La ville, pour quelqu'un qui ne sait pas lire, c'est d'abord des pistes d'odeurs, un bruit de fond, des éclairs et des chatoiements.
On lit comme on aime, on entre en lecture comme on tombe amoureux : par espérance, par impatience. Sous l'effet d'un désir, sous l'erreur invincible d'un tel désir : trouver le sommeil dans un seul corps, toucher au silence dans une seule phrase.
Le silence est très important. Le silence entre les notes est aussi important que les notes elles-mêmes.
On ne sait plus faire de galipettes de nos jours. J'entends des vraies galipettes de jadis, ces petits gâteaux ronds, dorés et croquants qui donnaient envie de danser chaque fois qu'on en mangeait et rendaient la joie de vivre aux plus moroses.
La vie n'est qu'une ombre ambulante, un pauvre joueur, qui se pavane et s'agite son heure sur la scène, et puis on n'entend plus ; c'est une histoire racontée par un idiot, pleine de bruit et de fureur, qui ne signifie rien.
Peut-être que dans la vie on a une seule chance, tant pis si on ne sait pas la saisir, ça ne revient pas.
On prend tout pour des chagrins d'amour quand on est jeune et qu'on ne sait pas.
Le monde des ombres ne nous instruit pas de ses visées.
Le silence est aux bruits ce que l'ombre est à la lumière, ou le sommeil à la veille : une autre face indispensable.
La réflexion sur un programme renouvelé parce que cette crise sanitaire a fait émerger des besoins nouveaux. Je pense qu'elle a été révélatrice de nos faiblesses dans notre ville et peut être un accélérateur de la transformation de la ville de Paris.
Un mari qui ne dit pas tout à sa femme pense sans doute que ce qu'elle ne sait pas, ne la blessera pas !
Il n'y a pas besoin de science-fiction pour concevoir un mécanisme de contrôle qui donne à chaque instant la position d'un élément en milieu ouvert, animal dans une réserve, homme dans une entreprise (collier électronique). Félix Guattari imaginait une ville [...] â–º Lire la suite
Il ne sait peut-être pas voler avec des ailes d'oiseau, mais en l'entendant j'ai toujours pensé qu'il volait avec ses mots.
Un ami, c'est quelqu'un qui sait tout de toi, et qui t'aime quand même.
On ne sait pas assez combien les femmes sont une aristocratie. Il n'y a pas de peuples chez elles.
Si tu cherches un trésor, il faut le chercher dans les endroits les moins visibles. Ne cherche pas dans les paroles des gens, tu n'y trouveras que du vent. Cherche au fond de l'âme de celui qui sait parler aux silences.
N'importe qui sait proférer des paroles menteuses ; les mensonges du corps exigent une autre science.
Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage.
La nuit fait voir de belles choses à qui sait voir les paupières closes. Le rêve élève l'élève qui sait écouter la leçon de ses songes.
Une femme peut fort bien porter une robe de bal sans savoir danser, une robe de cocktail sans avoir soif, un maillot de bains sans savoir nager, mais si elle met une robe de mariée, elle sait tout de suite s'en servir.
Certains me parlent de l'âme. Le corps meurt et l'âme demeure, mais où va-t-elle ? J'aimerais le savoir. Personne ne le sait hormis ceux qui élucubrent, ceux qui brodent.
A quoi ça sert de vivre une aventure si on ne sait pas ce qu'elle signifie ?
A vingt ans, on ne sait pas écouter entre les mots.
Un être cultivé, c'est quelqu'un qui sait vous ennuyer à la perfection sur les sujets les plus passionnants.
Dans les froides coursives d'enceintes médiévales la nuit se fait ailée pour qui sait s'y soumettre.
Les colères des amants sont comme les orages d'été, qui ne font que rendre la campagne plus verte et plus belle.
On mûrit, et la pluie reste accrochée aux branches des arbres qui seront un jour les maîtres du monde. Et heureusement qu'il y a la pluie, elle purifie le temps quand vous avez l'air d'un arc en ciel sinistre, elle débarrasse les rues des armées du silence pour nous laisser danser.
La moitié du monde ne sait comment l'autre vit.
L'agriculteur est un homme qui tire son argent de la campagne et le dépense à la ville.
La grosse truie ne sait pas pourquoi, en la regardant, la maigre rigole.
Le vrai sage ne craint pas la mort car il sait que la mort n'est rien. La conscience ne souffre pas puisqu'elle a disparu. Avec la chair qui pourrit, c'est l'esprit qui pourrit aussi, et les désirs, et l'angoisse.