N'ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence.
Le proverbe signifie de manière directe que vous ne devriez prendre la parole, c'est-à -dire ouvrir la bouche pour parler, qu'à condition d'avoir une certitude absolue que ce que vous êtes sur le point de dire possède une qualité supérieure au fait de garder le silence. Il pose le silence comme une référence de base, une valeur par défaut qui ne doit être dépassée que par une parole ayant une valeur incontestable.
Dans un sens plus profond, le proverbe est une allégorie de la prudence et de la maîtrise de soi dans la communication. Il symbolise :
Il ne s'agit pas d'une beauté esthétique au sens strict, mais d'une beauté morale et intellectuelle.
Ce proverbe est utilisé pour conseiller la retenue ou pour critiquer le bavardage inutile. On peut l'évoquer :
La leçon principale est l'importance de la qualité sur la quantité des mots. Elle prône la sagesse dans l'expression :
Le style du proverbe est simple et direct, typique des maximes orientales. Il utilise une forme d'impératif négatif ("N'ouvre la bouche que...") suivi d'une condition comparative ("...plus beau que le silence"). Cette structure établit clairement une hiérarchie entre le silence et la parole, soulignant que cette dernière doit mériter sa place.
En résumé, retenez que ce proverbe est un appel à la pondération et à la sagesse communicationnelle : chaque prise de parole doit être mûrement réfléchie et doit apporter une valeur positive incontestable. Face au doute, la sagesse commande de choisir la dignité du silence.
Ce proverbe est universellement attribué à la culture arabe et fait partie de la tradition de la sagesse orientale. Il n'est pas nécessairement lié à un auteur unique mais est le fruit d'une longue tradition orale axée sur la modération des comportements et la réflexion spirituelle.
Dans la culture arabe, comme dans de nombreuses sagesses orientales, la parole est vue comme une épée à double tranchant. Elle peut créer ou détruire. La religion et la culture mettent souvent en avant la nécessité de se maîtriser, car la bavardise est considérée comme un défaut, une source potentielle de mensonge, de médisance (Ghiba) ou de conflit. Le silence est un signe de respect et de profondeur de pensée.
Ce proverbe est étroitement lié à l'idée que la parole est l'esclave de l'orateur avant d'être prononcée, mais son maître après. Il rejoint des pensées soulignant que l'on se repent rarement de s'être tu, mais souvent d'avoir parlé.