Souvent on appelle la vie les bêtises que l'on fait.
La non-culture est un signe intérieur de sagesse.
Les partis de la liberté vivent de l'impuissance de leurs partisans.
Ne dit-on point d'une chose qui fait plaisir, qu'elle en vaut la peine ?
Les grandes fortunes ne se font pas sur les chemins de la vertu.
Les empires ne périssent pas sous les coups de leurs ennemis mais par leur propre épuisement et par la démission des forces qui les soutiennent. Il en va de même de nos amours et de notre vie.
La mort me passionne comme une chose à éviter.
Sans les bavards, qu'est-ce que deviendrait la police ?
C'est quand la poule est au repos qu'elle produit beaucoup.
L'air est précieux à l'homme car toutes les choses partagent le même souffle : la bête, l'arbre, l'homme.
Les révolutions n'ont jamais allégé le fardeau de la tyrannie, elles l'ont seulement transféré sur une autre épaule.
Quand on a connu une jeune fille de dix-huit ans et qu'on la retrouve mariée trente-cinq ans plus tard, on a peine à imaginer que c'est un seul homme qui a pu faire tant de dégâts.
La preuve qu'il y a des êtres intelligents ailleurs que sur Terre est qu'ils n'ont pas essayé de nous contacter.
Le roman policier peut être en prise directe sur la vie, permettre à un auteur de traiter sous forme de roman de grandes affaires criminelles mettant en cause de hauts personnages, d'en montrer les implications politiques et policières.
Ce qui distingue les forfaits de la vie de ceux du théâtre, c'est que dans la vie on fait plus et on dit moins, et qu'au théâtre on parle beaucoup pour faire une toute petite chose.
La beauté n'est pas quelque chose dont on puisse convaincre un tiers.
Un des traits dominants de la race humaine est de ne pas faire ce qu'elle désire.
La sexualité, c'est quelque chose que l'on a à l'intérieur de soi, une espèce de dynamique, de mouvement, de perpétuelle pulsion qui s'oriente vers un premier plaisir qui est le plaisir du corps propre.
Qu'aurions-nous besoin de la justice ou d'un justicier, quand il y a les visages et les corps ?
Il faut que la presse paraisse, surtout pas qu'elle paresse !
Il n'y a pas homme plus courageux au monde que celui qui réussit à s'arrêter après la première cacahuète !
La femme c'est une fleur, faut la garder dans l'évier comme dans un vase...
Je tairai le reste. Un grand boeuf est dessusMa langue. Mais la maison, si elle avait une voix,Parlerait fort clairement.
Gardons-nous, pourtant, de trop céder à la tentation de la généralisation. Dans la pire des époques, sous la condition la plus vile, la femme a vu chaque année naître le printemps.
La nuit est notre vérité, elle nous intime à rejoindre un lieu plus ancien qu'on appelle parfois l'âme, et dont la langue nous est indéchiffrable.
C'est la nature du savoir de changer rapidement et de transformer les certitudes d'aujourd'hui en absurdités de demain.
Je n'ai pas besoin que l'on m'offre des cadeaux, je ne veux pas être achetée. J'ai déjà tout ce que je veux. Ce que je souhaite vraiment, c'est quelqu'un qui sera là pour moi, qui me donnera le sentiment d'être en sécurité.
Je me suis toujours méfié de l'agitation mais je l'ai entretenue dans mon coeur, et l'on en retrouve la flamme dans mes arabesques.
La vie est ainsi faite à coups de petites solitudes.
La réalité expliquée de manière claire et sans tabou, intégrant une pointe d'humour, le journaliste ne cherche pas à endoctriner mais à informer, et c'est ce qui fait la différence.
La gaieté éclaire l'esprit comme la lumière du jour, et l'emplit d'une sérénité constante et perpétuelle.
Heureux ceux qui sont choisis pour continuer sur terre la grande injustice subie par le Christ, qui continue de sauver le monde.
La vie vaut la peine d'être vécue, mais pas d'être discutée tout le temps.
Le milieu de la chanson est un milieu très dur, on est seul sur la scène, on doit se défendre seul, contrairement au théâtre et au cinéma où on a des partenaires ...
Celui qui déguise la tyrannie, la protection, ou même les bienfaits sous l'apparence et le nom de l'amitié me rappelle le prêtre coupable qui a empoisonné le pain sacramentel.
La vie serait ennuyeuse sans ragots.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
La vérité n'appartient qu'à ceux qui savent, les autres ont le droit d'avoir celle qu'ils se sont inventée.
Je suis quelqu'un de serein, donc je ne peux pas être inquiet de l'avenir, même d'un court présent. J'essaye de faire face et d'être à la hauteur.
Je suis royaliste. Je vote au dernier tour de la présidentielle. Je ne vote pas à gauche, c'est une certitude.
Chacun de nos jours est une vie. Si la folie est meurtrière, le vice est un bourreau.
Je ne suis pas perfectionniste, mais j'aime la discipline. Je suis obéissante, mais je ne suis pas perfectionniste. Je pense qu'il est important de travailler dur et d'être aussi aimable que possible avec tous ceux avec qui vous travaillez. L'objectif, chaque jour, se concentre sur cela.
J'ai envie d'avoir une plus grande liberté sur scène. Ne plus avoir à me concentrer sur la guitare et le chant, mais favoriser l'échange avec le public. J'ai envie de regarder dans les yeux les gens qui veulent nous voir.
Le passé est une chose difficile, parfois il est gravé dans la pierre et d'autre fois, il est renvoyé à des souvenirs flous. Mais si tu te mêles trop longtemps de choses profondes et sombres. Qui sait quels monstres tu vas réveiller ?
À quoi sert la vie si on ne peut plus voir celui qu'on aime ? À quoi bon avoir des mains si on ne peut plus caresser, si on ne peut plus le serrer dans ses bras ? Si son parfum n'est plus dans l'air, à quoi bon même respirer ?
Ce qui m'énerve chez les amateurs de la parole c'est leur propension à juger un monde qu'ils ne connaissent pas.
On est jeune tant qu'on souhaite que chaque jour diffère de la veille ; vieux quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente.
Le sommeil est dans la vie le seul monde à nous, car la veille nous plonge dans l'illusion commune, dans l'océan de ce qu'on nomme réalité.
La foule croit qu'elle sait et comprend tout ; et plus elle est sotte, plus ses horizons lui semblent vastes.
Personne ne prêche mieux que la fourmi, et elle ne parle pas.