Je ne crois pas que le maquillage et la bonne coiffure peuvent rendre une femme belle. La femme la plus radieuse de la pièce est celle qui est pleine de vie et d'expérience.
Ma maman qui était coiffeuse m'a toujours dit qu'un des meilleurs conseils anti-âge était de savoir choisir la bonne couleur de cheveux.
- Si vous comptez vous mesurez à l'art de la fiction sur le même pied d'égalité que les romanciers masculins, l'expérience est vitale. - Croyez-vous ? Et en quoi êtes vous qualifié pour me donner un conseil de ce genre ? - [...] ► Lire la suite
Si je te balance dans la piscine maintenant, tu coules comme un caillou à la con ! T'en a trop pris mon vieux ! T'en a trop pris ! Trop pris ! Et n'essayes pas de lutter hein ! T'aurais des bulles d'air au cerveau, une rupture d'anévrisme, tu te ratatinerais et tu crèverais.
Les journalistes payent un très lourd tribut à la liberté d'informer, à la volonté de transmettre, à l'audace de déplaire, au courage de comprendre.
Déjà se fracture l'unanimisme factice né de la secousse morale qu'a subie notre pays le 7 janvier 2015.
La mémoire est vraiment bizarre : elle nous permet de nous souvenir de ce qu'on n'a pas vécu.
Les touristes, en général, se renseignent auprès des autres touristes, qui ne connaissent guère mieux leur chemin. Cela complique toujours tout. Surtout quand on ne parle pas la même langue.
Les mots qui font fortune appauvrissent la langue.
La vraie force du style est dans le sentiment.
La mort, dit-on, nous acquitte de toutes nos obligations.
Plus la direction est nombreuse, plus la société est décadente.
L'alcool est un anesthésique qui permet de supporter l'opération de la vie.
Il n'y a pas de conditions, de classes, de rang, dans la nature. Les hommes seuls ont cherché à mettre de l'ordre, là où il y en avait déjà et ils ont établi le désordre !
Si vous voulez connaître un homme, vous en apprendrez beaucoup en regardant la personne qu'il a épousée.
La vie n'a qu'une forme : l'oubli.
Il n'y a que les êtres heureux pour savoir ce qu'est la véritable souffrance.
Amertume de constater que le temps, naguère infini comme l'espoir, est une marchandise qu'on mesure en travail donné, en argent reçu, que la vie même n'est pas une matière, mais un maître !
Il y a antinomie entre les lignes hertziennes et les lignes du poète : comment la télévision, qui est lumière, éclat, mise en scène, évidence, peut-elle faire exprimer le secret d'une parole, l'écart d'une sensibilité, le risque du cri ou du chuchotement
Le public a sa part dans la grâce du théâtre, dans sa force esthétique elle-même. Il est la chair de l'émotion.
Chaque fois que nous ouvrons la bouche, dix mille morts parlent à travers nous.
Saisir l'universel dans le particulier nous aide à affronter l'existence en étant à la fois concerné et détaché, capable d'alterner la tristesse et le rire.
Il vaut mieux que les gens vous sourient dans la rue quand vous promenez le chien, plutôt que rentrer avec quelqu'un qui vous regarde mal à la maison.
Être en mesure de détruire une chose revient à la contrôler de façon absolue.
La peur chasse l'intelligence, chasse la bonté, chasse toute idée de beauté et de vérité.
Le travail est l'allié de la paresse dès qu'il est motivé. Rares sont ceux qui ont la chance de savoir vraiment pourquoi ils travaillent.
La raison peut être très copine avec la déraison, si ce n'est pas avec la dérision.
Le bon terreau pour un changement de paradigme, c'est de préparer sérieusement la société qui lui succédera et d'inlassablement informer les peuples sur la réalité du système.
Tout homme de race, turc, arabe, noir, chinois, indien, a une dignité. Il sait vivre ; il a son style de vie ; il fait place aux hasards de la vie avec tranquillité, parce qu'il porte en lui de quoi leur répondre.
Plaisanter devant le danger est la politesse suprême, un refus délicat de se poser en héros tragique.
La plupart des anthologues de poésie ou de citations sont comme ceux qui mangent des cerises ou des huîtres, cueillant d'abord le meilleur et finissant par tout manger.
Peur. C'est l'émotion la plus fondamentale, la plus humaine. Enfants, nous avons peur de tout. L'obscurité. Le croque-mitaine sous le lit. Et nous prions pour le matin. Pour que les monstres s'en aillent. Bien qu'ils ne le fassent jamais. Pas vraiment.
Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant des chiffres.
Ma relation avec Dieu est devenue tellement plus forte. Il a toujours eu sa main sur moi. Il m'a toujours guidé. Je n'allais pas toujours là où il voulait que j'aille. Mais Il m'a toujours eue. Maintenant que j'écoute et que j'obéis, la vie est tellement meilleure.
Ce n'est pas parce qu'il y a eu la grande tragédie du Bataclan, que la musique s'est arrêtée. On continue la musique et on continuera le dessin.
La France est un pays fort et riche.
Je détruis tout c'que j'crée, rarement j'me laisse guider. La course contre le temps inspire à abandonner l'envie d'respirer.
La beauté trop formelle devient une grimace.
Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.
Dans les drames atroces de Montauban et de Toulouse, la France voit l'Afghanistan se transporter sur son territoire national. Le sanglant dément de Montauban a prétexté la présence français dans ce pays pour tirer dans le dos de quatre de [...] ► Lire la suite
Sainte Thérèse, mon p'tit jésus, ne m'abandonne pas, donne moi la force, j'veux vivre encore, fais-moi ressusciter.
Habituellement, les gens ont tendance à dire que l'amitié garçon-fille est impossible, car souvent ambigüe. Pour moi, c'est l'amitié garçon-garçon qui m'a toujours paru délicate, beaucoup trop intéressée pour émettre des gestes désintéressés constituant, avec la confiance, une des bases de l'amitié.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
L'indifférence n'est pas une fatigue de l'âge. C'est la cessation des choix.
Ce n'est que par les beaux sentiments qu'on parvient à la fortune.
La valeur d'une civilisation se mesure à ce qu'elle sait non créer, mais entretenir.
Je me rends chez un homme qui m'est supérieur non pas avec la volonté de grandir en moi, mais avec la crainte de rapetisser en lui.
Le problème crucial de notre temps est engendré par la stagnation des théories politiques à une époque de progrès technologiques.
Nous vivons une société beaucoup trop permissive. Jamais encore la pornographie ne s'était étalée avec une telle impudeur. Et en plus, les films sont flous !
Plus on est semblable à tout le monde, plus on est comme il faut. C'est le sacre de la multitude.