La mort, quel déshonneur ! Devenir soudain objet...
L'autobus est un véhicule dans lequel il y a toujours de la place quand il va dans la direction opposée.
La mort est vraie. Et tout le reste est diversion. Sauf l'amour.
Il existe, dans le domaine sentimental, une virginité des mots ; ils la perdent non d'être prononcés, mais entendus une première fois.
Les passions sont aux sentiments ce que la pluie est la rosée, ce que l'eau est à la vapeur.
L'opinion publique absout le talent, la beauté et la richesse. C'est un critérium plus ou moins sûr.
La vie dangereuse est là, au milieu des miracles.
L'homme a besoin de se tromper lui-même : d'une part, il sauve une espèce qui a perdu sa capacité de survivre, d'autre part, il accélère la destruction de l'environnement qui lui permettait de subsister.
On ne peut pas aimer la quantité, on n'aime que la qualité.
Avec la mort d'un homme meurt toute la grâce humaine.
A condition de se poster aux bons endroits, le touriste est plus facile à exterminer que la vipère.
Le timbre de la voix nourrit l'imagination. La voix, c'est le début de l'intimité, on habille mieux l'image qu'on s'est fabriquée.
Chacun aime son sentiment quand il l'a dit, mais ce qu'on doit estimer est la parole dite à propos.
Dieu n'a pas voulu Que le noble vin se perde ; C'est pourquoi il ne nous donne pas que la vigne, Mais également la noble soif.
Obsèques. Consolez-vous quand il ne s'agit pas des vôtres : l'oraison du plus mort est toujours la meilleure.
Parfois le mensonge explique mieux que la vérité ce qui se passe dans l'âme.
'Quand les mouettes suivent le chalutier, c'est qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer.'
Qu'ai-je à perdre maintenant que j'ai perdu la Raison de ma vie - la Raison d'avoir peur pour quelqu'un.
A cheval donné on ne regarde pas la bride.
Personne ne se peut dire heureux avant la fin de la journée.
Tout comme Dieu a donné des doigts différents à la main, il a donné des voies différentes aux hommes.
Parfois stridente, souvent tendre, jamais effrayée et rarement sans humour, la voix de Desmond Tutu sera toujours la voix des sans-voix.
À la base, je crois que le leadership consiste à inspirer confiance aux autres.
La réalité est que nous pouvons changer. Nous pouvons nous changer. Nous pouvons changer d'avis. Nous pouvons changer nos coeurs. Et donc l'univers change.
On ne saurait choisir un ami à la façon dont un chien se précipite sur un morceau de viande.
La Suisse, c'est formidable, tout y est moins cher, même l'argent français !
Dans mes fluctuations les plus extrêmes, je n'ai jamais été athée dans le sens de nier l'existence d'un Dieu... Je pense qu'en général (et de plus en plus à mesure que je vieillis), mais pas toujours, qu'un agnostique serait la description la plus correcte de mon état d'esprit.
Je sais que le créateur s'en ira, mais son travail survit. C'est pourquoi, pour échapper à la mort, j'essaie de lier mon âme à mon travail.
Pour produire quelque chose de nouveau, il faut revenir à la source originelle, à l'enfance de l'humanité.
La liberté, c'est toujours la liberté de l'autre.
C'est comme ça qu'on a gagné la partie. Ensemble. Heureux. Et là, au fond du béton, on a enfin partagé notre rêve d'enfant : le rêve d'un amour sans fin...
Ce n'est pas la réflexion de l'artiste qui importe, mais celle de l'autre. Le peintre n'a qu'une vision des choses. Le tableau prend forme avec le spectateur.
On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés.
Si Dieu n'est pas à t'ouvrir les portes, sans doute est-il à te frayer la route conduisant aux portes.
L'expression a des frontières, la pensée n'en a pas.
Il y a un utile et un inutile en art. La majorité du public ne ressent pas cela, envisageant l'art comme une distraction.
On entend souvent la remarque : "Il parle trop", mais a-t-on jamais entendu la critique : "Il écoute trop" ?
Le grand amour, quand il n'y a plus de distance, quand on n'a même plus besoin de poser une question parce que la réponse est déjà en soi et en l'autre.
Notre meilleur voie vers la santé consiste à élargir notre sentiment d'identité.
La gloire et le plaisir, la honte et les tourments, tout doit être commun entre de vrais amants.
La plupart des bons mots sont des redites.
Le mariage simplifie la vie et complique la journée.
La presse, comme la femme, est admirable quand elle avance un mensonge, elle ne vous lâche pas qu'elle ne vous ait forcé à y croire, et elle déploie les plus grandes qualités dans cette lutte où le public, aussi bête que le mari, succombe toujours.
Le divorce est la soupape de sûreté de la chaudière conjugale.
La crainte est un ressort qu'il faut ménager ; il ne faut jamais faire de loi sévère lorsqu'une plus douce suffit.
La mode domine les provinciales, mais les parisiennes dominent la mode.
La colère se passe en disant l'alphabet.
Ce moment privilégié où la conscience d'être prime celle du corps.
La seule chose à laquelle l'homme doit renoncer s'il veut atteindre la suprême Vérité, c'est la notion de l'individualité - rien d'autre.
Le drame de l'amitié entre les hommes, c'est tout le coeur de la politique.