmants qu'on ne devrait les voir qu'en rêve ou à l'instant de la mort.
Rien n'égale la douceur et la majesté nue de ses cloîtres.
On ne bâtit plus à Marsal, et qu'une maison brûle, on ne la relève pas. De-ci de-là, le long des rues, je vois des ruines recouvertes d'orties.
Ne suis-je la beautéQue parce que je flatte votre rêve ?Je suis tapie, effrayée, je suis prêteA me jeter en avant, à griffer,Ou à faire la morte si je sensQue ma cause est perdue dans vos regards.Demandez-moi d'être plus que le monde.Pansez-moi de vos voeux, de vos souvenirs.
La bonté n'a pas besoin de béquilles pour avancer.
Je dois beaucoup à cet homme simple qui me donna, en quelques entretiens, la clef lumineuse d'un monde inconnu...
N'est-ce pas finalement une piètre idée du politique, que de penser qu'il ne peut advenir au langage que sous la forme d'un discours directement politique ?
La contemplation soulage quelque peu du malheur. Plus on contemple, plus la douleur diminue.
Esclave le jour, reine la nuit.
Soyez circonspect lorsque vous avez trop bu, lorsque vous êtes près de la femme d'autrui, et quand vous vous trouvez parmi des voleurs.
Avançons dans la voie de la perestroïka.
Elle voulait m'arracher à l'hiver, m'extirper de la mort. Elle voulait juste m'aimer. Elle fut broyer par mon glacier.
Je pense que les gens qui viennent chez moi se sentent à l'aise, bienvenus et aimés. Et la plus grande chose dans mon salon (la cheminée) est en soi une expression d'amour.
Qui se donne de la peine ne connaît point le besoin.
Ne vous inquiétez jamais de la taille de votre arbre de Noël. Aux yeux des enfants, ils mesurent tous 30 pieds.
Demain est la chose la plus importante dans la vie. C'est parfait quand il arrive et il se met entre nos mains. Il espère que nous avons appris quelque chose d'hier.
C'est pourquoi je réussis si bien, parce que la paix est mon affaire principale, il ne s'agit pas d'argent. Il s'agit de s'assurer que tout le monde passe un bon moment, aime et vit et profite pleinement de la vie.
Il n'est pas difficile de trouver une personne dont je pourrais tomber amoureux, de lui donner une romance. Mais il est difficile de trouver une telle personne qui comprendrait votre point de vue sur la vie, accepterait qui vous êtes vraiment et qui prendrait vraiment soin de vous.
L'an dernier pour la cérémonie à Cannes, j'ai eu peur que mes lèvres restent collées sur mes dents.
La libération des femmes en tant que mouvement fait des points valables. Mais en dernière analyse, peu importe qui porte le pantalon - tant qu'il y a de l'argent dans les poches.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
C'est dur de gagner sa vie dans le monde de la boxe. Alors, de temps en temps, on est amené à faire des choses contraires à ses principes. En fait, il faut oublier qu'on en a.
J'avais 27 ans la première fois que je suis mort. Je me rappelle qu'il y avait du blanc partout. C'était la guerre et je me sentais vivant mais en réalité, j'étais mort.
La catastrophe ? Ce serait que persiste un monde où l'homme a des droits sur l'homme.
La diligence est devenue automobile, le lavoir est devenu machine à laver, le conteur est devenu télévision.
On ne peut pas épouser les laiderons uniquement pour avoir la paix.
L'excès en tout est la vertu de la femme.
On trouve dans la Bible beaucoup de situations du monde moderne. Par exemple, Noé, cherchant pendant quarante jours une place pour se garer.
On a divers sujets de mépriser la vie, mais on n'a jamais raison de mépriser la mort.
Accepter les risques inévitables de la vie, c'est ce qui fait la noblesse de la condition humaine.
Je vois très bien que le talent n'a de valeur que parce que le monde est enfantin. Si le public avait la tête assez forte, il se contenterait de la vérité.
La vie est une aspiration vers l'avenir.
Si vous voulez faire enrager votre femme, évitez de la contredire.
Les êtres sont ce qu'ils sont, ils vont là où les poussent des causes inconnues, venant de périodes infiniment lointaines. Ils se débattent, parfois, mais le courant puissant les entraîne quand même...
Que pourrait la volonté d'une minute contre la volonté accumulée de longs siècles.
L'intensité de l'amour est une question de mesure à l'intérieur de chacun, et c'est bien ce qu'il y a de pathétique chez les humains que la faculté de s'accrocher à si peu... de s'accrocher à rien.
La véritable poésie est faite d'impressions fugitives.
La vraie pitié est toujours celle que l'on éprouve pour soi-même.
Le signe doit tenir lieu de la chose en l'absence de celle-ci, la représenter au loin, à la fois détaché de la chose mais aussi suffisamment attaché pour ne renvoyer qu'à elle.
La plupart des bienfaiteurs ressemblent à ces généraux maladroits qui prennent la ville et qui laissent la citadelle.
Le vers est toujours un peu la cage de la pensée.
Traduire de la poésie, c'est comme vouloir empailler un clair de lune.
Dans presque aucune littérature moderne, il n'y a coïncidence entre la langue écrite et la langue parlée.
J'ai mal dans ma peau, je me sens nulle, zéro, inutile sur cette planète, je me fais honte au fond de moi. Je repousse toute idée d'indépendance, la vie me fait peur. C'est comme si cette peau n'était plus la mienne.
Ce n'est pas parce que les hommes ont édicté des Lois que la Personnalité, la Liberté et la Propriété existent. Au contraire, c'est parce que la Personnalité, la Liberté et la Propriété préexistent que les hommes font des Lois.
Ne te fie pas à tout le monde, mais à ceux ? Là seulement que tu as mis à l'épreuve. Dans le premier cas, c'est pure simplicité ; dans le second, sagesse.
On ne se donna jamais la peine de retourner la-bas du vivant de grand père, même si papa n'arrêtait pas d'en parler et, à présent, il n'y avait plus rien là-bas,sinon des souvenirs ; mais peut-être qu'un jour, avant de mourir, je retournerai y vivre.
C'est une femme qui a déjà quitté la vie. Elle regarde derrière elle par une porte - sans regret.
Je n'ai pas à croire ou à ne pas croire à l'innocence de Dreyfus. Mais je ne crois pas à sa culpabilité, parce que la vie m'a instruit à ne croire que ce que je comprends. Or, je ne comprends pas parce que, jusqu'à présent, on ne m'a fourni aucun mobile intelligible.
J'avais tout bêtement du chagrin et mon orgueil s'en emparait, puisque l'orgueil s'empare chez moi de la moindre contrariété pour en faire une flèche.