La poésie, sa brièveté, sa fulgurance, c'est le domaine de la jeunesse. Le roman, c'est lourd, suffocant, ce n'est pas fait pour l'impétuosité de la jeunesse.
La poésie mène au théâtre quand elle cesse d'être lyrique.
Chaque minute de la vie porte en elle sa valeur miraculeuse et son visage de jeunesse éternelle.
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.
L'humanité a les étoiles dans son avenir, et cet avenir est trop important pour être perdu sous le fardeau de la folie juvénile et de la superstition ignorante.
Ma poésie est vive comme le feu,elle glisse entre mes doigts comme un rosaire.Je ne prie pas, car je suis un poète de la disgrâcequi tait parfois le travail d'une naissance d'entre les heures,je suis le poète qui crie et [...] â–º Lire la suite
C'est à la poésie que tend l'homme. Il n'y a de connaissance que du particulier. Il n'y a de poésie que du concret.
Un mauvais écrivain : il conjugue ses verbes au moins-que-parfait.
La beauté de la poésie est que la création transcende le poète.
Le soutien-gorge a pour fonction de soutenir quelque chose de plus lourd que prévu, dont le poids a été mal calculé, et qu'il faut étayer après coup un peu comme on étaye avec des piliers et des contreforts le balcon d'une bâtisse mal construite.
Pour Dieu, l'imaginaire c'est une vue de l'esprit. La fiction ça le dépasse !
La chanson n'est pas une fille indigne de la littérature. On dit souvent plus dans une chanson de trois minutes que dans un roman de cinq cents pages.
La beauté finit en laideur, le destin de la jeunesse est d'être flétrie, la vie n'est qu'un lent pourrissement, nous mourons chaque jour.
Entre la femme qui l'a mis au monde et celle qui l'y garde, un romancier se devrait de remercier la terre entière.
Le style d'un écrivain est en étroit rapport avec sa vision du monde.
Il vaut mieux gâcher sa jeunesse que de n'en rien faire du tout.
Mettez une plume d'oie dans la main d'un moraliste qui soit écrivain de premier ordre. Il sera supérieur aux poètes.
Je ne suis pas un écrivain pleinement réaliste, plutôt légèrement expressionniste.
La poésie éclaire comme un feu d'artifice, elle ne veut pas chasser la nuit, mais, au contraire, en tirer parti.
La jeunesse croit toujours aux moissons éternelles.
L'ivresse de la jeunesse est plus forte que l'ivresse du vin.
Notre vie, ces cheminsQui nous appellentDans la fraîcheur des présOù de l'eau brille.
- Si vous comptez vous mesurez à l'art de la fiction sur le même pied d'égalité que les romanciers masculins, l'expérience est vitale. - Croyez-vous ? Et en quoi êtes vous qualifié pour me donner un conseil de ce genre ? - [...] â–º Lire la suite
Le pouvoir de la philosophie flotte dans ma tête... léger comme une plume, lourd comme du plomb.
Il y a beaucoup de rapports entre le roman de la quotidienneté et l'ethnologie du quotidien.
Les pires tourments sont intérieurs et la véritable histoire de notre vie se déroule dans le secret des âmes et des coeurs ; là s'écrivent les pages du roman que nul lecteur jamais ne lira.
La poésie est aujourd'hui l'algèbre supérieure des métaphores.
C'est uniquement à travers le roman qu'on peut réellement découvrir les véritables aspirations d'un peuple en devenir. C'est en même temps la seule façon de comprendre ses réactions.
Lire la fin d'un roman policier avant d'y arriver, c'est comme manger un biscuit fourré à la noix de coco en allant tout de suite à la noix de coco. Après il ne reste plus qu'à jeter le biscuit.
La jeunesse se passe à faire croire qu'on est un homme. L'âge adulte à faire croire qu'on est heureux quand on ne l'est pas. La vieillesse à faire croire qu'on n'est pas gâteux quand on l'est.
La poésie peut plaire encore, mais le combat , lorsque la vie est l'enjeu, ne se livre qu'en prose.