Nous sommes tous fous, toute la maudite race. Nous sommes enveloppés d'illusions, de délires, de confusions sur la pénétrabilité des cloisons, nous sommes tous fous et à l'isolement.
Nous sommes donc conviés à la réhabilitation fantomatique et parodique de tous les référentiels perdus.
Nous sommes les abeilles de l'Univers. Nous butinons éperdument le miel du visible pour l'accumuler dans la grande ruche d'or de l'invisible.
Pris dans un tourbillon de hâte et d'agressivité, nous vivons notre vie dans le conflit et l'angoisse ; nous sommes emportés par la compétition, l'avidité, le désir de possession et l'ambition. Nous nous chargeons sans répit d'occupations et d'activités superflues.
Nous ne sommes pas un pays de consensus, mais un pays en proie à une sorte d'incessante guerre civile.
Nous avions accès à trop de matériel, à trop d'argent et petit à petit nous sommes devenus fous.
Jamais nous ne sommes plus heureux que quand nos plaisanteries font rire la bonne.
Là, tout de suite, maintenant, j'm'en fous que tu sois avec moi. J'veux que tu sois en moi.
Si le grand peuple que nous sommes pouvait périr, il périrait par l'indifférence.
Mon désir de femme me tourmentait... Je pensais tellement à une femme, à toutes les femmes que je connaissais, à toutes les circonstances dans lesquelles je les avais appréciées, que ma cellule serait remplie de leurs visages et encombré de mes désirs.
Nous sommes dans une société où les pizzas arrivent plus vite que la police.
Il n'y a rien de vivant dans une cellule sauf l'ensemble.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
Trouver une composition qui peigne notre temps.
Nous sommes tous des malades mentaux.
Nous ne sommes pas des êtres humains venus vivre une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels venus vivre une expérience humaine.
Nous devons partager notre planète, dont nous sommes tous les enfants.
Nous sommes condamnés au progrès et à la civilisation industrielle.
Nous ne sommes pas en « démocratie », mais en « démonocratie »
Si la seule solution est la mort, nous ne sommes pas sur la bonne voie. La bonne voie est celle qui mène à la vie, au soleil. On ne peut avoir froid sans cesse.
Oh Garance mon seul mon unique, mon premier et mon dernier amour, ne restons pas ici dans cette foule, nous sommes si loin l'un de l'autre et nous pourrions être si près... Tout les deux !
Le présent, nous y sommes attachés. L'avenir, nous le fabriquons dans notre imagination. Seul le passé, quand nous ne le refabriquons pas, est réalité pure.
Non seulement nous sommes tous embarqués sur le même bateau mais nous avons tous le mal de mer.
Nous ne sommes rien. Ce que nous cherchons est tout.
Les sciences dans leur ensemble disposent l'esprit à reconnaître que Dieu existe, que l'âme existe, que la foi morale existe, que nous sommes faits pour une destinée surhumaine.
La musique n'a pour ainsi dire point de réalité ; elle n'imite pas, elle exprime. La musique est à la fois une science comme l'algèbre, et un langage psychologique auquel les habitudes poétiques peuvent seules faire trouver un sens.
Nous sommes nés mouillés, tout nus et affamés ; ensuite les choses ont empiré !
C'est parce que nous sommes si desséchés nous-mêmes, si vides et sans amour que nous avons permis aux gouvernements de s'emparer de l'éducation de nos enfants et de la direction de nos vies.
La morale commence où nous sommes libres : elle est cette liberté même, quand elle se juge et se commande.
Nous sommes tous abonnés à l'irréparable outrage des ans.