Quand on compose de la musique, on est à l'intérieur de soi.
Avant de la quitter, il faut user la vie. Le moment d'être sage est voisin du tombeau.
Il est impossible de porter à travers la foule le flambeau de la vérité sans roussir ici et là une barbe ou une perruque.
A chaque jour suffit sa peine, à condition que la paye tombe bien en fin de mois.
Entre les personnes, parfois, l'intimité est lente à venir ; elle est la récompense de longues fréquentations et d'essais répétés.
Rien ne met mieux en évidence la pudeur masculine que de jolies jambes féminines : dès qu'un homme en aperçoit, il baisse les yeux.
La plupart des gens attendent d'avoir mal aux dents pour aller chez le dentiste. La plupart des sociétés attendent d'être dérangées par les victimes pour entreprendre des réformes.
Il suffit d'un moment de silence pour que le premier visage venu assure que la vie n'est pas une illusion, qu'il y a une vérité de la vie.
Nous mourons par manque d'amour, par une absence, par le désespoir. Ce qui nous retiens à la terre, c'est l'amour, c'est la vie. La mort a été construite avec le sentiment de refoulement dans l'homme. Nous avons fabriqué la mort.
On a toujours tort de désespérer de la nature humaine.
En quoi puis-je croire ? Ai-je raison de vivre ? Ma vie a-t-elle le moindre sens, la plus petite signification ? Suis-je un rouage indispensable de l'univers ?
Notre démocratie est parfaitement bancale. Elle n'avance que sur une seule jambe. Elle écarte de sa représentation plus de la moitié des citoyens.
La vie qui s'en vient Et qui s'en va Nous laisse pantois Comme des chiens...
La vertu, comme le corbeau, niche dans les ruines.
Dans une société où l'individu n'est pas reconnu, ce qui compte avant toute chose, c'est la tribu et le clan.
Les larmes sont le seul remède contre la haine.
Les animaux et les hommes font tourner la terre en coïtant.
Dimanche, c'était la journée des rollers. J'en ai pas fait : j'suis pas en campagne électorale !
Dans toutes les armées, c'est l'unité de volonté et de pensée qui assure la victoire sur les ennemis.
La vraie valeur d'un produit ne réside pas dans ce qu'il est, mais bien dans ce qu'il apporte. Ce qui compte, ce n'est pas le prix de l'ampoule, c'est celui de la lumière.
Je refuse de désespérer parce que désespérer, c'est refuser la vie. Il faut garder la foi.
La vérité appartient à ceux qui la cherchent et non point à ceux qui prétendent la détenir.
Car le coeur à vingt ans se pose ou l'oeil se pose,Le premier cotillon venu vous en impose,La plus humble bergère est un morceau de roi.Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,Au printemps Cupidon fait flèche de tous bois...
Si la cadence d'un tam-tam change, il faut que change aussi le pas des danseurs.
Dans la mystique éthique, l'homme possède, comme des biens inaliénables, la plus grande spiritualité et le plus profonde idéalisme.
L'égoïsme de la société a tué l'empathie et les mobilisations solidaires.
Le pape ne croit pas en Dieu; vous avez déjà vu un prestidigitateur qui croit à la magie, vous ?
On finit par s'en remettre à l'inspiration musicale pure, et à défaut, la musique ne mènera à rien de bon, ou elle aliénera tous les fans, sauf les plus purs.
La vie est nulle, mais d'une belle manière.
J'ai 50 ans, et alors ! La moitié de la vie, ce n'est pas la fin de la vie.
Le plus gros abandon de souveraineté, c'est celui de la souveraineté monétaire.
- Pour me rafraîchir, je me mets des feuilles sur la tête. - Tu pourrais aussi enlever ta toque en fourrure.
La différence entre un célibataire et un père de famille nombreuse, c'est que celui-ci range dans son portefeuille les photos de ses enfants à l'endroit où l'autre place son argent.
Le savoir-vivre est la somme des interdits qui jalonnent la vie d'un être civilisé, c'est à dire coincé entre les règles du savoir-naître et celles du savoir-mourir.
La propriété, c'est le vol.
La réussite n'est souvent qu'une revanche sur le bonheur.
La raison nous commande bien plus impérieusement qu'un maître ; car en désobéissant à l'un on est malheureux, et en désobéissant à l'autre on est sot.
Tout ce que l'homme a ajouté à l'homme, c'est que nous appelons en bloc la civilisation.
On en met du temps à se rendre compte de la nécessité où l'on est tous d'être perpétuellement amoureux !
La diligente abeille n'a pas de temps pour la tristesse.
Les suppositoires à la nitroglycérine sont beaucoup plus efficaces que ceux à la glycérine pure, mais se révèlent beaucoup plus bruyants.
La façon de remercier dépend de ce que l'on reçoit.
La peur n'est pas le pire. L'atroce, c'est la honte de se regarder succomber à la peur.
Le travail est un des domaines où seule la réussite compte, d'où l'obligation de plaire à ceux qui donnent de l'ouvrage.
La non-violence ne consiste pas à renoncer à toute lutte réelle contre le mal. C'est au contraire, contre le mal, une lutte plus active et plus réelle que la loi du talion.
Si tu te sers de la liberté en échange d'autre chose, comme l'oiseau, elle s'envolera.
Le lit, c'est l'endroit où on fait l'amour, pas le lieu de la maladie et de la mort.
Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa - en la bénissant plus qu'en l'aimant.
La philosophie est comme la Russie : pleine de marécages, et souvent envahie par les Allemands.
Il est regrettable pour l'éducation de la jeunesse que les souvenirs sur la guerre soient toujours écrits par des gens que la guerre n'a pas tués.