Arrivé au bord du précipice, il est trop tard pour tirer la bride et arrêter le cheval.
L'ombre va là où veut le soleil.
La queue du singe est longue mais quiconque la piétine il le sent.
Il est plus difficile de libérer une nation de la servitude que d'asservir une nation libre.
Rappelez-vous non seulement de dire la bonne chose au bon endroit, mais bien plus difficile encore, de ne pas dire la mauvaise chose au moment tentant.
La seule chose qui vient à un homme endormi, ce sont les rêves.
L'enfant ne fait pas grand cas en général de la tendresse de ses parents. C'est pour lui chose acquise. Il n'y pense même pas, il s'en lasse lorsqu'on le gâte.
De la parole à l'acte il y a un long chemin.
La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre.
Le hasard des événements viendra troubler sans cesse la marche lente, mais régulière de la nature, la retarder souvent, l'accélérer quelquefois.
Nous sommes têtus sur la vision. Nous sommes flexibles sur les détails.
L'introduction dans les programmes scolaires d'une éducation à la compréhension d'autrui réduirait considérablement mauvais comportements et mauvaises actions.
La colère est meilleure. Il y a un sentiment de colère. Une réalité et une présence. Une prise de conscience de la valeur. C'est une belle poussée.
Ma règle essentielle n'est pas propre au journalisme: je tiens à me regarder dans la glace le matin sans dégout.
La protection de notre avenir sur cette planète dépend de l'évolution consciente de notre espèce.
Le yoga est presque comme la musique d'une certaine façon; il n'y a pas de fin.
C'est là-dessus qu'est bâtie la civilisation, la culpabilité. C'est une émotion sous-estimée.
Là où il y a amour, il y a la douleur.
- Sébastian ! - Oh elle fait chier celle là... Tante Hélène. - Mon Canard ! - Qu'est-ce que tu m'as manquée, moi qui t'es cherchée partout.
L'égalité, consiste en ce que la loi est la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse
C'est effrayant de songer que tu es fée, et que tu fais que quand tu n'es pas là, tu es énormément plus là que quand tu es là.
Les trois étapes : la bouche, la couche, la douche.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens-là, le pavé devient un nuage.
La loi juste n'est point celle qui a son effet sur tous, mais celle qui faite pour tous.
Dans l'adolescence, on aime les autres femmes parce qu'elles ressemblent plus ou moins à la première ; plus tard, on les aime parce qu'elles diffèrent entre elles.
Vivre signifie sentir et penser, souffrir et jouir ; toute autre vie est synonyme de la mort.
La haine est certainement le plus durable des plaisirs : on se presse d'aimer, on se déteste à loisir.
Si l'on est blessé par une flèche empoisonnée, l'important est d'abord de la retirer, ce n'est pas le moment de s'interroger d'où elle vient, qui l'a tirée, de quel poison s'agit-il.
L'art fait qu'une copie offre souvent plus de charme que la nature elle-même.
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
La parole est dans le commerce des pensées ce que l'argent est dans le commerce des marchandises, expression réelle des valeurs, parce qu'elle est valeur elle-même.
Le péché est comme une montagne qui se présente sous deux aspects différents, selon qu'on la voit avant d'y être arrivé, ou après.
Au royaume des petits caractères, les microscopes sont rois. Et nous vivons, condamnés à la myopie par la loi, dans une société de notes de bas de page.
La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir l'oeil.
Quand Dieu a pétri la Terre de ses mains sacrées, il a fait une belle boulette.
La joie, c'est comme le malheur, ça vous tombe dessus sans ménagement.
L'art de la réussite est celui des réconciliations.
Ce qui est terrible dans la mort, ce n'est pas d'en être vaincu, mais de lutter.
Il faut parfois de la brutalité pour promouvoir sa subtilité.
Est-ce une loi de la jalousie d'être toujours en retard d'un amant ?
Elle mourut en prononçant ces mots qui tirent les larmes : Maman... maman... la vie... c'est beau !
Courir après l'esprit, c'est encore la manière la plus fatigante de n'attraper que la sottise.
L'érotisme, c'est la pornographie, sans la pesanteur.
Chacun de nous est la somme de ce qu'il n'a pas calculé.
La vie n'aime pas que l'on désespère d'elle.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Il ne faut pas croire au néant, même si c'est la vérité.
La véritable liberté, c'est lorsqu'on est libre vis-à-vis de soi-même.
Le malheur, dans le fond, n'est rassurant que lorsqu'il est partagé par la collectivité.
Il n'y a pas d'autre drame dans la vie d'un être que celui de l'instant, se répétant sans fin, de sa première perte de pureté...