C'est un grave défaut d'être équitable quand votre tempérament vous oblige à travailler dans la satire.
Dieu s'est fait homme : c'est là l'étalon de la perfection. La femme n'est qu'un lieu raté qui se souvient des dieux...
Quand donc apprendrez-vous à mieux connaître l'avidité des hommes et à ne pas tomber dans le piège de la pitié ?
On est toujours faible devant la souffrance qu'on prévoit chez ceux qu'on aime.
L'homme, dans l'état actuel de la société, me paraît plus corrompu par sa raison que par ses passions.
Le Dieu vaincu devient le diable de la religion qui suit.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
Le succès est merveilleux, mais il implique l'effort de suivre le rythme de cette nymphe infidèle qu'est la popularité.
C'est le miroir qui se mue dans la femme.
La fortune est de verre ; et, lorsqu'elle éblouit, Soudain elle se brise, et c'est comme son dernier bruit.
Il faudrait arriver à n'avoir que des tentations relativement nobles. Et à ce moment-là, il est urgent d'y succomber. Même si c'est dangereux. Même si c'est impossible. Surtout si c'est impossible.
Il faut que l'homme apprenne à voir la mort comme un moment de la vie.
Le développement de nouveaux produits devrait être la plus importante préoccupation de l'entreprise.
Il n'y a pas moyen d'éviter la guerre ; elle ne peut être que différée au profit des autres.
Il y a une étincelle en vous, vous devez juste allumer la lumière et la laisser BRILLER.
La chose la plus importante qui s'est produite dans le monde dans ma vie, dans nos vies, est la suivante : par la grâce de Dieu, l'Amérique a remporté la guerre froide.
Je m'habille pour l'image. Pas pour moi, pas pour le public, pas pour la mode, pas pour les hommes.
Le tout, c'est de ne pas s'enfermer dans la haute gastronomie et ses prix astronomiques, mais de rester sur terre.
La mort ne me fait pas peur.
Cette histoire de développement durable, c'est de la connerie, on est déjà foutu ; c'est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d'arrêter de fumer sur son lit de mort.
On s'est servi de la confession, de la communion et de tous les sacrements pour commettre les crimes les plus horribles.
Il est vrai que l'âme n'a point de sexe... Le tempérament et l'éducation font toute la différence qui se remarque entre les sexes.
Nous aurons beau faire, nous ne connaîtrons jamais le repos, la douce immobilité des choses. Nous marcherons jusqu'au bout sur du sable mouvant.
Le monologue est la fumée des feux intérieurs de l'esprit.
La gloire est le résultat de l'adaptation d'un esprit avec la sottise nationale.
La peine capitale n'a jamais détourné les hommes déterminés à outrager la société.
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
L'apiculteur était communiste par amour des abeilles dont il admirait l'organisation. La reine lui posait un problème.
L'ironie est la bravoure des faibles et la lâcheté des forts.
La force n'a aucun pouvoir contre le mensonge.
L'instruction, on le sait, est la tarte à la crème d'une élite revue et corrigée par une élite de professeurs sans instruction.
La connaissance est dans l'action.
La vérité est un luxe de paresseux.
La fausse sécurité est plus que l'alliée de l'illusion, elle en constitue la substance même.
Le calme qui évoque la paix dans la nature, fait toujours présager, dans l'entourage des humains, quelque sinistre catastrophe, comme si leur état normal était l'agitation, le bruit et la fureur.
Les nations pauvres, c'est là où le peuple est à son aise ; les nations riches, c'est là où il est ordinairement pauvre.
La mort est le plus profond souvenir.
Une des choses que nous devons apprendre est que la souffrance est partie intégrante de la vie.
La vie se remplit de minuties et de soumissions qui l'étouffent à sa source et à son insu.
Ceux qui s'enferment dans la souffrance le font pour se protéger de la sympathie d'autrui.
L'amour est sublime et misérable, héroïque et stupide. Juste, jamais. Ce n'est pas l'amour qui relève du registre de la justice, c'est l'amitié.
On suit l'éléphant dans la brousse pour ne pas être mouillé par la rosée.
Celle qu'on aime, on la voit s'avancer toute nue.
La pâleur montre jusqu'où le corps peut comprendre l'âme.
La permanence et la durée ne sont promises à rien, pas même à la douleur.
Si l'on peut envoyer un homme sur la Lune, pourquoi ne pas tous les y envoyer ?
La joie n'a pas de nuances : ce n'est qu'une dilatation du coeur. L'auteur d'un chef-d'oeuvre applaudi et une petite femme qui fait de l'équilibre sur du fil de fer, dans un cirque, jouissent pareillement de leur gloire.
Si l'on va au fond des choses, on se rend compte que le monde n'a jamais été plus ou moins brutal qu'il ne l'est aujourd'hui ; tout cela dépend du regard que tu portes et de la vie que tu as choisi de vivre.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Ordinairement, c'est le four qui fait la galette : au théâtre, c'est l'inverse.