La connaissance est un processus d'accumulation de faits ; la sagesse réside dans leur simplification.
Les gens sont formés pour adorer les dirigeants. Alors que la liberté est oubliée par beaucoup, il y en a toujours qui ne se soumettront jamais.
Doit-on savoir qui est gay et qui est hétéro ? Ne pouvons-nous pas simplement aimer tout le monde et les juger par la voiture qu'ils conduisent ?
Il n'y a pas de rempart qui résiste à la méchanceté.
La liberté politique signifie l'absence de coercition d'un homme par ses semblables.
La mode doit refléter qui vous êtes, ce que vous ressentez en ce moment et où vous allez.
Ici, à Rio, la Noël tombe en plein été austral et le simple fait d'exister est un véritable bonheur.
Je ne suis pas l'une de ces personnes qui entrent dans les détails de ma vie personnelle à la télévision pour attirer l'attention.
Quand Dieu vous ouvre une porte - quand la vie vous ouvre une porte - je pense que c'est important de le rendre, de renvoyer de l'amour en retour.
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
La timidité est une forme de politesse.
La donation est une montée vers la gloire par l'escalier de service.
Je n'admire jamais tant la beauté que lorsqu'elle ne sait plus qu'elle est belle.
Accepter d'être soumis à la nécessité et n'agir qu'en la maniant.
Toute loi trop souvent transgressée est mauvaise : c'est au législateur à l'abroger ou à la changer.
Le même discours dans la bouche d'un homme obscur, ou dans celle d'un homme qu'on considère, produit des impressions bien différentes.
Nos études ont montré que la probabilité qu'un programme corrigé fonctionne comme avant la correction est seulement de cinquante pour cent.
La pierre précieuse redouble d'éclat quand on la frotte.
La plus cruelle manifestation de désapprobation du public, c'est son absence. Qu'il siffle, mais qu'il vienne.
La vie sociale consiste à détruire ce qui lui donne son arôme.
Le monde est un mauvais génie pour la science, la science est le mauvais génie pour le monde.
Etrange l'homme sans rivage, près de la femme, riveraine.
La passion nous persuade toujours qu'elle fait nos affaires, et ne fait jamais que les siennes.
Le contribuable qui fait sa déclaration ressemble à une jeune fille qui arrive sur la plage. Il commence par retirer tout ce qui est permis et, si on ne le surveille pas, il en retire encore un peu plus.
Dieu ne peut pas mourir. La seule chose qu'il ne peut pas faire. Si l'homme est créé à l'image de Dieu, l'homme ne mourra pas. Dieu ne laissera pas s'éteindre son image.
Dans la lutte pour la vie, Celui qui est à bout de souffle, A bout d'arguments, A bout de tout, N'est heureusement et par contre Pas au bout de ses peines.
Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu'il pense ; de là ce plaisir qui flatte l'amour-propre d'une illusion délicate.
Pour que la religion soit appréciée de la masse, il faut nécessairement qu'elle garde quelque chose du haut goût de la superstition.
Celui qui s'avilit le plus dans le phénomène de la confidence, c'est précisément celui qui la reçoit.
On a beaucoup discuté la question de savoir si la femme n'était pas un être radicalement débile. Sa débilité n'est qu'apparente ; elle a, en effet, de meilleurs principes de vie que l'homme.
Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
Il est difficile, ici-bas, surtout quand on vit longtemps, de ne point encombrer sa conscience d'un petit péché par-ci, d'un petit péché par-là, plus ou moins consciemment.
Les yeux des femmes posent toujours la même question : est-ce qu'on me désire ?
Toute autorité contient les germes de la tyrannie.
Le comédien sait très bien ce qu'il apporte, parfois de manière géniale, ne dure que le temps de la représentation. Seul subsiste me souvenir. L'auteur, lui, existe grâce à cette trace qu'est l'écrit.
La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour être surmontée.
Pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont au sage, mais plutôt l'inverse ? Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre, tandis que les riches l'ignorent, dépendant de l'argent plus que de la sagesse.
Je me vante d'avoir grandi, mûri, vieilli dans la familiarité du vin ; à le tutoyer dès l'enfance, on perd l'esprit d'intempérance et de gloutonnerie ; on acquiert, on forme son goût personnel.
La vie serait plus intéressante avec un générique et des rires enregistrés.
De quoi meurt cet enfant ? Dût la réponse troubler, il meurt aussi de nos silences.
Si on avait autant de légèreté sur la perception des réalités physiques ou biologiques que celle dont on fait preuve à propos des réalités socio-humaines, on en serait encore à l'âge de pierre.
La radio et la télé resteront toujours, avec ou sans image, de la parole alternée avec de la musique, des mots et des notes, rien de plus.
La crainte de la mort fait oublier tous les maux, et toutes les incommodités de la vie.
On nous montre comment, avec les détergents actuels, on peut enlever des taches de sang. Mais il est probable qu'avec un t-shirt couvert de sang, notre soucis premier ne soit pas de faire partir la tache mais de trouver un endroit pour cacher le corps.
Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...
Aimer d'amour, c'est partir à la conquête des étoiles et tout risquer pour un embrasement du ciel.
Il n'est pas de signe plus sûr de la joie que de ne faire qu'un avec la joie de vivre.
Tu sors de la douche,Ô si fraîche et propre,Tu sens bon la fleur,D'un champ tout vert,Le monde brûle Marie,Il est creux, sombre et méchant.
La décision est l'événement qui provoque, chez l'un des deux chefs de guerre, la résolution de retirer les troupes.