En vérité, la civilisation n'a apporté qu'une seule religion, celle de l'argent.
Un compte en banque et quelques canaris à nourrir, un héritage à espérer, une voiture à acquérir, toutes ces bornes de carton qui, de kilomètre en kilomètre, nous mènent fièrement et joyeusement à la tombe.
Une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique.
Un homme est la somme de ses malheurs. Un jour tu penserais que le malheur se fatiguerait mais alors le temps est ton malheur.
Trois choses font connaître l'homme : la bouteille, la bourse et la colère.
Je m'effondre. Place Vendôme à sept heures du matin. Une fille à genoux qui mord sa main ensanglantée. Et qui hurle. Qui hurle une plainte incohérente. Comme si le désespoir avait pris forme. La forme d'un cri. Je crie la [...] ► Lire la suite
Mais quand une civilisation s'écroule, est-ce une réserve de billets de banque que leurs successeurs trouvent parmi les ruines, ou est-ce une statue, un poème, une pièce de théâtre ?
Une banque : une plantation d'oseille.
Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie, un somme la parachève.
La monnaie n'est qu'un parasite dans le fonctionnement de l'économie de marché. Un parasite dangereux, à domestiquer, parce qu'on ne peut pas l'éliminer.