Les politiques grecs ne reconnaissent d'autre force que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne vous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses et de luxe même.
La musique devrait être les mots de l'âme.
Lorsque dans une société, la force organisée n'est nulle part, le despotisme est partout.
Même lorsqu'on se croit heureux, le seul fait d'écrire nous fait voir ce bonheur-là comme une illusion...
Rien n'est plus humiliant parfois que la pitié exprimée.
La vérité n'est rien à l'homme sans sa découverte.
Poussée à bout la solitude n'est que la face voilée de la multitude.
Crains comme peste les mots Sortis de la littérature.
Le souci d'économiser l'énergie honore la ménagère.
Si la femme, dit le poète, est l'avenir de l'homme, il arrive parfois, loin des chansons, que l'enfant soit le passé de la femme.
Le livre vaut-il le glaive, la discussion vaut-elle l'action ?
Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l'envie est-elle si loin de la pitié ?
Les opinions, les théories, les systèmes, passent tour à tour sur la meule du temps, qui leur donne d'abord du tranchant et de l'éclat, et qui finit par les user.
Le vie s'accommode des milieux où les circonstances la placent.
La peur de mourir, c'est finalement la peur de vivre.
Et c'est là le grand reproche que j'adresse au pseudo-humanisme: d'avoir trop longtemps rapetissé les droits de l'homme, d'en avoir eu, d'en avoir encore une conception étroite et parcellaire, partielle et partiale et, tout compte fait, sordidement raciste.
Capitaine de tous les bateaux de la mer, je taillai la route avec cette putain de boule au creux du ventre. Ne pas être aimé ! J'en voulais pas de cette vie sans trace ! J'ai appelé la mort plus tard. Elle voulait rien savoir. Malgré la came, l'alcool. Elle ne voulait pas de moi.
Elle n'avait plus l'insouciance de la jeunesse qui digère toutes les tragédies parce qu'elle a le temps pour elle.
Le silence est la clé de la connaissance.
Si étroite que soit la marmite, le sel peut toujours y pénétrer.
Le joueur du tam-tam laisse la chanson aux autres.
Il ne s'agit pas de ce que vous portez, mais de la façon dont vous vivez votre vie.
La force d'un mur n'est ni plus ni moins que le courage des hommes qui le défendent.
Vous réalisez que la vie est courte et fragile ; et lorsque vous faites face à des murs d'eau, vous comprenez que votre propre mortalité peut changer et à quelle vitesse les choses peuvent changer.
Faites quelque chose tous les jours que vous ne voulez pas faire ; c'est la règle d'or pour acquérir l'habitude de faire son devoir sans douleur.
Chanter est à la fois un métier passionnant, mais aussi un métier de dérision.
A large panse, maigre cervelle ! Les morceaux succulents, s'ils enrichissent la chair, mettent l'esprit en banqueroute.
Il est bon d'aimer la musique, quoiqu'elle ait souvent le don magique de changer le mal en bien et de provoquer le bien au mal.
La meilleure chose à faire est de plonger avec votre imagination - vous ne pouvez jamais vous noyer.
Les hommes ne supportent pas le mélange explosif de la beauté et de l'intelligence.
Je crois que les enfants sont notre avenir. Enseignez-leur bien et laissez-les ouvrir la voie. Montrez-leur toute la beauté qu'ils possèdent à l'intérieur.
Mais quelles étaient les conséquences sur la santé mentale d'une musique, probablement âpre et violente, qui résonnait non-stop dans les oreilles ? Isolement auditif, murailles solitaires du son, pour paraphraser Elton John, et aucune échappatoire possible. Aucun bruit de la vie ne filtre jusqu'à vous. Aucune parole vivante. Votre existence se déroule sur bande-son artificielle.
Depuis la publication des caricatures de Mahomet, la nature irresponsable de la caricature a progressivement disparue. Depuis 2007, nos dessins sont lus au premier degré.
J'ai compris ce que la lumière peut faire d'un visage. J'ai pris conscience qu'une photo peut être forte.
La danse est pour les jeunes filles une précieuse initiation à cet art plus subtil : pressentir ce qu'un homme va faire.
Faible serait l'attrait de la connaissance, s'il n'y avait pas tant de pudeur à vaincre pour y parvenir.
La conscience de l'homme est une chose étrange, comme un feu que l'on croit éteint et qui se réveille.
Quand on n'a pas commis de faute, on ne peut pas être absolument sûr de soi. Tandis que lorsqu'on a bien vu les conséquences d'une bêtise, on ne s'expose plus à la recommencer !
La charge que soutiennent nos épaules doit être moins lourde que facile à porter.
La paresse et l'oisiveté, c'est contagieux !
La parole dont la simplicité est à la portée de tout le monde et dont le sens est profond est la meilleure.
L'animal qui a le plus profité de la compagnie de l'homme est le microbe.
L'attention est le burin de la mémoire.
Quand tu verras Dieu, redonne-lui vite l'adresse du monde : je crois bien qu'il a dû la perdre...
L'art étant devenu une des occupations recherchées des riches, les expositions se suivent avec un égal succès, quelles que soient ce qu'on exhibe, pourvu que les négociants de la presse s'en mêlent et que les étalages aient lieu dans une galerie connue.
Le bonheur est moins absorbant que la plus petite des souffrances.
S'il ne restait que deux hommes au monde, le plus fort n'hésiterait pas une minute, à défaut de suif pour frotter ses bottes, à tuer son unique compagnon afin d'en prendre la graisse.
Que c'est donc vite fait, la mort des autres.
A voir la manière dont on use auprès des malades dans les hôpitaux, on dirait que les hommes ont imaginé ces tristes asiles, non pour soigner les malades, mais pour les soustraire aux regards des heureux dont ces infortunés troubleraient la jouissance.
Un des plus beaux présents que la nature puisse faire à un comédien, c'est la mémoire : si elle lui est infidèle, le personnage qu'il représente disparaît ; on ne voit plus que l'acteur.