La pensée naît de la contradiction.
L'esprit court et trouve une idée, l'idée court et devient pensée, la pensée va et trouve son homme
On ne naît pas en naissant. On naît quelques années plus tard, quand on prend conscience d'être.
Le cerveau des enfants est comme une bougie allumée dans un lieu exposé au vent : sa lumière vacille toujours.
Les propagandes politiques et publicitaires qui s'emparent brutalement des esprits sont bien plus fortes que les patients efforts de la pensée réfléchie.
Savoir écouter pour un acteur, c'est presque un projet d'existence.
Le théâtre n'est pas une dialectique c'est une trialectique.
La mort est douce : elle nous délivre de la pensée de la mort.
On ne naît pas vainqueur, on le devient.
La pensée naît d'événements de l'expérience vécue et elle doit leur demeurer liée comme aux seuls guides propres à l'orienter.
Quand la bouche se tait, le cerveau est en ébullition.
C'est à ne pas lâcher la pensée un seul instant qui fait durer les heures.
Le désaccord avec soi même est le pire des maux.
Plus le contenu de pensée est faible, plus le penseur prend d'importance.
Une véritable pensée ne traverse pas l'esprit.
C'est de la contradiction des idées et des forces que vient l'évolution.
Un philosophe parler d'amour ? On ne peut rien fonder sur l'amour. L'amour n'appartient pas à la juridiction philosophique. L'amour n'est en rien un concept qui se trouve par le raisonnement ou l'analyse.
Comment peut-on ne pas adorer les cloîtres, ces lieux tranquilles, fermés et frais, inventés, semble-t-il, pour faire naître la pensée pendant qu'on va à pas lents sous les longues arcades mélancoliques ?
Le philosophe est un artiste qui ne veut pas convenir de l'être.
Personne ne naît bon citoyen, bon démocrate ou bon dirigeant; cela prend du temps et de l'éducation.
L'artiste par excellence est celui qui a pris comme matière à sculpter sa propre chair, comme toile à peindre son visage et son corps, comme terre à modeler sa pensée et ses sentiments.
La contradiction aiguise le désir et précipite l'action.
Une grande pensée commence par voir quelque chose différemment, avec un déplacement de l'oeil de l'esprit.
Il y a contradiction indépassable entre la souveraineté absolue des Etats et la nécessité d'une gouvernance mondiale pour les problèmes planétaires vitaux.
Un esprit ouvert laisse une chance à quelqu'un d'y laisser tomber une pensée valable.
Toutes les croyances procèdent de la pensée mythique quand même elles se réclameraient de sa fin. Et c'est par leur mise en scène que lesdites croyances acquièrent les différences qui les distinguent.
La pire des décadences n'est point celle qui naît d'un excès de raffinement dans une élite, mais de vulgarité et de la méchanceté générales.
Etrangement, le projet fondamental du socialisme, libérer l'homme de la Chose, semble, dans son application concrète, l'y avoir aliéné davantage. De l'ordre des Choses, il n'a rien renversé.
Mains, outils de l'esprit sans lesquels la pensée n'est que chimère.
La pensée ne grandit que chez ceux qui sont capables d'amour et de haine.
Rien ne dompte la conscience de l'homme, car la conscience de l'homme c'est la pensée de Dieu.