La maîtrise des mots est le début de la sagesse.
Quiconque a sondé le fond des choses devine sans peine quelle sagesse il y a à rester superficiel. C'est l'instinct de conservation qui apprend à être hâtif, léger et faux.
La langue comme un couteau aiguisé tue sans faire couler le sang.
Toujours fidèle à sa conduite, L'abbé sans nuire à sa santé, Peut faire deux mots d'esprit de suite... L'un en hiver, l'autre en été.
Les mots qui n'ont jamais qu'un sens ordinaire, disent quand même la vérité quand ils ne vont pas bien ensemble.
Les mots étrangers, sans permis de séjour, on les reconduit à la frontière linguistique. Les clandestins qui demeurent sont férocement exploités.
Cette langue française qui nous fonde et nous soude. Les politiques devraient en priorité réfléchir à cette force-là.
Une chanson, c'est d'abord des mots sur des notes, ce n'est pas de la poésie. Il faut juste trouver le bon équilibre entre les divers éléments.
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l'échec humain. [...] Mais il n'est pas question que le national-socialisme se mette un [...] â–º Lire la suite
Je rêve d'une langue dont les mots, comme les poings, fracasseraient les mâchoires.
Une longue langue a de courtes mains.
Quelle pitié que les fous ne puissent parler avec sagesse des folies que font les sages !
La langue du coeur est mille fois plus variée que celle de l'esprit, et il est impossible de donner les règles de sa dialectique.
Les mots ne doivent être que le vêtement, sur mesure rigoureuse, de la pensée.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
Dites à une femme deux ou trois mots qu'elle ne comprenne pas, d'aspect profond. Ils la déroutent, l'inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d'enfant.
Il y a de la bonté aussi bien que de la grandeur dans la simplicité, pas dans la richesse.
Les idées, ça va et ça vient, sans aucune importance. Ce sont les mots qui sont difficiles...
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
L'homme du bonheur a accès à tout, notamment à la connaissance du malheur, tandis que l'homme du malheur n'accède à rien, pas même à la connaissance de sa misère.
La langue de bois, langue écologique qui ne pollue pas la pensée dans la mesure où elle n'en contient pas.
La seule connaissance absolue accessible à l'homme est que la vie n'a pas de sens.
Il faut tourner sa langue sept fois avant de parler... Quatorze fois pour les bilingues.
Meilleur que mille mots privés de sens est un seul mot raisonnable, qui peut amener le calme chez celui qui l'écoute.
La connaissance égaye l'âme.
La paix ! Sa recherche et sa rencontre sont dans la marche incessante vers la sagesse et le silence ; c'est une des plus grandes richesses que puisse posséder un être humain.
La moitié du dictionnaire, c'est des mots pour les vieux.
Après la vertu, c'est la connaissance qui élève un homme par dessus tout.
J'aimerais que les premiers mots de Dieu quand j'arriverais au paradis soient :"Aaliyah, tu m'as rendu très fier, tu as vécu une vie formidable. Entre, c'est par là!"
L'abus de mots a été le grand instrument de la sophistique et de la chicanerie, du parti, de la faction et de la division de la société.
La connaissance de la vie est comme le sable : elle ne salit pas.