Le soleil est couché, à présent l'herbe longue
Oscille, languissante, dans le vent du soir;
L'oiseau s'est envolé de cette pierre grise
Pour trouver quelque chaud recoin où se blottir.
Il n'est rien, dans tout le paysage désert,
Qui vienne frapper mon regard ou mon oreille,
Si ce n'est que le vent, là-bas,
Accourt en soupirant sur la mer de bruyères.
Tu as été cet amour qui brise avec douceur les miroirs, qui dévêt d'une caresse invisible le coeur en armure, et qui me donne cette légèreté, comme une ancre hors le fond qui se dénude d'une enveloppe de silice. Je [...] â–º Lire la suite