Lire une pièce, c'est la mettre en scène dans sa tête.
Tout un chacun devrait éprouver du respect en face de l'humanité qui souffre.
Quand les pieds ne veulent plus vous porter, on marche avec sa tête. Et c'est vrai. Ce n'est peut-être pas dans l'ordre naturel des choses, mais ne vaut-il pas mieux marcher avec la tête que penser avec les pieds, comme il arrive souvent ?
C'est un triste, étrange, mystérieux monde; plein de chagrin et de malheur. Et pourtant, quand vient le rire, tout semble se mettre à danser sur son rythme.
Etre voyant, c'est comme lire dans un livre, et les plus beaux des livres du monde sont les êtres humains.
Il vaut mieux être à la suite des lions qu'à la tête des renards.
A parler humainement, la mort a un bel endroit, qui est de mettre fin à la vieillesse.
Pour rendre les idées efficaces, nous devons être capables de les déclencher. Nous devons les mettre en action.
Avec chaque face de chaque bande, un vieux souvenir est bouleversé. Une réputation se transforme en quelque chose que je ne reconnais pas.
Un journal coupé en morceaux n'intéresse aucune femme, alors qu'une femme coupée en morceaux intéresse tous les journaux.
Aujourd'hui, c'est du napalm que l'adulte met dans la tête des enfants et il est étonnant qu'il s'étonne quand l'enfant fabrique des cocktails molotov même avant d'être adolescent.
Avoir le sens critique, c'est déclarer en trois lignes qu'une pièce ou qu'un livre est une oeuvre admirable - mais c'est avoir besoin d'une colonne entière de journal pour expliquer qu'une chose est mauvaise.
A force d'entendre toutes ces histoires, il m'était apparu qu'un vrai Iranien était nécessairement un fugitif. Aussi m'arrivait-il quelque fois de regretter que nous nous soyons installés en France avant la révolution : nous n'avions pas pu mettre à l'épreuve notre endurance et notre courage - nous connaissions l'exil, mais nous n'avions pas connu l'exode.
J'ai consenti à des situations devant lesquelles soit on fiche le camp (on ferme les yeux, on n'a rien vu), soit on a l'imprudence d'y mettre le petit doigt, et alors on n'en sort plus !
Quand on coupe la tête d'un intellectuel, il meurt.
Le journal télévisé n'est plus qu'un film du monde en accéléré.
Nous devons faire face au fait épouvantable que nous avons été trahis à la fois par les partis démocrate et républicain.
N'importe qui étant bon à n'importe quoi, on peut, n'importe quand, le mettre n'importe où.
Un livre vous déplaît : qui vous force à le lire ? Laissez mourir un fat dans son obscurité : un auteur ne peut-il pourrir en sûreté ?
Il n'y a pas de place dans la tête d'un fanatique où la raison peut entrer.
Vinz : Alors celui qui cartonne c'est genre Coyote et pas Bipbip et c'est Brutos et pas Pifou c'est ça que tu me dis ? Et vas-y entre Titi et Grosminet c'est qui ? Saïd : Vas-y casse toi avec tes Grosminet [...] â–º Lire la suite
Les guerres, ce sont des hommes qui s'entre-tuent parce que d'autres gens qui se connaissent très bien ne parviennent pas à se mettre d'accord.
Inconnu : Si elle est verte, lever la tête ; si elle est pale, lever les sandales ! Elle a l'air pale ou verte ? Inconnu : Elle a l'air écrabouillée !
Faire naître un enfant n'est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde.
Ils vous ont encouragé à mettre un peu de votre poids dans leurs mains et dès que vous avez senti à quel point il était léger et charmant, ils ont étudié vos cicatrices et vos tribulations...
Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention.
Ecrire, c'est mettre en ordre ses obsessions.
Qu'avons-nous vu dans l'affaire Dreyfus sinon, en face de nous, un tel amas de saletés et de laideurs qu'à moins de nous en faire les complices, nous avons dû désirer de toutes nos forces que cela n'eût jamais eu lieu dans l'histoire du monde.
Je prétends regarder face à face le gouffre.
Il faudrait qu'on pût me relire avant de me lire : on m'aimerait bien mieux.
Celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles, ne prendra jamais la mer.