Ce ne sont ni les brigands ni les incendies qui détruisent le monde, mais la haine, l'hostilité, les petites intrigues...
Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine ; alors le passé est comme s'il n'eût jamais existé.
La haine est plus fragile que l'amour. Il faut éviter de l'approfondir, si l'on ne veut pas la détruire.
La détestation des grands est une louange involontaire des petits.
Une nation est une société unie par des illusions sur ses ancêtres, et par la haine commune de ses voisins.
L'excès de sévérité produit la haine. L'excès de l'indulgence affaiblit l'autorité. Sachez garder le milieu et vous ne serez exposé ni au mépris ni aux outrages.
L'amour et la haine sont un voile devant les yeux : l'une ne laisse voir que le bien, l'autre que le mal.
Il faut apprendre, non pas pour l'amour de la connaissance, mais pour se défendre contre le mépris dans lequel le monde tient les ignorants.
La jalousie horrifie l'amour.
Amour de cent années et mépris d'une heure.
La haine du bourgeois est le commencement de la vertu.
En ce monde, la haine n'a encore jamais dissipé la haine. Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent. Seul l'amour dissipe la haine.
La jalousie et l'envie sont un brouillard qui obscurcit aux yeux du jaloux le mérite des autres.
Le mépris doit être le plus mystérieux de nos sentiments.
Si l'on retranchait du patriotisme de la plupart des hommes la haine et le mépris des autres nations, il resterait peu de choses.
L'amitié entre homme et femme est délicate, c'est encore une manière d'amour. La jalousie s'y déguise.
Les haineux diront ce qu'ils veulent, mais leur haine ne vous empêchera jamais de poursuivre votre rêve.
L'amour et la haine sont des sentiments qui s'alimentent par eux-mêmes, mais des deux la haine a la vie plus longue.
L'écrivain est un maître. Pour l'oeuvre, il a choisi de TOUT risquer. D'où la haine des esclaves : ceux qui, à l'Ïuvre, ont renoncé. Ils sont passés à côté des choses, c'est-à-dire de la mort.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
La haine est la plus grande affaire de la vie. Les sages qui ne haïssent plus sont mûrs pour la stérilité et pour la mort.
Du romantisme et de sa haine du conforme datent deux choses : le rêve d'immortalité a été remplacé par celui de la postérité, reconnaissance tardive des artistes maudits, lequel est éclipsé de nos jours par la notoriété, à savoir la dilatation de soi sur tous les réseaux et médias comme ego visible et flottant.
Les jobs à la con engendrent souvent le désespoir, la dépression et le haine de soi.
La solitude qui fut celle de Camus, sa détestation du spectacle mondain ou littéraire, mais aussi son refus de tous les systèmes qui enferment l'homme sont des aspects qui le rendent contemporain.
La haine engendre la haine ; la violence engendre la violence ; la ténacité engendre une plus grande ténacité. Nous devons affronter les forces de la haine avec le pouvoir de l'amour.
Seul l'amour vous comblera. La haine est toujours insuffisante.
C'est dans le mépris de l'ambition que doit se trouver l'un des principes essentiels du bonheur sur la terre.
La tolérance, c'est le mépris bourgeois de l'autre.
Et là où l'amour se termine, la haine commence.
Ceux qui font profession de mépriser la vaine gloire se glorifient souvent de ce mépris avec encore plus de vanité.
Dieu n'a pas donné à l'homme d'aiguillon plus aigu vers la victoire que le mépris de la mort.