Je vais être l'homme du jour. Il y a un moment que la France n'a pas surpris le monde. Elle va le faire aujourd'hui. Le problème, c'est ce beau temps. J'ai peur que mes troupes s'égayent dans la lumière.
Être un bourreau d'hommes, c'est la meilleure manière de décrocher les étoiles.
Oui l'islam politique est un ennemi mortel pour la République, oui il faut combattre toute forme de communautarisme.
Vaut-il la peine de s'évertuer durant vingt ans pour arriver au doute, qui pousse de lui-même dans toutes les têtes bien faites ?
Quelle bizarre folie que la vie en ce monde !
Juge tes amis dans les moments fâcheux de la vie, et en voyant la part qu'ils prennent à tes périls.
Mes chansons sont comme les rasoirs Bic. Pour le plaisir, pour la consommation moderne. Vous les écoutez, aimez-les, jetez-les, puis passez à l'autre. Pop jetable.
La vie est comme le sexe. Ce n'est pas toujours bon, mais il vaut la peine d'essayer.
La République pouvait être une religion : le patriotisme en était la plus claire manifestation.
Puissante est la souffrance quand elle est aussi volontaire que le péché !
A notre époque, on se refuse à croire que le plomb puisse être transformé en or... jusqu'au moment où on reçoit la facture du plombier.
On perd la plus grande partie de sa jeunesse à coups de maladresse.
La pitié pour la femme qu'on aime moins qu'on n'est aimé est une terrible passion.
La barrière la plus immuable de la nature se situe entre les pensées d'un homme et celle d'un autre.
Caresses et coups de poing dans la gueule sont les pleins et les déliés de l'amour.
La vie ne se passe pas sur la terre, mais dans ma tête.
La Bible est une lettre personnelle adressée à chacun de nous par Dieu.
La poésie vit d'insomnie perpétuelle.
L'université développe tous les dons de l'homme, entre autres la bêtise.
La véritable science enseigne, par-dessus tout, à douter et à être ignorant.
Après tout, c'est le développement de la personnalité humaine qui est le but suprême de la civilisation.
J'arrive au temps des échéances. J'ai dépensé ma vie qui n'est jamais qu'un prêt et qu'il faut rendre à la mort usurière.
Les savants sont des gens, qui sur la route des choses inconnues, s'embourbent un peu plus loin que les autres.
Il ne faut pas imaginer Dieu ni trop bon, ni méchant. La justice est entre l'excès de la clémence et la cruauté, ainsi que les peines finies sont entre l'impunité et les peines éternelles.
Les séductions de la chair sont moins distrayantes que celles du coeur et de l'esprit.
L'amour est la rencontre de deux myopes que le temps rendra presbytes.
Instruite, la vertu calcule aussi bien que le vice.
La destinée d'un peuple se compose de ceux qui visent à la gloire et de ceux qui visent à la fortune.
Les sociétés à castes et à classes rigides faisaient un gaspillage impardonnables de talents... Mais il faut reconnaître que de telles sociétés réduisaient les aspects nocifs de la compétition.
Le coeur et l'estomac communiquent ; on réconforte celui-là en comblant celui-ci.
Un acteur qui n'ose pas se faire d'ennemis devrait quitter la profession.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
L'Etat, c'est la providence des gens sans état.
La société, qui rapetisse beaucoup les hommes, réduit les femmes à rien.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
La fin suprême de la famille serait qu'entre les trois personnes il n'y eût plus ni sexe ni âge, que les fils fût le père de ses parents, l'époux de sa mère.
Un homme courtois doit, avant d'entrer dans la mort, faire passer sa femme avant lui.
L'exil, c'est la nudité du droit.
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
La patrie c'est la terre, et non le sang.
La sincérité, c'est le projecteur sous lequel on prend des poses. La franchise, c'est l'éclair de flash qui fixe la vérité d'un instant sans prétention d'en faire un tableau.
Le succès et la gloire ne nous griseront jamais que les tempes.
Même la mante religieuse est capable de se débarrasser de ses pinces quand elle n'arrive pas à se dégager.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Les vices de la cour ont commencé la Révolution, les vices du peuple l'achèveront.
Médecins et avocats étudient de longues années : cela exige peu de sommeil et de grands sacrifices de la part de leur femmes.
Un amant ne donne pas seulement la vie à tout, il fait aussi oublier la vie : le mari ne donne la vie à rien.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
Est-il donc si utopiste ou réactionnaire de prôner l'attachement aux valeurs de la patrie ?
- Du temps du muet... il y avait de la musique... - Maintenant aussi... mais on ne l'entend pas... les gens causent tout le temps !