La folie, c'est l'intelligence à la renverse !
Il est impossible de connaître la vérité et de ne pas l'aimer. La connaissance sans l'amour n'a aucune signification.
La vision romantique de notre monde comme un d'éden bienheureux n'est revendiquée que par des gens qui n'ont aucune véritable connaissance de la nature.
Le mot donne à la pensée son existence la plus haute et la plus noble.
Qu'est-ce que l'humour ? C'est la faculté de rire des nigauds dans un pays où le nigaud est légion.
La connaissance de soi est une naissance à sa propre lumière, à son propre soleil. L'homme qui se connaît est un homme vivant.
Nous ne sommes pas le produit accidentel et dépourvu de sens de l'évolution. Chacun de nous est le fruit d'une pensée de Dieu. Chacun de nous est voulu, chacun est aimé, chacun est nécessaire.
La pensée que je serai demain avec toi me donne la force d'aller de l'avant aujourd'hui.
La pensée est la plus grande ennemie de la perfection. L'habitude de réfléchir profondément est, je suis obligé de le dire, la plus pernicieuse de toutes les habitudes prises par l'homme civilisé.
Il y a toujours dans la pensée une certaine quantité de rébellion intérieure.
De loin la pensée vigilante des mères nous fait comme une enveloppe mystérieuse à notre âme s'emmitouflant à moindre froid et à moindre peur.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
Chaque chemin vers la connaissance implique différentes règles, et ces règles ne sont pas interchangeables.
S'il est une faculté de notre nature de laquelle on puisse dire qu'elle est plus merveilleuse que les autres, c'est la mémoire.
La connaissance est une vieille erreur qui pense à sa jeunesse.
Le théâtre a toujours placé en exergue du monde ce qui le déchirait. Il n'existe que dans le rapport à la blessure dont le terme le plus commun est la psychose, la folie : l'histoire du théâtre est une longue histoire de fous, de possédés.
Il y a plus de fous que de sages, et même chez un sage il y a plus de folie que de sagesse.
Que l'homme serait heureux s'il n'avait pas la faculté de s'habituer à toutes les joies qui l'entourent.
C'est à la poésie que tend l'homme. Il n'y a de connaissance que du particulier. Il n'y a de poésie que du concret.
Convaincre, c'est triompher d'un adversaire, c'est une contrainte exercée par une intelligence sur une autre.
La connaissance de soi est le premier pas vers la maturité.
L'imagination ! Elle fait plus de victimes que toutes les maladies réunies ! Elle engendre des maladies ! C'est une forme de folie !
Le poète achemine la connaissance du monde dans son épaisseur et sa durée, l'envers lumineux de l'histoire qui a l'homme pour seul témoin.
Pour savoir la pensée de nos ennemis, nous ouvririons leurs coeurs ; ouvrir leurs papiers est plus légitime.
La vie n'est vraiment souriante qu'au tout jeune âge : il ne viendra jamais à la pensée d'un enfant, qu'un jour, il pourra perdre sa mère.
La connaissance du pays où l'on doit mener sa guerre sert de base à toute stratégie.
Qu'est ce que je veux au juste, la connaissance ou la liberté ? L'une est-elle possible sans l'autre ?
Il est évident que la concurrence, c'est la liberté. Détruire la liberté d'agir, c'est détruire la possibilité et par suite la faculté de choisir, de juger, de comparer ; c'est tuer l'intelligence, c'est tuer la pensée, c'est tuer l'homme.
Si déjà une sensation est un extrait falsifié du réel, qu'est donc une pensée ?
Le cosmos est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense.
Dieu nous a donné la faculté de nous souvenir afin que nous puissions avoir des roses en décembre.