Nous devons envisager en face le fait que la société est fondée sur l'intolérance.
L'objectif principal d'une société est de gagner de l'argent. Le rôle principal du gouvernement est de prendre une grande partie de cet argent et de le donner à d'autres.
Chaque religion apparaît comme un fantasme pour les étrangers, mais comme une sainte vérité pour ceux qui ont la foi.
Quelle que soit la vérité, nous disposons au moins d'une certitude cristalline: c'est que notre société du toujours-plus-toujours-mieux se comporte à présent en hypocondriaque, tellement obsédée par sa propre santé économique qu'elle en a perdu la capacité de rester saine.
Aucune société ne peut prospérer et être heureuse, dans laquelle la plus grande partie des membres est pauvre et misérable.
Dans une société il n'y a ni homme, ni femme ; il n'y a que des travailleurs.
Si nous renoncions à notre liberté comme prix de la sécurité, nous ne serions plus la grande nation que nous sommes.
Macron, c'est l'homme de la start-up nation qui dissoudrait bien le peuple pour ne garder que ceux qui sont au top niveau et le suivent dans son délire de numériser la vie.
Le vin est senti par la nation française comme un bien qui lui est propre, au même titre que ses trois cent soixante espèces de fromage et sa culture.
Il n'existe pas d'exemple d'un nation qui aurait tiré profit d'une longue guerre.
Un projet de société se définit par la place qu'il attribue à l'homme, et par la relation qu'il établit entre l'individu et la collectivité.
Une religion sans surnaturel, cela me fait penser à une annonce que j'ai lue ces années-ci dans les grands journaux : vin sans raisin.
Sortie de la religion ne signifie pas sortie de la croyance religieuse, mais sortie d'un monde où la religion est structurante, où elle commande la forme politique des sociétés et où elle définit l'économie du lien social.
Le travail bien fait n'est pas seulement une responsabilité pour nous-mêmes et pour la société ; c'est aussi un besoin émotionnel.
La supériorité de Mahomet est d'avoir fondé une religion en se passant de l'enfer.
La religion est la fausse monnaie du désespoir.
La société dans laquelle on est ressemble à une espèce d'avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et qu'à l'arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller.
Lénine a découvert que la nécessité historique n'était peut-être pas l'explication ultime,qu'il fallait réintroduire l'homme dans sa vision.Mais pour combattre les défauts humains,pour rassembler les meilleurs,il ne peut envisager d'autre instrument que son parti.
Une preuve infaillible de la supériorité d'une nation dans les arts de l'esprit, c'est la culture perfectionnée de la poésie.
Il n'appartient à aucune religion de faire violence à une autre ; un culte doit être embrassé par conviction et non par violence.
Les société trop confiantes dans la littérature ont un rapport perturbé à la vérité ; les sociétés qui ne sont construites que sur l'alcool ont un rapport extrêmement perturbé à la vérité et à la littérature.
Nous sommes une nation de nombreuses nationalités, de nombreuses races, de nombreuses religions liées par une seule unité, l'unité de la liberté et de l'égalité.
Heureuse la nation qui n'a pas d'histoire.
Une religion qui serait à la mesure de notre compréhension ne saurait suffire à nos besoins.
Si la religion est l'opium des peuples, l'intégrisme est le crac des imbéciles !
La société n'est-elle pas autorisée à ne jamais souffrir dans son sein celui qui se déclare contre elle ? Et l'individu qui s'isole, peut-il lutter contre tous ?
Donc, si nous avons quelque chose d'original à offrir, c'est de parler de notre propre vie et de la société dans laquelle nous vivons.
Nous sommes appelés à parler pour les faibles, pour les sans voix, pour les victimes de notre nation et pour celles qu'elle appelle ennemi, car aucun document humain ne peut rendre ces humains moins nos frères et soeurs.
En France, il y a toujours eu deux tabous, la religion et l'armée. Pour l'armée, ça s'est un peu tassé depuis que la conscription a été supprimée. En revanche, ça ne s'est pas calmé avec les religions.
Nos progrès en tant que nation dépendront de nos progrès en matière d'éducation. L'esprit humain est notre ressource fondamentale.
Le théâtre partage ses limites avec la religion. La religion n'est que du théâtre qui veut être vrai.