La poésie, sa brièveté, sa fulgurance, c'est le domaine de la jeunesse. Le roman, c'est lourd, suffocant, ce n'est pas fait pour l'impétuosité de la jeunesse.
C'est la prose qui donne l'empire à une langue, parce qu'elle est tout usuelle : la poésie n'est qu'un objet de luxe.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] â–º Lire la suite
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
Bien des gens prétendent qu'en art il ne faut pas raisonner ses impressions. C'est très possible, mais alors il faut se borner à prendre son plaisir où on le trouve et renoncer à juger quoi que ce soit. Un critique [...] â–º Lire la suite
La prose doit être un vers qui ne va pas à la ligne.
L'âge critique pour un homme ? Celui de sa femme...
La personne qui n'éprouve pas de plaisir à la lecture d'un bon roman ne peut qu'être d'une bêtise intolérable.
La liberté que nous assure ce désengagement critique (à tous les sens de ce mot) est donc sollicitude et ouverture sur la totalité.
Un auteur est peu propre à corriger les feuilles de ses propres ouvrages : il lit toujours comme il a écrit et non comme il est imprimé.
Un auteur blesse le plus ses lecteurs en dissimulant des difficultés.
Chaque génération doit faire face à ses propres problèmes. De ce point de vue, je ne pense pas que la jeunesse d'aujourd'hui soit si différente de celle d'avant
La maturité commence à venir quand on se contente d'avoir raison sans trouver nécessaire de prouver que quelqu'un à tort.
Peut-être que l'art du roman repose sur l'émotion.
La presse a tous les droits... La défendre depuis trente ans n'interdit pas un regard critique !
Alors s'assit sur un monde en ruine une jeunesse soucieuse.
Vitupérer la jeunesse est chez les adultes une nécessité hygiénique et favorise la circulation du sang.
J'ai dit plus haut que le consciencisme voit dans la matière un faisceau de forces entre lesquelles il y a tension, e que, sous son aspect dialectique, il croit possible la conversion catégorielle, par une disposition critique de la matière.
Le style de Kant est si lourd que, après sa pure raison, le lecteur aspire à la déraison.
On ne comprend guère le mot jeunesse avant trente ans.
Tant qu'un critique ne prend pas parti, il est historien.
Qu'est-ce qu'une grande vie, sinon une pensée de la jeunesse exécutée par l'âge mûr ?
Un coeur c'est lourd à porter.
La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable et une sérénité bien préférable à la passion.
Une femme, sur les genoux, avec laquelle on n'est plus d'accord, c'est lourd !
L'amour est lourd et léger, lumineux et sombre, chaud et froid, malade et sain, endormi et éveillé - c'est tout sauf ce qu'il est !
Avez-vous vu parfois une jolie vallée grises, sous un ciel lourd ? Puis brusquement les nuages se séparent, le soleil descend, et la vie, la couleur surgissent joyeusement et chantent partout. C'est à cela qu'elle ressemble en ce moment-ci. Le bonheur fait vivre ses yeux, et sa voix est une perpétuelle chanson.
La jeunesse doit non seulement assimiler tout ce qu'a créé la vieille culture, mais élever la culture à une hauteur nouvelle, inaccessible aux gens de la vieille société.
L'homme n'est pas fait pour vivre longtemps : l'expérience le corrompt. Le monde n'a besoin que de jeunesse et de poètes.
La jeunesse - tandis qu'on la traverse - c'est une éternité.
Ce qui m'importe, c'est l'éternelle vivacité et non pas la vie éternelle.