La pensée naît de la contradiction.
Le passé n'est plus, il est irrévocable, et c'est assez que de penser au présent et à l'avenir.
S'il n'est pas réconfortant, il est en tout cas flatteur de penser qu'on mourra sans avoir donné toute sa mesure.
C'est une misérable chose que de penser être un maître si l'on n'a jamais été élève.
C'est mettre en contradiction les lois avec les sentiments naturels que d'exiger d'un accusé de dire la vérité, alors qu'il a tout intérêt à ne pas la dire.
La conscience est un tribunal qui casse vite ses sentences.
Quand nous parlons de l'humain, nous avons une conception de l'humanité dans son ensemble, avant d'appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l'accepter comme une réalité physique. Mais quelqu'un peut-il douter aujourd'hui du fait que tous les millions d'individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
On ne naît pas élève, on le devient.
Naviguer est une activité qui ne convient pas aux imposteurs. Dans bien des professions, on peut faire illusion et bluffer en toute impunité. En bateau, on sait ou on ne sait pas.
Dieu. Créature mythique et fictive à la base de toute conception religieuse.
Les idées volent, la pensée reste.
C'est une chose étrange à quel point la sécurité de la conscience donne la sécurité du reste.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
L'amour c'est la générosité du coeur, il ne connait pas l'apparence physique, ni l'argent, c'est le fait de penser à quelqu'un malgré la distance ; ce qui fait le plus souffrir c'est le mensonge et les faux espoirs.
Je t'aime, - loin de toi ma pensée obstinée,Et, par l'instinct d'amour à l'amour ramenée,Reviens vers toi, voltige alentour de ton cou,De tes yeux, de tes seins, comme un papillon fou,Et, grisé de tourner dans ton cercle de femme,Reste des jours entiers sans rentrer dans mon âme...
Beaucoup de gens peuvent faire illusion dans ce monde, uniquement parce que le sort ne les a pas mis à l'épreuve.
Rien que de penser à ces années de carême, il se force à engouffrer le maximum de nourriture dans la panse. Ça se conçoit, mais ça présente un danger plus ou moins lointain. Trop ou trop peu, au finish on en crève.
Les opprimés ne doivent jamais laisser leur conscience s'endormir. La religion rappelle à chaque homme qu'il est le gardien de son frère.
Les promeneurs qui respectent la pelouse sont des êtres dominés. Ils refusent d'admettre que la pensée humaine demeure tout aussi sauvage que les herbes de la préhistoire.
Il s'agit moins de penser davantage que de penser autrement.
Nous avons besoin que les pères interviennent, qu'ils réalisent que leur travail ne s'arrête pas à la conception ; que ce qui fait de vous un homme n'est pas la capacité d'avoir un enfant mais le courage d'en élever un.
Si retranchée soit notre vie, perdue sur les hauteurs brûlées de vent, elle n'est jamais si proche que dans une poignée de visages aimés, que dans cette pensée qui va vers eux, dans ce souffle d'eux à nous, de nous à eux.
Avec l'âge, j'en suis arrivé à penser que la seule façon de se faire pardonner ses privilèges était de ne pas s'en servir.
La pensée de cette lutte universelle provoque de tristes réflexions, mais nous pouvons nous consoler avec la certitude que la guerre n'est pas incessante dans la nature, que la peur y est inconnue, que la mort est généralement prompte, et que ce sont les êtres vigoureux, sains et heureux qui survivent et se multiplient.
Or il n'est pas de grande pensée qui ne puisse se résoudre, pour la commodité de la circulation et pour le besoin des applications vulgaires, en une certaine quantité d'idées tout simplement utiles.
L'affirmation de la vie ne va pas sans la pensée de la mort, sans l'attention la plus vigilante, responsable, voire assiégée, obsédée de cette fin qui n'arrive pas à arriver.
La conscience fait de nous tous des lâches.
Où va une pensée quand elle est oubliée ?
J'ai conscience d'être sur une pente ascendante mais ça ne durera peut-être pas. Sentimentalement je suis épanoui et avec ma fille c'est génial aussi, je n'ai pas encore les problèmes de l'adolescence. Pour l'instant, quand elle me voit arriver à la crèche, elle court dans mes bras. La définition du bonheur, c'est ça.
Le véritable leadership vient du coup de coude silencieux d'une voix intérieure. Cela vient de la prise de conscience que le moment est venu de passer de l'attente à l'action.
L'idée vous vient-elle de vous séparer d'un livre, qu'il vous fiche mauvaise conscience !