Instinct, tu es bien la perte des hommes, quoique tu sois capable, quand tu revêts de noblesse, d'être leur grandeur !
Ceux qui hésitent seront abandonnés dans la maison qui brûle.
Il est incroyable que la perspective d'avoir un biographe n'ait fait renoncer personne à avoir une vie.
La garnison a beau jeu près des dames, si les dames ne sont pas comme la ville, imprenables.
Si ce Dieu juste et bon N'envoie ses oraisons Qu'à des tueurs, Doit-on penser qu'alors L'oraison du plus fort Est toujours la meilleure ?
Face aux pratiques sociales la science montre ses limites et laisse seul au citoyen le pouvoir de choisir son destin.
Le problème du chrétien devant la vérité n'est pas de la découvrir, mais de lui ressembler.
La réalisation d'un film est une aventure si épuisante et si débilisante que, si l'on n'est pas convaincu d'avoir rencontré un sujet qui touche à la fois l'esprit, l'âme et l'oeil, il vaut mieux rester chez soi lire des livres.
Si quelqu'un dans un jardin bien arrosé brise la violette, le pavot Et le lys hérissé de langues jaunes, Les fleurs fanées laissent soudain tomber leur tête flétrie, Ne se tiennent plus et regardent, de leur cime, la terre.
La notoriété, comme le couple ou la vieillesse, rend prévisible.
Il n'avait pas eu encore le temps de prendre un tailleur et un chapelier parisiens. Avec ses cheveux longs et son petit chapeau, son ample redingote et son parapluie de famille, on l'aurait pris volontiers pour un bon paysan en [...] ► Lire la suite
Le soleil est couché, à présent l'herbe longueOscille, languissante, dans le vent du soir;L'oiseau s'est envolé de cette pierre grisePour trouver quelque chaud recoin où se blottir.Il n'est rien, dans tout le paysage désert,Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille,Si ce n'est que le vent, là-bas,Accourt en soupirant sur la mer de bruyères.
Et l'amour de nous-mêmes, pas la vanité ou l'amour-propre, le véritable amour viendra par la reconnaissance : "Oh, j'ai été enfin capable de me rendre heureux."
Nous ne voulons jamais compter sur la gentillesse d'inconnus pour faire face aux obligations du lendemain.
La maîtrise des mots est le début de la sagesse.
Il faut oser. Celui qui n'ose pas se condamne à être dévoré par la crainte.
Quand la queue de la vache dépasse le jarret, elle donne abondance de lait.
L'enfant c'est de l'argile, il prend toujours la forme qu'on lui donne.
Jusqu'à ce que nous puissions comprendre la beauté séduisante d'une seule fleur, nous sommes malheureusement incapables de saisir le sens et le potentiel de la vie elle-même.
Il n'est pas de douleur plus grande que de se souvenir des jours heureux dans la misère.
Je suis une personne de la classe ouvrière travaillant avec de la classe.
Aimer à la folie, oui mais pour aimer à ce point il faut t'aimer toi.
Contrairement à la peinture, à la sculpture ou à l'écriture, qui induisent une relation personnelle individuelle, entre l'artiste et l'amateur, la musique est destinée au concert.
Les grandes villes du monde sont toutes affligées de deux plaies : le luxe excessif et la misère.
Pour moi, la compétition ne veut rien dire. Il faudrait être prétentieux pour penser que, si vous êtes sélectionné à Cannes, c'est parce que votre film fait partie des 20 meilleurs de l'année sur l'ensemble de la production mondiale.
Si la foi est un don de Dieu, elle s'adresse à la liberté et à la raison.
Le silence est le sanctuaire de la prudence.
Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
La parole a été donnée au commun des mortels pour communiquer leurs pensées, mais aux sages pour la déguiser.
Si la vanité est le moteur de l'humanité, la flatterie en est le lubrifiant.
Mais on a beau pleurer très sincèrement, il y a toujours un moment où il faut remettre de la poudre.
La raison et la logique, c'est pour les temps ordinaires.
A Dieu ce qui est à Dieu, à César ce qui est à César ! Il fallait être là au moment du partage.
La ville est un lieu privilégié du recouvrement de l'invisibilité de l'essentiel.
Le chien fut créé juste pour les enfants. C'est le dieu de la fête.
La mort elle aussi brille par son absence.
Lorsque circulent dans un pays deux monnaies dont l'une est considérée par le public comme bonne et l'autre mauvaise, la mauvaise chasse la bonne.
Tous les coins de la terre ne sont pas bons pour vivre mais tous le sont pour mourir.
Il faut être logique jusqu'au bout même si en définitive, le triomphe de l'esprit signifie l'explosion de la matière.
Personne n'est la victime de personne.
Les applaudissements sont des simulacres et des gifles. La dernière punition de la soirée.
La vieillesse affaiblit tous nos sens. Le vieillard possède tout, mais il lui manque en tout quelque chose.
Tu vas et tu conquiers la terre de l'ennemi. Alors l'ennemi vient et conquiert ta terre.
La réalité est un yo-yo, le changement est la seule constante.
Sourire, c'est laisser s'éveiller le faune endormi au fond de nos cellules, se laisser guider par la saine intelligence des sens.
La jeunesse d'aujourd'hui s'en est trop fait conter, elle sait à quoi s'attendre et elle attend monts et merveilles.
Imprimer la forme à une durée, c'est l'exigence de la beauté mais aussi celle de la mémoire.
Peut-on justifier un capitalisme qui s'est développé sur la base de l'esclavage de masse ?
En dépit des perfectionnements électroniques, il advient parfois que la bonne vieille feuille imprimée soit le moyen d'information le plus pratique.
Mieux vaut aller à la poste hériter qu'à la postérité.