On ne triomphe que par la peine qu'on prend.
L'avantage qu'il y a d'entretenir une réputation de feignant, c'est que ça évite même la peine de faire semblant de travailler.
Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n'en prend pas.
Les premiers sujets de chagrin m'ont servi de cuirasse contre les autres.
La pioche se prend par le manche.
Je prend mon travail très au sérieux. L'important, en revanche, est de ne pas se prendre au sérieux.
Chacun est prêt à gémir de l'infortune d'autrui, mais la morsure du chagrin ne va pas jusqu'à l'âme.
De quelque manière qu'on s'y prenne on s'y prend toujours mal.
On ne prend pas l'oiseau à la crécelle.
On a si peu l'habitude du vrai que la moindre vérité, même le plus placidement émise, prend tout de suite un air d'insolence.
L'aigle ne prend pas les mouches.
Oui, la mort nous prend beaucoup mais elle nous donne aussi. Elle nous apprend ce qui est réellement important, par exemple : donner en retour après avoir passé sa vie à recevoir, courir après quelque chose qu'on aurait jamais dû laisser partir ou revenir sur ce qui a fait ce que nous sommes devenus.
Quand le chagrin est là, une journée dure autant que trois automnes.
Nous consacrons des milliards de livres à l'aide sociale, mais des millions sont prisonniers de l'aide sociale. Ça ne vaut pas la peine d'aller travailler.
Une âme peut se dire généreuse, quand elle prend plus de plaisir à donner qu'à recevoir.
A tout remettre en question on devient hostile à soi-même, on se prend en dérision, on s'essouffle sur une détermination sans objet.
Qu'est-ce qui vous prend à tous ? On a beau se pencher sur le problème, et bon Dieu voilà prés d'un siècle qu'on s'y emploie, oui, pas moyen de progresser d'un iota. Voyons, tu as un bon foyer, ici, de [...] ► Lire la suite
L'affreux chagrin qui vous désarme s'il ne trouve à verser qu'un pleur, c'est l'océan dans une larme.
La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds aux assassins.
Le plus beau triomphe de l'écrivain est de faire penser ceux qui peuvent penser.
La raison prend peur, si les promesses sont sans limites.
Plusieurs fois par semaine, je suis accueilli par ce M. Souami qui me prend bénévolement sous son aile, tout comme Cochet. Pourquoi? Pourquoi ces hommes ont-ils accepté de me sortir de la merde où j'avais poussé comme du chiendent? Au [...] ► Lire la suite
Si l'on veut abolir la peine de mort, en ce cas, que messieurs les assassins commencent.
L'homme ne demande à sa femme d'être intelligente que lorsqu'elle ne l'est pas. Quand elle l'est, il en prend une autre.
On ne jette pas un livre, on ne le brûle pas, on ne l'abîme pas, on en prend soin, on le range, on en est fier.
La vie prend aux hommes beaucoup trop de temps.
Il est très doux de scandaliser : il existe là un petit triomphe pour l'orgueil qui n'est nullement à dédaigner.
On passe tellement de temps à regretter ce qu'on a fait qu'il est bien inutile de se donner la peine de regretter ce qu'on n'a pas fait...
Remariage : Le triomphe de l'espérance sur l'expérience.
L'homme prend ses curiosités pour de l'amour.
Pas la peine de faire leur procès aux mots. Ils ne sont pas plus creux que ce qu'ils charrient.