Dans la vie en général, il ne paraît jamais naturel ni mérité d'être aimé. C'est un honneur.
L'érotisme, commercialement, est une chose ambiguë car si tout le monde convoite la vie érotique, tout le monde aussi la hait comme la cause de ses malheurs, de ses frustrations, de ses envies, de ses complexes, de ses souffrances.
Si l'amour est aveugle, pourquoi les femmes aiment-elles s'acheter de la lingerie fine ?
Pour avoir une conversation distinguée se rappeler de n'ouvrir la bouche que quand on n'a rien à dire.
Le lecteur idéal lit toute la littérature comme si elle était anonyme.
La véritable nature d'un individu ne se manifeste jamais aussi clairement qu'au moment où il subit une vexation, un outrage ou une offense.
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément.
Je ne suis pas une personne politique.... Je ne comprends pas la politique, je ne comprends pas le concept des deux parties et je pense qu'il y a probablement du bon et du mauvais des deux côtés, et qu'il y [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de seuil à la douceur, plutôt une continuelle invitation à être contaminée par elle, qui peut se briser en un instant.
Je pense en effet qu'il y a une alliance possible entre la lucidité - la vie est absurde, ridicule - et la joie. Car être heureux, c'est toujours être heureux malgré tout.
Supprime en toi la haine et la peur, qui empêchent d'aller librement vers soi-même et vers les autres.
Aimer son prochain, c'est une drogue douce, mon amour. Et ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale.
De même que la chenille choisit les plus belles feuilles pour déposer ses oeufs, le prêtre dépose sa malédiction sur nos plus belles joies.
On a tellement peur que ça explose, ça sert a rien de mettre la télé fort, ça stoppera pas tes beaux souvenirs avec elle. C'est tellement rare d'aimer sans faire d'effort.
Non, la guerre n'est pas la mère de toutes choses. La bataille ne produit rien, sauf de nouvelles batailles, d'où sa fécondité nulle.
Plus je trouve la vie ignoble, plus je réagis fortement par contradiction, avec humour et dans un élan de liberté et d'expansion.
Je suis assez nostalgique de l'époque où j'ai commencé en France car il y avait cette espèce de candeur et d'amour véritable pour la musique.
Je voudrais me consacrer à la cause de l'aliénation parentale.
- [Surexcitée] Jane, Jane ! Vous le saviez ? Le neveu de mon père reste à la maison ! Il arrive de Londres ! Un brillant jeune avocat... Et qui a une réputation ! - [Ironique] Pour ses retards ?
La musique française, c'est la musique du bonheur !
On ne peut pas célébrer la beauté, la puissance de la langue, du sens, et oublier le monde.
La femme abandonnée doit se contenter d'exister.
Chaque génération doit à la suivante ce qu'elle a reçu de ses devancières, un ordre social établi.
La puissance du ressort du grille-pain est proportionnelle à la taille de la cuisine.
Le mortel qui joint une santé florissante à la richesse et à la gloire doit se garder d'envier le sort des dieux.
Un chirurgien est un homme qui défend chèrement la vie des autres.
On est plus près du coeur quand la poitrine est plate.
Tant qu'il y aura des yeux reflétant les yeux qui les regardent ; tant qu'une lèvre répondra en soupirant à la lèvre qui soupire ; tant que deux âmes pourront se confondre dans un baiser, il y aura de la poésie !
L'administration, c'est mesquin, petit, tracassier. Le gouvernement, c'est pénible, difficile, délicat. La guerre, voyez-vous, c'est horrible, mais la paix, la paix, il faut bien le dire, c'est assommant.
Il y a trois hameçons auxquels se prend la femme : le torse, le sentiment, le métal.
L'érudition n'est pas la science, de même que les matériaux ne sont pas l'édifice.
La femme est tour à tour la joie et le fléau de la vie des hommes.
La mort est un fait. Nous n'essayons pas de corriger les faits.
C'est la vanité des hommes qui explique la parure des femmes.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
La confiance est une des possibilités divines de l'homme.
On demande volontiers au polyglotte : "En quelle langue pensez-vous ?" Je lui pose plutôt cette question : "En quelle langue souffrez-vous ?" Celle-là, c'est la vraie, la maternelle.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
La politique : plus ça change, plus c'est la même chose.
La tragédie russe a ceci de spécifique que d'abord elle suscite le rire, ensuite l'horreur, et enfin une indifférence obtuse.
Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
Si l'on veut qu'une chose soit vite connue, il faut l'entourer de mystère et prier ceux qui la connaissent de n'en jamais parler.
On n'échappe pas à la nature : les hommes s'accomplissent dans l'esprit, les faits y progressent, les images y poussent comme des plantes.
Seule la richesse donne le droit d'être original.
Croire en l'au-delà, ça ne suffit pas. Il faut croire aussi en la vie.
La parole, c'est comme un festin et quand un festin est servi, chacun doit y prendre sa part.
Si l'on avait autant de soin d'être ce qu'on doit être que de tromper les autres en déguisant ce que l'on est, on pourrait se montrer tel qu'on est, sans avoir la peine de se déguiser.
La politique vue avec la perspective d'un intellectuel diffère beaucoup de la pratique. Dans un cas, c'est un exercice de la pensée critique, dans l'autre une lutte pour le pouvoir.
L'âge entraîne une raréfaction des liens aux autres, puisque des compagnons disparaissent, alors que l'aptitude à contracter de nouveaux liens, d'autres amitiés, diminue. La vieillesse est seule.
Il faut faire sauter ce qui se fige, ce qui pèse et qui s'installe. Perséverer dans la percée. Ne pas craindre le chagrin d'une ébréchure. Renverser père et mère pour le bonheur d'une ascension.