Et peut-être que tel se pense bien habile,Qui trouvant de mes vers la rime si facile,En vain travaillera, me voulant imiter.
Ce soir, la terre parlait d'enchantement et le ciel restait muet.
Enfant unique, je fus d'emblée non pas aimé mais préféré, par la force des choses.
Naître est un crime qui se punit de la peine capitale : la vie.
Nous en sortîmes... les uns les autres... les juifs de retour, les rescapés des fours d'Eichmann... les déportés du travail, du hasard... les victimes, et les bourreaux parfois travestis en victimes ! La société se remettait sur pattes vaille que pousse. Dans les décombres, ruines et mistouilles !
On peut être heureux dans le mariage, c'est possible, mais à condition que l'homme et la femme sachent comment se considérer mutuellement et qu'ils apprennent à chercher l'un chez l'autre le côté divin
Que le pauvre habite sur la place publique, personne ne le demandera ; mais le riche habiterait-il dans la profondeur des montagnes, il y trouverait des parents et des alliés.
Accomplis seulement de bonnes actions, n'en demande pas la récompense.
La brume de Noël ne fait ni bien ni mal.
Il n'y a que les os qui font du bruit dans la marmite.
La femme que je présente depuis mes débuts est toujours là. Elle est sacrée.
Plus j'étudie le monde, plus je suis convaincu de l'incapacité de la force brute à créer quoi que ce soit de durable.
Comme la bonté est belle chez ceux qui, d'un pas léger, parcourent le monde en souriant.
De tous temps, le mélange de l'idéologie et de la technocratie a abouti au pire. L'idéologie de la mondialisation heureuse associée à la technocratie d'organisations non-élues ne déroge pas à la règle.
Ma mère a modélisé et confectionné des vêtements, j'ai donc toujours eu une telle appréciation pour le design. Et puis Gossip Girl m'a complètement ouvert la porte de la mode.
L'héritage d'un homme est déterminé par la façon dont l'histoire se termine.
La beauté s'enfuit, la sagesse demeure.
J'étais très contente quand je ne parlais pas. C'est pour cela que j'ai commencé par la danse: je parlais avec mon corps, et je fermais ma gueule. Tout dire, sans dire.
Si la charité ne coûtait rien, nous serions tous philanthropes.
Si un homme transmet son expérience à travers ses chansons, il est courageux. Si une femme fait la même chose, on dira qu'elle manque de pudeur, qu'elle est trop émotive, voire qu'elle est folle.
Au reste, il n'y a aucun vice qui nuise tant à la félicité des hommes que l'envie.
Je ne me suis pas rapproché des Noirs pour des raisons politiques, mais pour leur musique et leurs danses. C'est la politique qui m'a rejoint.
Je pense que tout le monde devrait aller se coucher comme s'il avait un rendez-vous à la porte.
Je veux être une cordelette de violon qui sent la mélodie du maître et se casse.
À partir du moment où une chanson est bien foutue, qu'on peut la reprendre tous en choeur, elle devient populaire.
«Je suis dans l'aventure, je vais loin, dans des pays dont souvent je ne parle pas la langue.
Tombée amoureuse comme on attrape une maladie : sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m'en défendre, et puis...et puis je l'ai perdu. De la même manière...
Je suis comme toutes celles et ceux nés en 1945, un enfant de la guerre [...] un enfant qui a dû sa naissance au Paris de l'Occupation.
Il nous faut être animé par la soif de comprendre et de progresser. La sagesse ne s'obtient qu'aux prix d'une ardeur sans faille, d'une lutte acharnée pour approcher la vérité.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
La capacité d'oubli du public demeure plus importante que son pouvoir d'indignation. Ainsi s'expliquent la plupart des carrières politiques.
La modestie honteuse et la pudeur rougissante sont les mamelles ordinaires d'un pourboire exorbitant.
Il faut être trois pour apprécier une bonne histoire : un pour la raconter bien, un pour la goûter et un pour ne pas la comprendre. Car le plaisir des deux premiers est doublé par l'incompréhension du troisième.
Encre. Vil composé de tanin, de noir de fumée, de gomme arabique et d'eau, principalement utilisé pour faciliter la contagion de la bêtise et promouvoir le crime intellectuel.
Les caprices sont le privilège de la beauté.
Le cerveau est la tripe de la tête. Penser est un couteau !
Le ministre de la guerre a donné sa démission. La guerre est supprimée.
Je me sens comme "de passage" dans l'existence, à la manière d'un voyageur de commerce, également étranger à tous les pays que je traverse.
La politique n'est pas une science exacte.
L'art se situe dans l'intervalle, mince comme la peau, qui sépare la vérité du mensonge.
C'est à l'usage que la justice s'apprend.
Le suicide est la plus grande des négations.
La sagesse, c'est une prise de conscience. C'est la capacité de percevoir le sens profond des épreuves. La sagesse, c'est ce qui nous permet de faire face à toutes les difficultés de l'existence avec courage.
Comme si la mort était quelque chose de terrible, comme si quiconque avait une telle importance !
Mépris, rancoeur, jalousie, n'étouffent pas seulement la tendresse, mais notre être tout entier.
Lorsqu'un citoyen insulté n'obtient pas réparation, chacun doit s'attendre à être l'objet de la première insulte.
Plus on s'est trompé dans la vie, plus on donne de leçons.
Ce qui me fait plaisir, c'est que j'acquiers de la raison, sans perdre l'émotion excitée par le beau. Je désire bien ne pas me faire illusion, mais il me semble que je travaille plus tranquillement qu'autrefois, et j'ai le même amour pour mon travail.
De même la vie dépose sur le visage des individus, couche après couche, les rides successives de l'expérience où il est absolument impossible de discriminer la part du rire et celle des larmes. Déjections de l'expérience sur la sables de la vie...
Les passions de l'habitus dominé (du point de vue du genre, de l'ethnie, de la culture ou de la langue), relation sociale somatisée, loi sociale convertie en loi incorporée, ne sont pas de celles que l'on peut suspendre par un simple effort de la volonté, fondé sur une prise de conscience libératrice.