Les acteurs n'ont qu'un défaut : ils considèrent la réalité comme une fiction et inversement.
Le roman est devenu une enquête générale sur l'homme et sur le monde.
La fiction nous permet de donner aux êtres meurtris une ultime chance de renouveau. Mais la vie, elle n'offre pas cette chance.
Il est vrai que le fait divers est littérature, même si cette littérature est réputée mauvaise.
Pour mes propres films, j'aimerais voir remasterisé 'Bullet in the Head'. La coupe originale était en réalité presque trois heures.
La photographie contraint la réalité à n'avoir pas d'envers.
Il n'y a de réalité que celle contenue en nous.
Le biais de la fiction est en fin de compte plus personnel que la prétendue sincérité de l'aveu.
La littérature est éparpillée en débris faits des hommes qui se sont bien trop occupés des opinions des autres.
La mémoire n'est que la représentation du passé.
La personnalité, l'individualité, c'est la vision particulière que chaque homme a de Dieu.
La littérature anticipe toujours la vie. Elle ne la copie point, mais la moule à ses fins.
La pire chose que le colonialisme ait faite a été d'obscurcir notre vision de notre passé.
Les moulins ont quelque chose de très expressionniste. C'est un objet que j'ai toujours associé à la représentation de l'esprit d'une personne. C'est l'image d'un paysage mental.
Si l'acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n'est plus un artiste.
La narration concerne deux choses ; c'est une question de personnage et d'intrigue.
Le bibliophile est à peu près à la littérature ce que le philatéliste est à la géographie.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
L'histoire permet d'expliquer le présent, de le justifier et de l'éclairer. Le passé, c'est une réalité analysée et filtrée par la science.
Beaucoup de choses que nous considérions comme des lois naturelles sont en réalité des conventions purement humaines.
Celui qui aime la littérature n'aime ni l'argent, ni les tableaux, ni les bibelots, ni le reste.
Les hommes ne parleraient pas tant du ciel, si ce port fantôme les attendait vraiment au terme de leur odyssée. Le ciel n'a de réalité que celle de notre mal qui l'appelle.
La guerre est une réalité qui se nourrit de nos erreurs.
Le rêve conscient côtoie la réalité et corrige ses côtés négatifs.
Joueurs et amoureux jouent en réalité pour perdre.
Les rêves sont la littérature du sommeil.
Il y a le visible et l'invisible. Si vous ne filmez que le visible, c'est un téléfilm que vous faites.
La grande littérature est simplement du langage chargé de sens au plus haut degré possible.
Le roman est l'histoire des hommes, tandis que l'histoire est le roman du passé.
Composer un roman c'est juxtaposer différents espaces émotionnels, et que c'est là l'art le plus subtil d'un romancier.
- Ça me rappelle le Vietnam... - Le... le Vietnam ? - Ouais, le Vietnam ! - J'étais trop jeune pour y aller mais... j'ai vu des images. - Elles sont loin du compte les images, loin d'la peur, d'la puanteur, des [...] ► Lire la suite