Nous n'existons que parce que nous sommes reliés aux autres par la parole.
Oui, je le sais, nous ne sommes que de vaines formes de la matière, mais bien sublimes pour avoir inventé Dieu et notre âme.
Montebourger: dire le contraire de son chef.
Nous sommes très petits, comme des souris qui doivent traverser la vie en faisant des trous, parce que nous n'avons aucune idée de quoi faire d'autre.
Ceux que nous aimons, nous pouvons les haïr. Les autres nous sont indifférents.
La réputation qu'on nous prête ne change rien à ce que nous sommes en réalité. Voilà pourquoi il faut mépriser les jugements plus ou moins faux que l'on porte sur nous.
Qui ne peut retenir sa langue vivra dans la peine.
S'il est si dégoûtant de juger, ce n'est pas parce que tout se vaut, mais au contraire parce que tout ce qui se vaut ne peut se faire et se distinguer qu'en défiant le jugement.
Nous nous faisons plus de mal que les autres ne peuvent nous en faire.
L'héritage offre la possibilité de toucher dans l'âge adulte les sommes qu'on vous a refusées dans votre jeunesse.
Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise. La pluie qui dévaste ou l'eau qui irrigue.
Nous sommes devenus, en un mot, métaphysiquement démocrates.
Pessimiste : femme qui pense qu'elle ne pourra pas garer sa voiture entre deux autres dans un espace visiblement trop étroit. Optimiste : l'homme qui pense qu'elle n'essayera pas.
Si l'univers est le fruit du hasard, si nous ne sommes rien d'autre qu'un assemblage à la va-comme-je-te-pousse de particules périssables, nous n'avons pas la moindre chance d'espérer quoique ce soit après la mort inéluctable.
Nous sommes des oiseaux de passage, demain nous serons loin.
Notre peur la plus profonde n'est pas d'être inapte, notre peur la plus profonde est d'avoir un pouvoir extrêmement puissant. C'est notre propre lumière et non notre noirceur qui nous effraie le plus. Nous déprécier ne servira jamais le monde [...] â–º Lire la suite
La tristesse du coeur humiliera l'homme, et la bonne parole le réjouira.
En aimant les autres hommes, l'homme agrandit sa pensée.
Ceux qui ont le péché dans le coeur, mais la parole séduisante, ressemblent à la cruche enduite de nectar, mais pleine de poison.
Dans un poème ou une nouvelle, on peut décrire des objets parfaitement triviaux dans une langue on ne peut plus banale, mais d'une grande précision, et doter lesdits objets d'une force considérable, et même confondante.
Une bonne parole éteint plus de feu qu'un baquet d'eau.
- Nouvelle technique : on passe pour des cons, les autres se marrent, et on frappe. C'est nouveau. - Et les autres font ça aussi ? - Ah non, ça c'est que nous. Parce qu'il faut être capable de passer pour des cons en un temps record. Ah non, là-dessus on a une avance considérable.
Une nation forte, comme une personne forte, peut se permettre d'être douce, ferme, réfléchie et sobre. Elle peut se permettre de tendre la main aux autres. C'est une nation faible, comme une personne faible, qui doit se comporter avec fanfaronnade, vantardise, témérité et autres signes d'insécurité.
Individuellement nous sommes tous des gens très bien, c'est collectivement que nous faisons le mal.
Oui, il faut dire aux jeunes filles, il faut répéter aux jeunes hommes, que le mariage ne contentera pas leur besoin d'amour ou de passion, qu'il y est contraire par définition, puisqu'il est la monogamie organisée, et que la passion, dans le premier état de la vie amoureuse, correspond à un instinct polygamique.
L'état moderne, quelle qu'en soit la forme, est une machine essentiellement capitaliste. Plus il fait passer de forces productives dans sa propriété et plus il devient réellement capitaliste collectif, plus il exploite de citoyens. Les travailleurs restent des salariés, des prolétaires. Loin d'être supprimé, le système capitaliste est au contraire porté à son paroxysme.
Nous sommes faits pour aimer. Si nous n'aimons pas, nous serons comme des plantes sans eau.
Le luxe, ce n'est pas le contraire de la pauvreté mais celui de la vulgarité.
La lune de miel a, entre autres avantages, celui de faire coucher la jeunesse de bonne heure.
Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres d'oeuvre, des ministres, pas des messies. Nous sommes les prophètes d'un avenir qui n'est pas le nôtre.
On dit que certaines vies sont liées à travers le temps... Unies par un ancien appel qui résonne à travers les siècles.