La mer, c'est une chose d'une monotonie formidable, une chose qui efface tout.
Si l'on ne pèche pas du tout contre la raison, on n'arrive généralement à rien.
On s'endort enfant et l'on se réveille vieillard. On fait le tour de son berceau et l'on se trouve au bord de sa tombe.
Le temps pèse sur toi comme un vieux rêve au sens multiple. Tu continues à avancer pour traverser ce temps. Mais tu auras beau aller jusqu'au bord du monde, tu ne lui échapperas pas.
- Comment, recevant l'eau d'une quantité énorme de fleuves, la Méditerranée ne déborde pas ? - Le Providence a prévu cette catastrophe et a mis des éponges dans la mer.
Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve La pleine lune s'étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve Sur Paris dormant ruisselait.
La joie est pareille à un fleuve : rien n'arrête son cours.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l'écart du mouvement précipité de l'histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n'y être pas seul, de faire bloc.
Moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.
Le premier péché est celui du regard. Il s'agit de se faire complice.