La sagesse ne consiste pas plus dans la science que le bonheur dans la richesse.
Après tout, c'est peut-être cela la sagesse : l'impossibilité d'imaginer.
J'ai souvent porté bonheur aux jeunes filles car la première avec qui j'ai travaillé s'appelle Sophie Marceau.
Le bonheur peut être trouvé, même dans les moments les plus sombres, si l'on se souvient seulement d'allumer la lumière.
Vivre, c'est souvent lutter vers des buts qu'on n'a aucun désir d'atteindre.
Ce monde en lui-même n'est pas raisonnable, c'est tout ce qu'on peut en dire. Mais ce qui est absurde, c'est la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme.
On ne demande point au syllogisme les principes de la science ; on lui demande vainement les lois intermédiaires, parce qu'ils est incapable de saisir la nature dans sa subtilité ; il lie l'esprit, mais non les choses.
Le principal usage que nous faisons de notre amour de la vérité est de nous persuader que ce que nous aimons est vrai.
La morale est l'épine dorsale des imbéciles.
C'est parce qu'il y a un vrai danger, de vrais échecs, une vraie damnation terrestre, que les mots de victoire, de sagesse ou de joie ont un sens.
La sagesse et la folie dorment dans le même berceau.
Le commencement de la sagesse est dans la découverte qu'il existe des contradictions dont il faut vivre la tension permanente et qu'il ne faut surtout pas chercher à résoudre.
Le courage se connaît dans l'épreuve, la sagesse dans l'offense, l'amitié dans le besoin.
La guerre transforme chaque bonheur en brûlure parce qu'on se dit toujours que ce sera le dernier.
Le véritable amour c'est quand un silence n'est plus gênant.
Les apparitions ont l'heureuse sagesse de n'apparaître qu'à ceux qui y croient.
Toute science de l'homme n'est qu'un discours.
Un sot a beau demeurer des années en contact avec la science, il ne connaîtra pas plus le goût de la science que la cuiller plongée dans la sauce ne connaît le goût de la sauce.
La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu'elle a été bienfaisante.
La magie du premier amour est d'ignorer qu'il puisse finir un jour.
Le bonheur est comme un frêle voilier en pleine mer : il suffit d'un orage pour le détruire.
S'il y a un amour pur et exempt du mélange de nos autres passions, c'est celui qui est caché au fond du coeur, et que nous ignorons nous-mêmes.
La plus grande sagesse est de réaliser son manque.
La sagesse des autres n'a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone - la guerre, l'injustice, l'amour, la maladie, le voisin -, on est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin.
La vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté rentre dans le domaine de l'admirable, elle n'est plus de la bonté.
Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure. Renverser père et mère pour le bonheur d'une ascension.
L'homme ne place presque jamais son bonheur dans les biens réels; il le met presque toujours dans la vanité, dans le sot plaisir d'attirer sur soi les regards et par conséquent l'envie.
La vraie capacité est celle de l'intelligence, la vraie science est celle du coeur.
On ne possède pas le bonheur comme une acquisition définitive. Il s'agit à chaque instant de faire jaillir une étincelle de joie. Ne l'oublions pas : "Souris au monde et le monde te sourira."
Les femmes sont toutes des sottes. Elles aiment provoquer le désir des hommes et le redoutent.
Il n'est point de coeur si grand, si magnanime, qu'un amour malheureux n'entraîne dans le crime.