On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés : Ah qu'il est mignon ! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
Nous ne connaissons l'infini que par la douleur.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.
L'OABA, dont les enquêteurs travaillent sur les 280 abattoirs français, estime que 48% des animaux abattus en France le sont sans étourdissements. Un chiffre corroboré par un rapport du ministère de l'Agriculture datant de novembre 2011, qui affirme que plus [...] ► Lire la suite
La soie fait pour le corps ce que les diamants font pour la main.
Ne jugez pas la richesse ou la piété des hommes par leur apparence dominicale.
Le véritable office de toute foi est de donner à la vie un sens que la mort ne peut détruire.
Il n'y a pas de sécurité dans la vie, seulement des opportunités.
Je n'ai pas l'habitude de me sentir à ma place là où je suis.
Le sage ne s'assied pas pour se lamenter, mais se met gaiement à la besogne pour réparer le mal.
La sensation de l'expérience est la chose la plus importante, pas la capacité de la verbaliser ou de l'analyser.
La forme la plus haute comme la plus basse de la critique est un type d'autobiographie.
Les bandes dessinées sont des histoires; ils sont comme des romans ou n'importe quoi d'autre. Donc, la première chose à faire est de devenir un bon conteur.
L'ART est la domination. Cela fait penser aux gens que pour ce moment précis, il n'y a qu'une seule façon, une seule voix.
La première chose que je cherche chez une femme est la chaleur féminine. Ça n'a rien à voir avec un joli visage.
J'aime les femmes. Elles sont la meilleure chose jamais créée. Si elles veulent être comme les hommes et descendre à notre niveau, c'est bien.
Si mon destin est de perdre la raison à cause de la célébrité, alors c'est mon destin. Mais ma passion signifie toujours plus que tout.
Mes chansons sont comme les rasoirs Bic. Pour le plaisir, pour la consommation moderne. Vous les écoutez, aimez-les, jetez-les, puis passez à l'autre. Pop jetable.
L'analyse tue la souffrance.
Le "nul" est censé ignorer la loi. Pour les autres, il y a la prescription, le sursis et l'amnistie.
La femme nous remet en communication avec l'éternelle source où Dieu se mire.
Se révolter contre la tyrannie, c'est obéir à Dieu.
D'où vient que la même heure paraît à la fois si longue et si courte à deux êtres à qui la nature l'a délivrée comme une quantité absolue ?
Le seul courage est de parler à la première personne.
Les hommes naissent libres et égaux en droits. Seulement, par la suite, il y en a qui se marient.
La carrière des lettres et des arts est plus que décevante ; le moment où l'on arrive est souvent celui où on ferait bien mieux de s'en aller.
La comptabilité est la pince-monseigneur des sociétés anonymes.
Se marier, c'est prendre femme. Mais la femme de qui ?
c'est entreprendre sur la clémence de Dieu que de punir sans nécessité.
Qu'est-ce que la fin d'un monde si ce n'est un simple clin d'oeil d'un univers éternel.
La vie n'est pas mauvaise, elle est pire.
Nos souvenirs ce sont des tombes ; là aussi sont nos secrets.
La destinée d'un peuple se compose de ceux qui visent à la gloire et de ceux qui visent à la fortune.
La passivité est l'attribut majeur de la féminité.
C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité de vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Un médecin est un homme que l'on paie pour conter des fariboles dans la chambre d'un malade, jusqu'à ce que la nature l'ait guéri ou que les remèdes l'aient tué.
Une fois n'est pas coutume, mais peut coûter très cher. Souvent la vie, d'ailleurs.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Les héritiers des milliardaires versent peu de larmes. Ceux qui sanglotent au fond des nefs, près du bénitier, ne sont pas de la famille... c'est pour cela qu'ils pleurent.
L'exil, c'est la nudité du droit.
Aussi habile qu'on puisse être à simuler la maîtrise de soi, un front, une lèvre trahissent quand même un état d'âme.
Tout reste fondé sur le défi et la révolte. Le "donné" est, et sera toujours humainement inacceptable.
Le point faible de la tactique de la méditation est que de nombreuses questions restent sans réponse.
On ne peut traverser à gué un fleuve aux courants dangereux. Mais il est toujours possible d'y puiser pour étancher la soif.
Ceux qui prétendent que le théâtre n'est pas cher puent la morgue des riches.
A Los Angeles, ils ne jettent pas leurs ordures. Ils en font des émissions de variétés pour la télévision.
La poésie, c'est le point où la prose décolle.
Les nombres ont-ils un mode d'existence en dehors de la tête de celui qui les pense ?
Le grand problème de la production capitaliste n'est plus de trouver des producteurs et de décupler leurs forces mais de découvrir des consommateurs, d'exciter leurs appétits et de leurs créer des besoins factices.
Nous-autres savants, c'est dans la nuit des temps que nous cherchons nos preuves.