Ne crie pas vers Dieu,car la source est en toi ;Si tu n'en combles l'issue,elle coule à jamais.
Pour découvrir les défauts d'une fille, félicitez-la auprès de ses copines.
Les vrais grands hommes doivent, je pense, éprouver une grande douleur sur la terre.
La politesse ne coûte rien et achète tout.
La haine doit être mortelle, et l'amitié immortelle.
Ouvrir un livre de poésie, c'est vouloir s'éclairer avec une bougie en pleine déflagration de la bombre à hydrogène. Parier pour la bougie en ce cas, est tout à fait insensé, et cependant, c'est peut être dans ce genre de pari que réside notre avenir.
Maladie de la folie, ou tard ou jamais guérit.
C'est assez facile de se perdre. Avoir des enfants est vraiment utile. Ils vous désabusent assez rapidement de la notion de votre grandeur.
J'aime pouvoir aller dans un pub du coin et savourer de la bonne nourriture, en particulier les pubs qui accueillent mes chiens.
Le problème est le suivant : la musique noire est de plus en plus encombrée d'éléments blancs, souvent agréables mais toujours superflus, facilement et avantageusement remplacés par des éléments noirs.
Pensez à tous les problèmes, à tous les défis auxquels nous sommes confrontés. La solution à chacun commence par l'éducation.
L'origine de la douleur, c'est la soif de plaisir, la soif d'existence, la soif d'impermanence.
Se réveiller, c'est se mettre à la recherche du monde.
Quoiqu'un homme soit frêle, la joie le rend fort.
" On dit " et " peut-être " sont les deux huissiers de la médisance.
La servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer.
La plus sublime révélation, c'est que Dieu est en chaque homme.
L'argent, c'est la couille des familles.
Le mensonge ne diffère en rien de la vérité, sauf que ce n'est pas la vérité.
Faute d'art, la crainte d'un mal nous conduit à un vice.
La première vertu d'un écrivain est la propriété du vocabulaire.
Les bêtises d'une époque donnée sont pour la science des époques suivantes aussi précieuses que sa sagesse.
Le pamphlet est l'arme de ceux qui ont découvert l'erreur, pas encore la vérité.
On ne sert bien ses patrons qu'aveuglément, la satisfaction béatement accrochée aux lèvres.
Rien n'enhardit à commettre une faute, à courir un risque, comme la pensée de se savoir absous d'avance...
Vivre n'est pas autre chose que la somme de nombreuses expériences accumulées.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Epargnons à la vertu le malheur de voir jamais la raison avoir recours aux vices.
Comme l'esprit se perd dans le luxe, il se forme dans la frugalité.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
N'invitez pas plusieurs hommes de lettres à la fois : un bossu préférera toujours la compagnie d'un aveugle à celle d'un autre bossu.
La plupart des choses se produisent par accident.
Et parfois ce n'étaient même pas des mots, Rien que le son dont des mots veulent naître, Le son d'autant d'ombre que de lumière, Ni déjà la musique ni plus le bruit.
C'est un endroit qui ressemble à la Louisiane,À l'Italie,Il y a du linge étendu sur la terrasse,Et c'est joli.
Il a fait la moitié du travail, celui qui a fait le commencement.
La vie de toute personne qui pense est un drame terrible.
Je ne suis pas attaché à mon fauteuil, la porte est grande ouverte et pourtant je suis prisonnier, enfermé dans mon immobilité.
Cela ne vaut pas la peine d'essayer de faire plaisir aux gens en se taisant ou en racontant ce qu'ils veulent entendre.
C'est un stoïque des grandes circonstances, que désemparent facilement les petits tracas de la vie courante.
Je pense que la liberté la plus suave pour un homme qui est sur terre consiste à pouvoir vivre s'il le veut, ans avoir besoin de travailler.
Il restait là, taciturne et triste comme sont les grands comiques, l'oreille fermée à toutes les trivialités qui bourdonnait à ses côtés.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
Chez nous, la gastronomie est vraiment une religion dans le grand et noble sens latin de ce mot reliogio, c'est-à-dire : un lien entre les hommes.
La politique qui vise à garder la confiance des marchés perd la confiance du peuple.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Je marche dans l'antiquité la plus reculée. Je veux relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à compléter.
La peur est la chose la plus condamnable et la plus dommageable pour la personnalité humaine dans le monde entier.