La morale est dans les faits, pas dans les sentiments. Si je soigne mon père, je peux m'amuser à désirer sa mort.
N'est-il pas évident qu'une vie pieuse et l'austérité de la morale chrétienne s'accommodent mal avec la fréquentation habituelle du théâtre contemporain ?
Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
Car la vraie liberté s'ignore. Elle semble aller de soi. On n'en prend conscience que lorsqu'on la perd ; et dès qu'on en prend conscience, c'est qu'on l'a perdue.
La clarté ne naît de ce qu'on imagine le clair, mais de ce qu'on prend conscience de l'obscur.
Nous appellerons émotion une chute brusque de la conscience dans le magique.
la mort ne doit plus être un tabou.
La douleur de vivre, c'est la conscience obscure de se sentir mourir.
La mort ronge tous les jours ce que nous appelons vivre, et la vie avale sans arrêt notre désir du néant.
Il faut tout donner à la vie pour que la mort n'ait plus rien à prendre.
Bien que je sois un solitaire typique dans ma vie quotidienne, ma conscience d'appartenir à la communauté invisible de ceux qui luttent pour la vérité, la beauté et la justice m'a empêché de me sentir isolée.
Que notre raison, et non nos sens, soit la règle de notre conduite ; car la raison nous apprendra à penser sagement, à parler avec prudence et à nous comporter dignement.
Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.
La conscience n'est jamais assurée de surmonter l'ambiguïté et l'incertitude.
Spinoza fait partie de ces penseurs privés, qui renversent les valeurs et font de la philosophie à coups de marteau, et non pas des professeurs publics, ceux qui ne touchent pas aux sentiments établis, à l'ordre de la morale et de la police.
C'est la philosophie qui découvre les vertus utiles de la morale et de la politique. C'est l'éloquence qui les rend populaires. C'est la poésie qui les rend pour ainsi dire proverbiales.
Le seul moyen d'être sage est d'envisager la mort comme une fête.
Depuis la mort de mes parents, je les croise, dans les rues, même à l'étranger, voûtés, marchant à pas menus. Ils reviennent me hanter sous la forme d'inconnus, tous les seniors de France me parlent d'eux, me donnent de leurs nouvelles.
Elle est allée à New York. Elle voulait qu'on s'installe là-bas mais ça tombait mal avec mon film. Mais après la mort de sa soeur, elle avait besoin de partir et je lui donne totalement raison. A l'étranger, quand on [...] â–º Lire la suite
Il ne faut pas chercher cette situation inouïe des âmes supérieures en un autre point de l'histoire que cette fin de siècle, où le mépris de toute transcendance intellectuelle ou morale est précisément arrivé à une sorte de contrefaçon du miracle.
- Ça fait vraiment du bien de chier un coup ! Vous croyez en Dieu ? il faut pas se demander si on croit en Dieu mais si Dieu croit en nous. J'avais un ami qui s'appelait Gonvalski, on était déportés ensemble [...] â–º Lire la suite
L'absence d'un mort nous inonde de sa présence, et nous le rend encore plus cher.
L'homme est adossé à sa mort comme le causeur à la cheminée.
Peut-être la leçon est-elle qu'il faut abolir les valeurs dans le moment même que nous les découvrons.
Courage... la mort fait moins mal qu'on le croit.
Je ne sais pas si, aux yeux du monde, une mort brillante n'est pas préférée à une vie obscure de rectitude. On se souvient de la plupart des hommes comme ils sont morts et non comme ils ont vécu. Nous [...] â–º Lire la suite
La mort n'a que douceur pour une âme chrétienne
Du livre pourrait naître l'aspiration à détruire la mort à travers l'affranchissement de la peur.
Il n'y a rien de plus intéressant que la vie et la mort fait partie de la vie.
La mort ne donne pas de rendez-vous.