La politique n'est pas seulement l'art du possible. Il est des moments où elle devient l'art de rendre possible ce qui est nécessaire.
Il y a des moments où il faut se précipiter à la poursuite de l'espérance.
Combien de temps la politique étrangère de la France se décidera-t-elle en fonction de l'émotion du moment, si justifiée soit-elle, ou d'un prochain congrès de parti ? Les Français n'auraient-ils pas encore compris que le péché majeur, en diplomatie, est de se laisser guider par la politique intérieure ?
Une politique qui se borne à brasser des rêves les trompe tous. Une politique qui les ignore se trompe sur la nature de ceux qu'elle prétend conduire.
Toute politique tend à traiter les hommes comme des choses.
Souvenez-vous qu'en politique il n'y a pas de principes. Il n'y a que des moments propices. Et la capacité de les saisir au vol. C'est ce qu'on appelle avoir de l'astuce.
Est-ce qu'il faudra les durcir, est-ce qu'il faudra le (confinement) prolonger ? Vraisemblablement. Est-ce qu'il faudra y revenir à d'autres moments ? Sans doute parce qu'on ne sait pas combien de vagues on aura et comment le virus va se comporter, comment on va l'absorber.
Rares sont les moments où l'homme est égal à lui même !
La généralité carcérale, en jouant dans toute l'épaisseur du corps social et en mêlant sans cesse l'art de rectifier au droit de punir, abaisse le niveau à partir duquel il devient naturel et acceptable d'êre puni.
Il est des moments où il faudrait oublier les vieux espoirs et s'en créer de nouveaux.
C'est être plus politique qu'on ne pense que de savoir passer aisément du badinage au sérieux et du sérieux au badinage.
Dieu murmure dans nos moments de joie, mais tonne dans nos souffrances. La souffrance est son mégaphone pour réveiller un monde engourdi.
Le scrutin majoritaire est le plus démocratique, car il permet aux électeurs de choisir la politique à mettre en oeuvre.
Le peuple américain comprend parfaitement que, pour assurer sa protection et mener notre politique étrangère, nous dirigeons des opérations complexes, que l'on ne peut dévoiler au grand public. Pas par goût du secret, mais par devoir. C'est la prérogative du pouvoir exécutif.
La liberté intellectuelle est la seule garantie d'une approche scientifique et démocratique de la politique, du développement économique et de la culture.
Pour les sociétés comme pour les personnes, le détour par l'Autre est nécessaire à la connaissance de soi. Au bout de chaque différence, on trouve deux questions : "Pourquoi sont-ils ainsi ?", et par suite : " Pourquoi ne suis-je pas ainsi ?"
Le spectacle n'est pas un ensemble d'images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.
Tout homme politique est, au sens fort du terme, un homme politique qui promet.
J'ai toujours pensé qu'en politique un petit pas fait ensemble vaut mieux qu'un grand bond solitaire.
L'ordre social ne vient pas de la nature ; il est fondé sur des conventions.
Il importe essentiellement en politique internationale de ne jamais démunir son pays des moyens dont il peut avoir besoin, non pas seulement pour lui mais pour la communauté des nations solidaires.
Nous plaçons régulièrement la classe politique sous le plancher de la cave dans notre estime collective, et au bout du compte, nous allons tout de même courir la réélire.
Il y a des moments où mieux vaut ne rien dire. Il faut alors accepter de traverser la réalité différemment : ressentir, éprouver.
Choisis en politique le bon ordre. Choisis en affaire l'efficacité. Choisis pour agir l'opportunité. Ne rivalise point : tu seras sans reproche.
Tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit déclaré coupable, s'il est jugé indispensable de l'arrêter, toute rigueur qui ne sera pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi.
L'histoire de la lutte des races fait apparaître que la lumière - ce fameux éblouissement du pouvoir - n'est pas quelque chose qui pétrifie, solidifie, immobilise le corps social tout entier, et par conséquent le maintient dans l'ordre, mais est, [...] â–º Lire la suite
Ce que nous désignons toujours par « opinion publique » ne repose que pour une part minime sur l'expérience personnelle et sur les connaissances des individus; par contre, elle est en majeure partie suscitée, et cela avec une persévérance et [...] â–º Lire la suite
L'illusion est un effet nécessaire des passions, dont la force se mesure presque toujours au degré d'aveuglement où elles nous plongent.
Le talent, c'est comme l'argent : il n'est pas nécessaire d'en avoir pour en parler.
La politique qui vise à garder la confiance des marchés perd la confiance du peuple.
J'ai bien peur que l'étape transitoire nécessaire entre le communisme et le capitalisme ne reste l'alcoolisme.